"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

mercredi 22 juin 2016

EUROBIBINE 2016…



Considérations terre à terre sur la formidable croissance du Produit Intérieur Brut et des Chiffres d’Affaire attendue des retombées de l’Euro2016 plus sûrement que le juif attend toujours le Messie et moins sûrement que le veilleur attend l’aurore !

[ c’est le sous-titre… ]

Figurez-vous que je différais depuis lundi l’impérieuse nécessité de faire ici quelques courses alimentaires pour regarnir la dépense comme disait ma grand-mère. Ici, c’est-à-dire en mon douar urbain de cantonnement, sachant que les réserves dignes de ce nom, notamment la cave, se trouvent comme il se doit en mon douar d’élection. Bon. Ce que faisant, bien garni en clopes, en café, riz, pâtes, sucre et huile pour faire face à la plage CGT quand il fera beau ça ira mieux, je n’ai réalisé que ce mercredi en préparant mon déjeuner de pauvre veuf solitaire que… je n’avais plus de vin !
N’ayant pas, en dépit de ma confession,  Myriam de Nazareth sous la main pour espérer qu’elle le répète à son Fils, j’ai donc déjeuné sans mon verre de vin (euh, oui, laissons-le au singulier, mes enfants me lisent parfois)

Toutefois, nous sommes bien d’accord, cette situation ne pouvait pas durer et il est légitime que je puisse me rattraper au dîner. Au milieu de cet après-midi, je suis donc sorti faire quelques courses en commençant par l’épicerie habituelle. Et, en fin de parcours, bon type avec mes pinces à vélo, je me suis préoccupé de régler la partie essentielle de mon programme : me rendre chez mon caviste préféré.

Et…en ce mercredi après-midi à seize heures vingt, hyper centre-ville,  je me suis heurté à la lourde close de cet estimable commerçant !  Sur la lourde susdite s’affichait un avis préfectoral interdisant les manifestations la vente à partir de seize heures dans quatre ou cinq arrondissements de notre bonne ville pour cause de spectacle de baballe au pied ce jour. Mon gars ne vendant exclusivement que des vins et spiritueux avait donc carrément mis la clef sous la porte et, vu la chalandise horaire dans le coin, le gros de sa recette prévisionnelle du jour j’sais pas où…
Du coup, pressé par la nécessité, j’ai fait le tour des supérettes du quartier sans succès : tous les rayons étaient cadenassés. Je me suis alors souvenu que dans mon épicerie préférée le couloir donnant accès au secteur dédié aux liquides chrétiens était barricadé par des palettes en bois. J’en avais naïvement conclu que ce devait être momentanément fermé pour travaux et en étais resté là, réservant mes achats de vin à d’autres circuits. C’est quand-même là que je suis retourné en désespoir de cause, ma tronche y étant connue. Après d’âpres discussions et divers trésors de séductions déployés à l’abri des regards auprès de la cheftaine du lieu, j’ai pu discrètement passer en caisse avec une bouteille de Brouilly pour tenir jusqu’à demain…

Je ne sais quel sera l’impact sur les ventes de tous ces braves gens d’une fermeture des rayons en question de 16 heures à 20 heures un jour de semaine. Et la Préfecture ne communiquera pas sur le sujet.

En revanche, une chose est sûre :

Si certaines interdictions sont à manipuler avec précaution, il y a encore des domaines où l’autorité de l’Etat est respectée à la lettre.

2 commentaires:

  1. Tes déboires (hic ! ) sont dus au fait que tu circules, si j ai bien compris, à bicyclette. prends une voiture ou un taxi, passes la frontière d'interdiction de vente d'alcool définie par la préfecture, ne serait-ce que de 2 mètres et tu trouveras tous les bons vins qui conviendront à tes repas !

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    1. Merci pour le conseil. Mais il y a justement un hic! L'expression "comme un con avec mes pinces à vélo" n'est qu'une formule imagée ploukèmienne assez courante pour désigner une situation où l'on se retrouve bêtement "comme un con". En fait, je ne monte JAMAIS sur un vélo ! Pour être franc et dévoiler un secret de la défense nationale rarement avoué, je suis atteint d'une maladie rare et orpheline sans doute due à quelque dérèglement de l'oreille interne qui perturbe mon équilibre sur deux roues. La chose se retrouve d'ailleurs à mon grand regret dans mon manque d'assiette à cheval... Elle se confirme à contrario par mon aisance sur les skis où la gestion des virages est tout autre... Voilà, je l'ai dit.
      Ceci-dit, je dispose de ce dispositif qu'on appelle une voiture et je me crois assez riche pour me payer un taxi.
      Cependant, j'ai la chance de pouvoir m'en passer ici et, le stress du manque de vin aidant, je n'y ai pas pensé.

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