"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

lundi 31 août 2015

Prévention mortuaire…



La sécurisation maritime des transports migratoires est un succès dont nous pouvons être fiers !

Euh, non, je ne cause pas de la prévention routière. Mais les enseignements tirés des mesures prises dans ce domaine et de leurs médiocres résultats n’ont pas été inutiles : Continuer à limiter la vitesse de circulation ne sert à rien. Raison de plus à faire, dans ce cas-là, que continuer à garder le cap. Mairidalgo a même inventé la zone à 20 km/h car il y a encore des progrès à faire dans l’accompagnement. Pour les contributeurs à la TIPP c’est bien suffisant.

Mais dans le cas qui nous préoccupe, cépapareil. Il ne s’agit pas de déplorer une mortalité excessive de Français et de Fwançais sur nos routes, d’autant qu’il suffit alors d’en reporter la faute sur l’alcool et la vitesse, donc sur les acurabas eux-mêmes…
En revanche, les migrants réfugiés, eux, ne boivent pas d’alcool. Là, il s’agit bien de tendre vers le risque zéro pour ces pauvres gens dont nous avons tant besoin. C’est notre devoir d’état, c’est notre raison d’être. Rien ne doit pouvoir entraver, freiner, contrarier leur vitesse de circulation ! Et pour améliorer le rendement, il faut tendre à supprimer les pertes en ligne au cul du bateau !    

Quand la mortalité routière augmente, il suffit de le déplorer avec quelques moulinets de bras qui ne mangent pas de pain. Mais quand le cœlacanthe de Méditerranée risque l’indigestion de restes de Somaliens au large de Lampedusa, il faut s’en scandaliser et prendre toutes les mesures efficaces qui s’imposent. C’est fait.

Or donc, la prise de conscience citoyenne médiatique de la gravité du problème est survenue en mai dernier. Certes, l’arrivée par mer de ces braves gens avait déjà quasiment doublée d’une année à l’autre mais ne mélangez pas tout. Ce n’est là qu’une bestiale question d’accueil et d’hébergement. En revanche, le nombre de morts en mer (répertoriés…) des quatre premiers mois de l’année est passé de 96 en 2014 à 1770 en 2015 ! Toussa pourquoi ? A la faveur de deux naufrages, pas un de plus, ayant fait respectivement 800 et 400 noyés courant avril… 18 fois plus ! Sans ces deux-là, on aurait eu chiffre multiplié par 6 seulement et les média n’en auraient pas fait une si grosse pendule…
Du coup, toute l’Europe a mouillé la chemise pour que "plus jamais ça !"…
Et "les résultats sont là" (le Pédalonaute serait foutu de mettre ça à son actif ; on fait avec ce qu’on trouve) : de mai à mi-août, le nombre (répertorié) de morts en mer est passé d’une année à l’autre de  1985 à 603 ; divisé par trois pour une circulation qui a doublée ! On est sur la bonne voie…

C’est là qu’on voit que quand on veut on peut ! La multiplication et le pré positionnement à grand frais de nos navires de secours au plus proche des ports d’embarquement permettent de répondre à la demande dans les meilleures conditions.
On pourrait s’en inspirer pour la sécurité routière : Quand se décidera-t-on à positionner des taxis en bon état payés par le contribuable et des autobus de la gendarmerie (ils existent, voyez  rue de l’Evangile) aux portes de nos villes pour conduire les acurabas où ils veulent ? – Mais je raconte n’importe quoi…

Bref ; nous sommes sur la bonne voie et nous pouvons être fiers des résultats. Cependant, pour tendre vers le risque zéro, il nous faut aller plus loin : Demain, nous paierons les passeurs et les droits de port pour aller chercher ces malheureux directement à quai ; voire directement dans leurs douars d’origines. Pourquoi pas ?  Il y a encore des progrès à faire dans l’accompagnement…

dimanche 30 août 2015

Réflexion en passant sur l’usage des citations.



Attention aux citations sorties de leur contexte…
Quand De Gaulle disait que "la politique de la France ne se fait pas à la corbeille", d’abord il y avait encore une corbeille à la Bourse. Ensuite, le pays était en croissance, sans dette ni chômage, maître de ses taux et du rapport de sa monnaie… Enfin, la Chine était une sorte d’énorme Corée du Nord qui ne comptait économiquement pas plus que la Yougoslavie quand elle toussait. Aujourd’hui, en matière d’exportations, d’importations, d’investissements, d’hypothétique croissance, de compétitivité monétaire, nous sommes fichtrement dépendants de ce géant, de ses banques opaques et de ses stratégies secrètes imprévisibles ; sans compter qu’elle est sans aucun doute les plus gros porteurs de créances sur le Trésor fwançais…
Quand le Pédalonaute déclare que "nous ne nous décidons pas en fonction des indices boursiers", il n’est pas sur notre planète. Quand il veut nous (se) rassurer en disant que la crise chinoise est marginale, il se met la tête dans le sable. Et quand il propose son aide à la Chine !!, il achève de se ridiculiser – et de ridiculiser la France – en portant la débilité mentale et l’incompétence politique à des niveaux encore jamais atteints par aucun chef d’Etat, laissant sur place l’Empereur Bokassa et même Xerxès qui avait fait fouetter la mer pour la punir d’avoir rompu un pont de bateau sur l’Hellespont…

Tiens ! Une autre citation :

"Un bureau encombré dénote un esprit encombré. Que dire d’un bureau vide ?"
Albert Einstein

De quoi j’me mêle ?
(bureau d’Einstein tel qu’il était le jour de sa mort)

Pourtant, " Les fondamentaux sont là ! " :



samedi 29 août 2015

Grâce à la 3D, Daech c’est moins grave !



C’est fou ce que les chercheurs savent s’occuper.
"Au Moyen-Orient, la course contre la montre [?] pour sauver les trésors archéologiques menacés par Daech a commencé" [pour sauver les chrétiens, on verra] Figurez-vous que des chercheurs des Universités d'Oxford et Harvard ont lancé le projet ambitieux de filmer les sites du Moyen-Orient pour les sauver.

Un projet ambitieux qui vise à survoler tout le Moyen-Orient avec des milliers de caméras 3D à bas coût en recrutant des partenaires locaux pour filmer le plus grand nombre d'objets d'importance historique… L'objectif ? Réunir près de 20 millions d'images avant la fin de l'année 2017.
En collaboration avec l'Unesco, on aurait déjà réuni près de 5 millions d'images.
"En plaçant les enregistrements de notre passé dans le domaine digital, il se maintiendra pour toujours hors de portée des vandales et des terroristes" [à voir…]

"Les chercheurs ne veulent rien laisser aux marteaux et bulldozers de Daech"…
Vous avez bien lu cette phrase : Ils ne veulent rien laisser à l’Etat Islamique… Je repense à l’exode sur les routes de France en 1940 sous les bombes des Stukas. Bien obligés, nos anciens fuyaient devant l’ennemi comme leurs aïeux immémoriaux fuyaient devant les invasions barbares. Ils emportaient tout ce qu’ils pouvaient de leurs biens de famille sur leurs bagnoles, leurs charrettes, leurs vélos ou leur dos pour ne rien leur laisser (ou le moins possible) de ce qui leur était cher…

Mesurez la différence : Hier, ceux qui n’avaient pas les moyens ou le courage de taper sur la gueule des barbares leur laissaient logiquement la place en emportant la statue du saint patron du village, quitte à renoncer à emporter le volume ou le poids équivalent en grain ou en boîtes de conserve…
Aujourd’hui, on laisse aussi la place et l’écran plat en prime. On peut car on n’arrête pas le progrès. Le saint du village finira en gravats (on vendu par les barbares à un Chinois ou un Amerloque pour financer leurs tueurs) mais l’UNESCO ou une quelconque Fleur Pellerin de service lui aura fait tirer le portrait en 3D. Il sera sauvé dans une bibliothèque numérique quelque part. Si c’est un Rodin ou si vous avez les sous pour, vous pourrez le revoir un jour, grandeur nature, au musée Truc ou à la fondation Machin, imitation parfaite en polystyrène ou je-ne-sais, totalement hors de son jus, de son contexte, de l’âme de son environnement d’origine… Il ne parlera plus, Il sera pittoresque… Et sauvé

Mais je m’égare.   

En fait, si j’ai retenu cette news, c’est pour deux raisons :
- La première, - une remarque – c’est l’impression désagréable que dans la tête des initiateurs de ce projet comme dans celle du journaliste qui le rapporte (avec gourmandise vu le nombre de signes de son papier), l’implantation actuelle de l’Etat Islamique comme ses perspectives d’extension est un fait acquis ; une  fatalité comme la fonte de mes glaciers ou l’élévation du niveau des océans. Il serait ridicule d’essayer de le combattre ; il faut simplement trouver des solutions techniques pour faire avec. Et prévoir des… musées pour garder quelques traces de ce dont ils auront voulu expurger l’histoire.
- La seconde, c’est que ça m’a fait repenser au billet que j’avais écrit après la prise de Palmyre par l’E.I. Et notamment au texte si provocateur et pourtant si vrai dont je donnais le lien.
- J’en retiens deux phrases :
"L’Histoire, c’est cela : la destruction de Carthage, le sac de Rome, l’incendie de la bibliothèque d’Alexandrie, le séisme de Lisbonne, le vandalisme de la Révolution française, la superposition d’un lieu de culte catholique, sur un temple romain qui repose lui-même sur des ruines païennes, Guernica, les bombardements de Dresde. L’Histoire reprend ses droits maudits."
- Et cette idée :
Nous avions "réussi à enchaîner une histoire pétrifiée dans nos jardins zoologiques et nos musées "