"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

vendredi 18 mars 2016

De l’utilité de l’Ours…



Si l’oncle Sam admet que sur un plan strictement économique, le dragon chinois est son concurrent le plus inquiétant, il considère que sur un plan global c’est l’ours russe qui représente le plus grand danger pour lui. Pour lui, c’est-à-dire pour la planète, n’est-ce pas ? La Chine ne vient qu’en second, suivie par la Corée du Nord, l’Iran et, loin derrière, citons-le quand-même, le terrorisme islamique… C’est le classement officiel ; c’est même le grand patron du Pentagone qui l’écrit…
Faut dire qu’après la déglingue de l’URSS, la bête n’était plus que l’ombre d’elle-même, s’enfonçant doucement pour rejoindre dans les profondeurs du classement les républiques bananières sous-développées d’Afrique noire et autres Haïti…  Tout bénef’ !
Et voilà que l’ours se réveille ! Du coup ça craint… Faudrait pas que l’Europe n’en ait plus peur !

C’était juste pour introduire ce court passage piqué sur le blog de Slobodan Despot qu’il me plaît de reproduire ci-dessous :

« Cette nation qui a donné Pouchkine et Guerre et Paix, Nijinsky et le Lac des Cygnes, qui a l’une des plus riches traditions picturales au monde, qui a classé les éléments de la nature, qui fut la première à envoyer un homme dans l’espace (et la dernière à ce jour), qui a produit des pelletées de génies du cinéma, de la poésie, de l’architecture, de la théologie, des sciences, qui a vaincu Napoléon et Hitler, qui édite les meilleurs manuels — et de loin — de physique, de mathématiques et de chimie, qui a su trouver un modus vivendi séculaire et pacifique, sur fond de respect et de compréhension mutuelle, avec ses Tatars et ses indénombrables musulmans, khazars, bouddhistes, Tchouktches, Bouriates et Toungouzes, qui a bâti la plus longue voie de chemin de fer au monde et l’utilise encore (à la différence des USA où les rails légendaires finissent en rouille), qui a minutieusement exploré et cartographié les terres, usages, ethnies et langues de l’espace eurasien, qui construit des avions de combat redoutables et des sous-marins géants, qui a reconstitué une classe moyenne en moins de quinze ans après la tiers-mondisation gorbatcho-eltsinienne, cette immense nation, donc, qui gouverne le sixième des terres émergées, est soudain traitée, du jour au lendemain, comme un ramassis de brutes qu’il s’agit de débarrasser de leur dictateur caricatural et sanglant avant de les éduquer à servir la « vraie » civilisation !

Des nations serviles qui accordent aux Américains un crédit illimité de forfaiture et de brigandage "parce-qu’ils-nous-ont-libérés-en-45" n’ont pas un mot, pas une pensée de gratitude pour la nation qui a le plus contribué à vaincre l’hydre national-socialiste… et qui en a payé le prix le plus lourd. Ses élus sont traités en importuns, son président caricaturé avec une haine obsessionnelle, la liberté de mouvement et de commerce de ses citoyens, savants, universitaires et hommes d’affaires est suspendue au bon vouloir d’obscures commissions européennes dont les peuples qu’elles prétendent représenter ne connaissent pas le nom d’un seul membre, ni pourquoi il y siège plutôt qu’un autre larbin des multinationales. »

(restent à lire 9.900 signes)

2 commentaires:

  1. Assez d'accord avec vous, quoiqu'il y aurait à redire sur le "respect et la compréhension mutuelle" avec les tchétchènes...

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    1. C'est le texte de Slobodan. Je le prend comme il est... forcément^^

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