"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

samedi 31 octobre 2015

Choisissez votre week-end !

parce que je le vaux bien 

parce qu'ils le valaient bien 

cékoiça ? 

téléregarder... 

visiter les vieux... 

reprendre les études...

vendredi 30 octobre 2015

Attention à ce que vous dites !



Hier, à 9h59’, l’AFP a touïtté un touïtt.

Bon, juste le genre de truc qui n’ajoute rien à ce que nous savions déjà. Un truc évoquant les Balkans, sans se référer à un évènement nouveau apparu – allez savoir où. En Slovénie ?, Croatie ? Serbie ? Macédoine ? Grèce ?  Bref, un touïtt qui n’apporte aucune valeur ajoutée ; le truc mis en ligne pour meubler, sachant que le standing de la Maison doit lui interdire de rester plus de 3 minutes sans alimenter le gazouillis…
Eh bien vous savez quoi ?

- A 12h10’, l’AFP soi-même a estimé souhaitable, que dis-je nécessaire, que dis-je indispensable de faire un rectificatif accompagné de ses excuses pour l’usage fautif de termes inappropriés :


 "Une armée" !
"à la conquête" !!
Renaud Camus sors de ce corps !

Et puis… "une armée en déroute" !!!

Là, un esprit nuancé pourrait y voir la souffrance de ces pauvres gens et la compassion qu’ils inspirent nécessairement… Ces soldats en déroute sont des réfugiés comme les républicains espagnols en 36…
Mais non. C’est du pur esprit collabo. Comme si la presse autorisée sous l’occupation se permettait de supposer la Wehrmacht en déroute…

Ce soir à 21h, une armée de supporters pourrait-elle partir à la conquête de l’Olympic Stadium de Londres pour la petite finale de la Coupe du monde de Rugby ?

Cépapareil !

jeudi 29 octobre 2015

De chrysanthèmes en chrysanthèmes…



Les barbiches, moustaches et autres têtes de veaux qui se sont succédé à l’Elysée durant les III° et IV° Républiques n’avaient finalement que deux fonctions :
- Bricoler de façon récurrente pour faciliter des arrangements et compromis entre les incontournables et contournables influents du moment au Palais Bourbon. Puis officialiser toussa plus souvent qu’à chaque mort d’évêque en nommant ou renommant un Président du Conseil en charge de tenter de faire le job.
- Et, pour occuper le reste de leur temps, inaugurer des grandes réalisations architecturales ou technique, distribuer des décorations, présider des cérémonies mémorielles, embrasser les enfants des écoles, animer des minutes de silence, etc. Bref, inaugurer les chrysanthèmes…

Par exemple, il y a aujourd’hui 83 ans, le 29 octobre 1932, le Président Albert Lebrun – dont le septennat s’acheva si tristement – était à Saint-Nazaire pour présider au lancement du paquebot Normandie. Réalisation de notre industrie navale, il était alors le plus grand paquebot au monde et fut ensuite le seul non anglo-saxon à décrocher le  "Ruban Bleu" (le plus rapide reliant l’Europe à New-York) On comprend que le Président soit là. Et il revint à Mme Lebrun d’en être la marraine et de briser sur la coque la traditionnelle bouteille de champagne. Il est vrai qu’Albert Lebrun avait une concubine un scooter une épouse. On fait avec ce qu’on a…
De nos jours, on mesure le chemin parcouru. Entouré de gardes du corps et de petits marquis de cabinet, son lointain successeur va à Saint-Nazaire dialoguer avec trois syndicalistes qui refusent de lui serrer la main. Toussa en s’assurant expressément que reste hors champs des caméras l’indécent fond de décor. Pourtant, on avait bien pris soin de masquer pudiquement le nom du fruit de leur dernier travail, bradé en partie désossé à des acheteurs d’occasion à la solvabilité douteuse. Là aussi, on fait avec ce qu’on a…
Mais je l’égare.

Revenons à nos moutons. Par la volonté de De Gaulle et la plume de Debré (Michel !), la V° République voulait que la fonction présidentielle soit autre chose que les seules deux fonctions évoquées plus haut. Les trois premiers titulaires du poste ont rempli le contrat. On peut ergoter pour les deux suivants mais bon, ils ne se contentaient pas d’être "normaux"…
Avec notre actuel 6° titulaire, on est carrément retombé dans les seules fonctions précédentes, d’Adolphe Thiers à René Coty : Trouver un gestionnaire pour Matignon et… inaugurer les chrysanthèmes…

Mais en pire.

- Le rôle présidentiel de facilitateur des bricolages et arrangements de couloir perdure évidemment. Les compromis se font toujours en tenant plus ou moins compte  des rapports de force du moment, mais il ne s’agit plus des rapports de force entre les composantes au sein d’une assemblée d’élus présumés représentatifs. Seulement d’une résultante, souvent ponctuelle au gré des circonstances, des modes et des faits divers, des rapports de force entre les ambitions et les monomanies des membres d’un club de professionnels qui ne représentent plus guère qu’eux-mêmes et leur image dans les médias.

- Et, comme ça ne suffisait pas, la fonction protocolaire d’inauguration des chrysanthèmes s’est dégradée et dévoyée au point d’en devenir obscène. On se souviendra de la façon dont il s’est mêlé sans raison de "l’affaire Leonarda", de la façon dont en janvier dernier, alors que son rôle premier était de réunir d’urgence un comité de sécurité de crise et de s’informer, le Pédalonaute s’est précipité à Charlie Hebdo avec son conseiller en communication pour se faire voir et émotionner son image… Et depuis, ça n’arrête pas et ça s’accentue de semaine en semaine : Commentateur des faits divers, évoquant au cours d’un déplacement à l’étranger sans s’être renseigné l’affaire des pilotes de "Air Cocaïne", il fait organiser des "Hommages Républicains" pour des victimes d’accident de la route pour aller toucher les écrouelles  devant les caméras.
Je commentais en juin 2012 sa photo officielle par Depardon. Et je voyais là la photo endimanché d'un employé des Pompes Funèbres Générales. C'est ça.

J’attends les "obsèques nationales" (républicaines…) d’un bébé réfugié bouffé de gale mort sur un bord de route à Calais. Ce sera grandiose.
Faute de mieux, en attendant, il sera demain au Mont-Saint-Michel "rendu à la mer". Il ne dira pas un mot de la grandeur et de l’âme du site mais fera la promo de la COP21… Ce sera banal…


mardi 27 octobre 2015

Bougisme diplômant et subventionnaire…


En déplacement solennel aux Mureaux avec dix-sept de ses sous-fifres et toute la sauce qui va avec pour relancer la lutte contre l’apartheid autoproclamé dont souffrent les "banlieues", Manu-la-Mâchoire ne pouvait pas se contenter de remettre en selle le stalinisme productiviste en matière de logements sociaux. Parce que le logement, hein, les pauvres chou, cariatides des halls d’immeubles rémunérés au sachet de poudre, n’en ont strictement rien à battre. Et c’est pourtant eux le problème 
Il fallait donc rajouter quelque chose rien que pour eux. Quelque chose dont ils n’ont d’ailleurs rien à foutre non plus et dont ils doivent se marrer. Mais c’est sans importance puisque l’essentiel, n’est-ce pas, c’est que nauséelites hors-sol soient persuadées que ça va leur faire plaisir…

Donc, si les médias ont longuement disserté sur les mesures coercitives annoncées pour favoriser la mixité sociale, ils se sont quasi unanimement abstenus d’évoquer certaines petites fleurs accessoires ajoutées pour faire joli au énième bouquet offert à l’Arlésienne des banlieues pour l’inciter à réintégrer le lit socialiste sinon conjugal…Discrétion des médias dont on ne sait si la raison tient plus au ridicule qu’à la crainte d’ajouter encore un point aux "intentions de votes" en faveur de la Madelon d’Hénin-Beaumont…   

Après sa visite aux Mureaux, notre Manuel a donc annoncé tout un train de mesures pour les banlieues. Et, parmi celles-ci :
- La création d'un diplôme national de… hip-hop
Et…
- Un soutien public à la réalisation d'œuvres de street-art.

Hier donc, la Commission Interministérielle à l'Egalité et à la Citoyenneté a complété le énième plan sur les banlieues pour y favoriser le lien social, le vivre et se loger ensemble, la diversité, la proximité et toutes ces sortes de choses.
Et dans ce catalogue, évidemment, pas un mot, sur la drogue, la délinquance, le communautarisme, l’exclusion, les incivilités, les tensions, la précarité et le chômage. Rien qui puisse laisser supposer quelques timides intentions d’avoir l’air de faire en sorte de tâcher moyen de regratter timidement au profit de l’Etat de droit républicain quelques mètres carrés des zones qui ne sont pas de non-droit comme on dit mais soumises à des droits qui ne sont pas les nôtres… Non. Rien de tout ça n’est pris en compte dans les "mesures" annoncées. En revanche, on y cause de culture urbaine
On y apprend donc que le ministère de la Culture et de la Communication va instaurer un diplôme national supérieur professionnel de la danse hip-hop
Et que le dit ministère, sous la houlette de notre Fleur nationale, va encourager – traduisez grassement subventionner par des commandes publiques - la réalisation d'œuvres de street art
  
Comme l’écrit André Bercoff :
« Le hip-hop, le street art et les musiques urbaines font partie du paysage contemporain. Mais ce qui est hallucinant, c'est cette rage étatique de tout récupérer dès l'embryon, dans des domaines dont la qualité, l'originalité et le talent sont dus essentiellement à leur ADN rebelle, marginal, souterrain. Tout se passe comme si, désormais, le moindre cri contestataire, qu'il soit graphique, sonore ou audiovisuel, doit être dans tous les sens du terme, "assisté" par l'Etat providence. Que les grands esprits de tous les temps aient eu besoin de mécènes, cela est établi ; que le moindre graffiteur en mal de muraille se transforme en intermittent du spectacle, ce n'est peut-être pas la meilleure manière de l'encourager dans l'extension sablonneuse et malaisée des champs de la création véritable.
Le souci, aussi généreux que monomaniaque, de mettre, dès ses balbutiements, n'importe quel débutant en couveuse ne produira jamais, au mieux, que des poulets en batterie. »

J’ajouterai que depuis que la question des cités se pose, depuis que s’accumulent l’absence de résultats des mesures prises (toujours les mêmes) et à force de regarder ailleurs, nauséelites n’ont même pas l’excuse du lapin ébloui par les phares de la bagnole.

lundi 26 octobre 2015

Des lapins dans les phares…



C’était cool… Oui, c’était cool.
- Bien sûr, en dépit de quelques yoyos d’amplitude epsilon pour meubler le 20h en se croyant Charlie, les cotes de popularité des uns et des autres faisaient du rase-bitume. Mais leurs trends permettaient d’espérer trouver du gaz de schiste sans avoir à se baisser…
- Bien sûr, la Madelon d’Hénin-Beaumont, elle, montait vers le plafond. Mais ça aussi c’était cool : Il suffisait de la stigmatiser, croquemitaine de gouvernement, puisque, au final, il y aura toujours au deuxième tour une addition suffisante de bas-de-plafond pour passer d’au moins un chouïa au-dessus de son plafond de verre…
- Bien sûr, il y avait la scandaleuse ghettoïsation des quawtier et les exigences communautaristes de l’Islam. Mais il suffisait de calmer le jeu en déversant un tas de pognon, de financer des mosquées et de faire tourner le moulin à prière de l’antiracisme. La preuve, c’est que la haute époque des grandes émeutes urbaines était finie. Il est vrai que ça brûle maintenant tous les jours et partout, mais ce ne sont que des escarmouches de frontières si nombreuses qu’on oublie d’en parler au 20h. L’ordre règne dans les zones de non-droit. Quel ordre ? Ne posez pas de question idiote. C’était globalement calme et c’était l’essentiel…

Bref, comme disait De Gaulle, on pouvait continuer à faire tranquillement sa petite cuisine dans son petit pot. C’était cool…

Ouais, Mais voilà…

- Il y a maintenant la marée irrépressible d’immigrés clandestins, de sans-papiers, de migrants, de réfugiés qui a tournée au tsunami depuis que la photo recadrée d’Aylan a enfoncée d’un seul coup d’un seul tous les Je suis Charlie et autres émotions fugaces. Aylan, ce petit Syrien noyé parmi tant d’autres ; noyé parce que son papa qui vivait depuis trois ans en Turquie voulait se faire refaire les dents aux frais de la sécu allemande. Depuis, il a préféré retourner chez lui. Il a donc suffi de médiatiser ses pauvres petites fesses rebondies pour déclencher la clameur "- Venez tous !", "- Vous serez chez-vous !", "- Nous allons vous soigner, vous nourrir, vous loger !"… Et maintenant, on ne sait plus quoi en faire. On ne sait plus où les mettre. On les stocke, on les empile, on les répartit, on les déplace, on en remplit les écoles et les casernes, on vire nos SDF des asiles de nuit et nos concitoyens modestes des listes d’attente de logements HLM pour faire face à l’urgence  
"L’Europe n’a pas connu ça depuis la dernière guerre !" Cette phrase, on nous la répète ces jours-ci. Sous-entendu ce n’est pas grave puisqu’on y a déjà survécu et eu les trente glorieuses dans la foulée ! Alors que c’est une menterie, une désinformation cynique : En 1944-1950, il y a eu des territoires qui ont dû absorber des millions de déplacés, c’est vrai. Mais c’étaient des Allemands expulsés de l’Est vers l’Allemagne, des Polonais expulsés de Russie vers la Pologne, des Grecs expulsés de Turquie vers la Grèce et vice-versa, des Hongrois expulsés de Roumanie vers la Hongrie, etc. Rien à voir !
Aujourd’hui, c’est l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Asie Centrale qui viennent s’installer en terrain conquis en exigeant d’importer leurs coutumes et leurs conceptions des rapports de force démocratiques. Et chaque jour avec plus d’arrogance…
Pas question de fermer les portes, d’ailleurs on n’en a pas les moyens. Pas question, évidemment, de tirer dans le tas…
- Parallèlement, tout l’existant dont on avait l’habitude et sur lequel on pensait pouvoir compter part en couilles. Prenez l’exemple des Roms. Gitans, Romanichels, "gens du voyage" sédentarisés ou non, étaient bien intégrés dans le système : On rentrait le linge quand le garde champêtre anticipait une "passée de Manouches" ; ils volaient des poules, de la ferraille et vidaient quelques maisons de ci, de là ; ils avaient leur fiche à la gendarmerie et leur rond de serviette dans nos prisons… Bref, ils étaient prévisibles et prévus dans le système. Et voilà qu’ils ont compris que le Roi est nu, tout nu de chez tout nu. Pourquoi s’en priver ? Eux n’ont pas l’intention de se laisser marcher sur les pieds par les nouveaux venus. Puisque la maréchaussée est à poil, ils montrent qu’il faudra compter avec eux : Ils peuvent tenir les routes… Et donc l’économie…
Et des syndicats aux assoc’s, des groupes ethniques aux ZADistes, tout le reste est à l’avenant…

Bref, tout part en couilles. Et de Hollande à Juppé, de Mélenchon à Sarko, de Valls à Cazeneuve, de Cambadélis à Duflot, de Merkel à Junker, de Ducon à Machin, ça courre dans tous les sens comme le lapin bien gras ayant perdu la sérénité de son clapier panique dans les phares de la bagnole…

L’exemple le plus emblématique est sans doute cet avion d’affaire (ou ces avions, je ne sais) affrété par nos impôts qui fait des allers-retours entre Calais et le sud-ouest pour déplacer à l’unité des réfugiés qui s’empressent de revenir à Calais (gratuitement transporté à nos frais par la SNCF) pour s’y faire remettre dans l’avion…

Mais nous sommes sauvés : Pour oublier l’éblouissement des phares, tel un aristo en bas de soie jouant du clavecin pendant que les sans-culottes foutent le feu à la maison, François II Pédalonaute (H16 préfère parler de Pédalomane) emmène 18 ministres dont le Premier aux Mureaux pour acter "en banlieue" une série de mesures coercitives en faveur de la mixité !  Toussa placé sous les auspices du dixième anniversaire de la mort de Zyed et Bouna, nos nouveaux Guy Moquet, morts électrocutés pour avoir fracturé la serrure d’un transformateur EDF et s’y être planqués sans lire la notice pour échapper à la police. On a les Alyan qu’on peut…