"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

mercredi 15 juin 2016

Silence ! Ils causent…



Manu-la-mâchoire a beaucoup parlé depuis 24 heures. Il a enfilé un nombre étonnant de phrases historiques qui feront date, n’en doutons pas, au moins dans quelque biographie posthume dont on écoulera peut-être un jour deux-trois exemplaires aux présentoirs des kiosques des gares ou des ramblas de Barcelone. Elles auront au moins servi à l’auteur(e) pour tirer à la ligne. Citons pêle-mêle :
- Il a "appelé au sang-froid". – Il a rappelé que "chacun doit assumer ses responsabilités".
- Il a "fait part de son écœurement" devant l’intolérable agression d’une vitre d’un hôpital qui non seulement n’avait rien demandé à personne et servait à des enfants, mais fournissait sûrement leur pain à un certain nombre d’honnêtes cégétiste grèviculteurs
- Il a dit qu’un " cap dans l’horreur avait été franchi " [ouf ! Attendons le suivant ! De cap en cap, ça ressemble à du cabotage (j’ai pas dit cabotinage)]  
- Il a évidemment accusé en passant l’opposition de drouâte de se vautrer dans l’amalgame.
- Il a affirmé que "Des mesures ont déjà été prises pour la protection des policiers".
Et, surtout, en plein "état d’urgence", il a demandé à la CGT ("un grand syndicat que je respecte") de ne "plus organiser ce type de manifestations sur Paris et au cas par cas, car vous savez qu’on ne peut pas prononcer une interdiction générale, nous prendrons, nous, nos responsabilités".
J’essaie de traduire ça en fwançais moyen pour les demi-comprenant : « - Bon, vous savez comme vous me flanquez la pétoche nous vous respectons tous. C’est le bordel et nous qui sommes l’exécutif on ne s’en sort pas. Alors soyez gentils, arrêtez ces manifs si vous ne voulez pouvez pas maîtriser vous-même ce qui s’y passe en marge. Vous savez que - malgré l’état d’urgence – nous ne pouvons pas édicter d’interdiction générale vu que ça-ne-se-fait-pas. Mais euh… "au cas par cas" nous pourrions être contraints, n’est-ce pas d’interdire de prendre nos responsabilités… » (lesquelles ? euh…)

Et, surprise !, le Pédalonaute soi-même s’est réveillé ce matin pour durcir le ton comme ils causent à l’AFP :
"A un moment où la France accueille l’Euro, où elle fait face au terrorisme, il ne pourra plus y avoir d’autorisation de manifester si les conditions de la préservation des biens et des personnes et des biens publics ne sont pas garanties" qu’il a expliqué cézigue.
Je préfère ne pas analyser la phrase, d’autres l’ont fait très bien…

Pourquoi relever ces mots creux et ses mots vides ? Cet enfilage de bruitages de paroles en contreplaqué importé savonné de sécrétions de trouille ?? Parce que ça devient si insupportable que l’humour noir qui aide à ma survie finirait presque par me faire espérer les voir multiplier les…

minutes de silence


1 commentaire:

  1. Du vent toujours du vent, vous mettez le doigt ou ça fait mal. Gardez votre humour nous en avons bien besoin
    J-J S ��

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