"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

samedi 11 juillet 2015

Vous saviez qu’on avait un coach ?



Libé arrive encore à nous surprendre… Faut le faire !

Hier soir, donc, à 20h06, sur libération.fr, Grégoire Biseau - chef du service France du libé-économie, je crois -  met en ligne son papier intitulé : "François Hollande en coach politique"…

Certes, nous avions tous remarqué que depuis quelques temps – et notamment depuis le référendum ‘OXI – notre pédalonaute se démène comme franc-mac dans un bénitier pour jouer l’entremetteuse, la marieuse de rallye, et tenter d’arrondir les angles en ménageant la chèvre du Péloponnèse et le choux bruxellois. Cébien, mais encore faut-il qu’on le sache. Donc, notre Grégoire nous tient informé :

"Depuis une semaine, le Président navigue habilement entre Angela Merkel et Aléxis Tsípras." "Il ne ménage sa peine." "La veille, il avait eu deux fois Tsípras au téléphone pour calibrer la liste de réformes que ce dernier devait présenter (…)" "L’idée n’était pas de lui tenir la plume ou de lui inspirer telle réforme plutôt que telle autre, mais de le prévenir de ce qui est politiquement acceptable ou non…". "En quelques jours, Hollande est devenu une sorte de grand frère européen pour Tsípras. Voire son coach politique."
"C’est lui qui convainc Merkel de relancer illico les négociations." Après le sommet européen de mardi,  "Hollande et Tsípras se retrouvent de nouveau pour débriefer." Etc. etc.
Et notre journaliste de conclure "S’il y a succès, ce sera un moment très important du quinquennat. Hollande est apparu comme la clé de voûte du système, celui qui a réussi à garder le contact avec l’Allemagne et à faire de la pédagogie avec Tsípras"
Bref, si ça passe, ce sera grâce à Hollande. Il faut qu’on le sache. Et si ça casse, ce sera malgré lui. Il faut qu’on le sache aussi. Et qu’on s’en souvienne… Grâce à Libé, c’est en bonne voie.
D’ailleurs, à force d’en faire, le Grégoire Biseau qui a bien mérité de la Hollandie ne voit pas qu’il vend la mèche en avant dernier alinéa :
« Sans préjuger du résultat final, l’exécutif est déjà satisfait de l’effet Grèce. "On a réussi à ne pas laisser un centimètre carré à Mélenchon et en plus la droite est divisée" se félicite un proche de Valls.»…
Vu ? C’est ça l’important…

Faut dire que notre Grégoire avait déjà pondu jeudi dernier un éditorial pas piqué des vers qui s’intitulait :
"Et si dans le couple Hollande-Merkel, c’était le président français qui portait en réalité la culotte ?"

Bonnes feuilles : "En coulisse. En silence. Sans éclat. Il tient les rênes." ; "Comme tous les couples, ce que donnent à voir Merkel et Hollande en public ne reflète pas forcément leur mode de fonctionnement en privé." ; "Pour la laborieuse négociation sur l’Union bancaire défendue d’arrache-pied par Hollande comme pour le débat sur le budget européen et la nomination de Moscovici au poste de commissaire aux Affaires économiques, chaque fois, les positions françaises ont prévalu." "C’est François Hollande qui a eu l’initiative diplomatique déterminante dans le dossier ukrainien, embarquant avec lui une Angela Merkel (…)" ; "Quant à la crise grecque, là encore Merkel s’est sagement calée sur la position française." ; " Si la Grèce finit par arracher un compromis en fin de semaine, Merkel pourra officiellement, et en public, dire merci à Hollande."…
Je m’arrête…

Pourquoi vous causer te tout ça ? Qu’importe, me direz-vous, les laborieux exercices de brosses à reluire des mercenaires d’un canard mal écrit dont le tirage s’effondre et dont l’audience ne tient qu’à leur reprise de connivence par les sites d’info en ligne. Certes. Mais chaque jour nous apprend de nouvelles nominations bien orientées dans les chaînes publiques, au CSA et ailleurs comme dans tous les médias dans la main des grands groupes appartenant aux copains ou dépendant des commandes publiques…
On n’a pas fini d’en voir d’ici avril 2017…

Mais rassurez-vous : Sur le dossier grec, on a scotché la droite et Mélenchon. Ça c’est important.
Le pays est gouverné. Nous avons un coach. 


2 commentaires:

  1. Non mais t as vu la gueule du coach ? même le dernier club de ligue 3 n en voudrait pas.

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  2. kobus van cleef14/07/2015 15:48

    on a scotché qui ? quoi?
    mélanquoi ?
    c'est qui ça mélanchon, ça se mange?
    et la droite ?
    c'est qui , c'est quoi?

    ho putain, prézigland se choisi vraiment des adversaires à sa mesure....
    je me demande ce que ça donnerait s'il débattait avec le vieux borgne ou avec thalassa , sa fille....

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