"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

dimanche 20 décembre 2015

Le modèle social a encore frappé…



Notre "modèle social" que-le-monde-nous-envie et son drouât du twavail, notre "Etat de drouât" et son syndicat magistralement mûr, notre volonté de réforme dont les avancées sont concrétisées par la copulation-dans-l’action de Macron et Taubira, de Raffarin et Mélenchon, bref toussa nous a sorti mardi dernier un petit bijou qui remplacera avantageusement aujourd’hui les pistaches de mon apéro.

Comme vous le savez ou devrez vous en souvenir, une loi toujours en vigueur bien que scélérate puisque sarkozienne impose aux grévistes, notamment dans le secteur des transports, de se déclarer comme tel 48 heures avant le début du "mouvement social". Dans son exposé des motifs, elle ne se donne pour objectif que de concilier le droit de grève et le légitime droit des usagers à être informé. N’imposant nullement un "service minimum", elle vise à permettre aux entreprises d'optimiser l'utilisation des personnels non-grévistes,  d'adapter les plans de transport aux moyens humains dont elles disposent et d’informer les passagers des modifications de trafic qui en résultent. Bon

Vous vous souvenez de la dernière grève des pilotes d’Air-France. Super chauffeurs de bus mieux payés que des astronautes, s’opposant à la création d’une filiale low-cost par leur employeur, ces messieurs avaient désorganisé 14 jours durant le trafic aérien. Bon.

Eh bien figurez-vous que la Cour d'appel vient de donner raison au Syndicat des Pilotes d’Air-France qui accusait la compagnie d’avoir outrepassé la loi en modifiant, avant la grève, les plannings de vols pour réattribuer à des non-grévistes des vols qui devaient incomber à des grévistes.
Dans son arrêt, la Cour a précisé que "s'il n'est pas interdit à l'employeur d'organiser l'entreprise pendant la grève" [tiens donc !], l'utilisation des déclarations individuelles des grévistes "n'est pas destinée à permettre (...) un aménagement du trafic avant le début du mouvement par la recomposition des équipes en fonction des salariés déclarés ou non grévistes" alors même "que la perturbation de l'activité est précisément la finalité de l'exercice du droit de grève."

En foi de quoi, pour son comportement fautif, la Compagnie a été condamnée à verser 27.000 euros au syndicat pour réparer le préjudice qu’il a scandaleusement subi…

Par ailleurs, pour ce qui est des suites éventuellement judiciaires, du remboursement au civil de la chemise du DRH et du préjudice par icelui subi, je ne sais pas où ça en est et je pense que vous non plus… 


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