"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

mercredi 30 mars 2016

Passons vite à autre chose…



Or donc, en ce mercredi ordinaire, Sa Béatitude François II Pédalonaute, coprince d’Andorre et de l’Optimisme, chanoine du Latran, de la Procrastination et du Cynisme réunis, a acté l’abandon de sa énième tocade de révision constitutionnelle. Ça n’est même pas un scoop tant la chose était pliée depuis au moins une semaine Les jours passaient sans la moindre perspective de trouver un éventuel plan B. Tout au plus aurait-il pu espérer sauver son caprice grâce à l’habile exploitation d’une émotion suscitée in extrémis par un nouveau massacre à Roissy ou dans le métro. Manque de pot, ça ne s’est pas produit (dans les temps…)
Ça n’est même pas un scoop, disais-je, puisque sa décision de renoncer est du même bois que la quasi-totalité de celles qu’il a prises depuis le début de son mandat : Des décisions prises au pied du mur, en dernière limite et en désespoir de cause, confronté aux circonstances et à des évènements qu’il ne maîtrise pas.
Passez en revue l’historique de ses presque quatre années de magistrature suprême en ayant la cruauté de relire au passage son "programme", ses "anaphores" et autre "discours du Bourget" : Durant tout ce temps, à part laisser ses affidés (choisis par copinage ou parce qu’il en avait peur) démolir notamment la Justice et l’Education, la seule décision de "grande politique" qu’il ait prise sans y être contraint, a été d’instituer le "Mariage pour tous"…
Sa seule manifestation concrète d’une volonté de chef d’Etat s’est donc résumée à permettre aux paires de personnes du même sexe à qui ça manquait de pouvoir jouer à la dinette avec robe blanche et gilet brodé afin de compléter leur album photo pour leurs vieux jours… De quoi rejoindre le panthéon des plus grands, d’Alexandre de Macédoine à Churchill. Vachement important, tu vois…

C’est grand.

Bon. Ou en étais-je ? Ah oui ! La constitutionnalisation de l’état d’urgence, la déchéance, toussa         

Encore une initiative foireuse, donc. On n’en parle plus, hein ? Passons à autre chose. Ah oui mais non : Il y a quand-même un produit dérivé politicien à en tirer :  
"- Je constate qu’une partie de l’opposition est hostile à toute révision constitutionnelle ; qu’elle porte sur l’état d’urgence ou même l’indépendance de la magistrature. Je déplore profondément cette attitude, car nous devons tout faire dans les circonstances que nous connaissons pour limiter les divisions et écarter les surenchères." Que c’est beau ! Faire porter aux autres le chapeau de ses propres conneries, ça va probablement faire plouf mais ça pourrait quand-même convaincre quelques couillons de base ; ce sera ça de pris…

C’était dès le départ tellement foireux qu’on se demande si tout ce fourbi ayant servi d’écran de fumée durant quatre mois n’avait pas pour seul but de gagner du temps en meublant les médias et de diviser pour mieux régner. C’est sûrement ça.

Et c’est petit… 


1 commentaire:

  1. kobus van cleef31/03/2016 07:34

    et c'est petit.....
    faut dire aussi que le mec ne culmine pas très haut
    fazer makenzie dit qu'il lui fait penser à l'épicier en blouse grise qui vend les bonbiques dans des bocaux de verre , vous savez , dans les épiceries d'avant
    moi, je préfère pas dire à quoi il me fait penser, vous risqueriez la fermeture

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