"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

jeudi 14 janvier 2016

Suites et pas fin…



Pour répondre efficacement aux attaques tactiques de terreur de masse mises en œuvre par l’ennemi qu’il-ne-faut-pas-nommer, l’action les plus médiatisée de notre exécutif régalien ; en tout cas, semble-t-il, la plus essentielle, existentielle, réelle et concrète quoi, consiste à dévoiler des plaques. Ou à distribuer la Légion d’Honneur… Imaginez Churchill distribuant par pelletées posthumes l’Ordre de l’Empire Britannique aux enfants des écoles brûlés vifs sous les bombes à Coventry !

La semaine dernière a été consacrée, vous ne le savez que trop, aux liturgies commémoratives marquant le 1° anniversaire de la "bataille de Charlie". Il est vrai que nous y avons perdu, outre une poignée de porteurs de kippas et leur pouvoir d’achat, toute une escouade de combattants de grande valeur, des forces spéciales du crayon, des héros luttant en première ligne pour la défense de nos valeurs… C’était quand-même autre chose que trois bidasses, même en y ajoutant pour faire bon poids deux-trois écoliers juifs… Ça méritait donc qu’on honore spécialement leur mémoire, qu’on occulte pour ça les soldes, la hausse du prix du timbre et la semaine du blanc.
Depuis lors, chaque mois nous a apporté son lot de pertes civiles ; mais heureusement, il ne s’agissait que de pertes à l’unité lors d’escarmouches ponctuelles. Bref, rien de bien grave ni de nature à empêcher de continuer à réagir comme avant…

Mais voilà que le 13 novembre l’ennemi qu’il-ne-faut-pas-nommer nous a massacré 130 civils d’un seul coup d’un seul. Ça fait exactement deux mois, jour pour jour. Compte-tenu de ce qui est susceptible de se passer durant les dix mois qui viennent, il n’est pas certain que, l’habitude aidant, on repasse les plats commémoratifs en novembre prochain. Encore que… Primaire(s) aidant et à l’approche de 2017, tout reste possible…

Mais bon. Ce n’est pas le sujet. Mon sujet du jour, ce n’est pas les morts mais les blessés. S’il y a eu 130 morts, il y a eu aussi 350 blessés comptabilisés. Quelques-uns sont sûrement décédés dans les jours qui ont suivi mais je ne sais combien, les médias restant accrochés au nombre symbolique de 130. Bien sûr, la plupart des autres sont rentrés chez eux ; qu’il s’agisse de blessés légers ayant souffert de quelques coupures dues à du verre brisé ou de blessés beaucoup plus sérieux qui en garderont à vie des séquelles.
Il n’en demeure pas moins qu’à la date d’hier, au bout de deux moins pleins, il en restait encore 51 dans les services hospitaliers ; dont trois toujours en réanimation. Et sur les autres, 23 sont toujours alités dans les services de chirurgie et 25 sont suivis dans des services de "Soins de suite et de réadaptation", ces centres pleins de kinés où on vous apprend à re-vivre, souvent au mieux en fauteuil roulant...

Pourquoi vous causer de ça ? Je me souviens avoir souvent vu par le passé des photos de chefs de guerre venus visiter leurs soldats sur leurs lits de souffrance. Bien sûr, ils avaient bien plus important à faire sur leur agenda et c’était en partie de la com’. Mais justement, alors que la com’ est manifestement pour lui une des dernières armes dont il sait se servir, je constate que le Pédalonaute préfère convoquer Johnny Halliday sur une place vide et dévoiler des plaques que de se faire photographier au chevet d’un blessé.

Il y a là quelque chose où je ne sais si domine la répugnance pour le réel ou le désintérêt pour les sans-dents


7 commentaires:

  1. Johnny, ce n'est pas rien... En fait, notre exécutif 1er est un grand stratège : il voulait simplement étudier ses techniques de longévité et même peut-être (mais sans trop y croire) de popularité... Machiavélique !

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  2. Perso, je penche pour le désintérêt total de ce qui nous sert de Président pour les sans-dents

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    1. Pas mieux.

      Alfred

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    2. Ah bon, parce que ce n'est pas une certitude ? :o)

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  3. "On y a perdu quelques porteurs de kippa et leur pouvoir d'achat".
    ???????????
    Phrase abjecte, provocation, humour raté, antisémitisme?

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    1. Je m'y attendais à celle-là ! "...et leur pouvoir d'achat", c'est un ajout de dernière minute avant de cliker publier... L'image (ch'suis un visuel) qui m'est alors venue à l'esprit? Les gus surpris en poussant le caddie dans les linéaires... J'ai hésité à valider... Et puis zut ! - Provoc ? Je vous l'accorde volontiers. - Humour raté ? Noir sûrement et je l'assume. Antisémitisme abject ? Vous avez bien assimilé le vocabulaire vernaculaire de saison.
      Le réel est extrémiste, saviez-pas ?
      Merci d'être passé.

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    2. kobus van cleef15/01/2016 21:21

      ha , moi j'ai goléri
      mais je suis une mauvaise personne, c'est de notoriété publique

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