"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

jeudi 15 octobre 2015

En temps de guerre on s’en tamponne…



Pendant que la marée monte dans tous les domaines que nous savons, et ce sans que le réchauffement climatique en soit la cause, la routine de l’examen du Projet de Loi de Finance (et de la Sécurité Sociale, ne l’oublions pas) se poursuit benoîtement à l’Assemblée Nationale et c’est normal ("l’examen", pas le "benoîtement", hein)
On évite trop d’en parler et ça se comprend, n’est-ce pas ? Heureusement, il y a eu l’effet d’aubaine du coup de Volkswagen ; ça permet de sortir en urgence du chapeau un gisement de recettes en TVA et TIPP qu’on n’avait pas envisagé en année pré-électorale majeure. Ça montre bien à quel point on bricole à la petite semaine ce genre d’exercice pourtant essentiel pour l’économie, la croissance, la consommation, l’emploi, toussa
Bref, nonobstant l’idée de flinguer le diesel côté recette, on a toujours un paquet de milliards d’économies acté mais pas "documenté". Ce dernier mot est absolument charmant et je salue la façon de dire…

Au demeurant, le gouvernement sait se montrer d’une grande fermeté pour refuser certains amendements et cébien :   

Hier, donc, nos députés ont rejeté un amendement visant à ramener à 5,5 % la TVA applicable aux tampons et serviettes hygiéniques menstruellement consommés par nos compagnes. Ceci, bien évidemment, au titre de produits de première nécessité.
Le gouvernement s’y opposait avec toute la vigueur que suscite la perspective de perdre en année pleine 55 millions d’euros de recettes. Il y a pourtant bien d’autres cas qui ne me viennent pas à l’esprit où le même gouvernement, grand seigneur, laisse filer moult exonérations ciblées, mais bon.

Bien que porté par une députée socialiste et adopté en commission, l’amendement a été rejeté en séance plénière après débat par 1 voix de majorité ! N’imaginez pas qu’il a été rejeté par 289 voix contre 288 ; peut-être n’étaient-ils que cinq ou sept en séance…  
Au cours du débat, le Secrétaire d’Etat au budget a évoqué la mousse à raser taxée au taux de 20% et l’auteure de l’amendement a fait référence au taux réduit pour les préservatifs obtenu l’an dernier par Marisol Touraine…

C’est donc rejeté mais ne pensez pas que c’est terminé. Le lobby à l’origine de l’amendement, le "collectif" féministe  Georgette Sand (tout un programme d’inculture incapable de distinguer George de Georges…), rejoint par Osez le féminisme, est déjà décidé à agir pour faire changer par Bruxelles la directive européenne sur le sujet…

Après la fiscalité des Durex l’an dernier, nos législateurs ont tranché sur celle des Tampax. Bon.

Mais, heureusement, ils sont toujours incompétents pour avoir une opinion sur le TAFTA…   

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