"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

samedi 16 juillet 2016

Est-il ou n’est-il pas ? Grave question !



L’Etat Islamique confirme par un communiqué que "l’auteur de l’opération menée à Nice (France) est bien un de ses soldats ayant agi conformément aux consignes qui lui ont été données"… Bon.

Qu’entend-t-on chez nous ? :

- « Est-ce une revendication opportuniste ou une confirmation ? » 
- « L'enquête continue avec une question centrale : Mohamed Lahouaiet Bouhlel est-il un djihadiste proche de l'Etat islamique ? »
- « Aucun document lié à l'Islam n'a été retrouvé chez lui... »
- « Pour le moment, seuls le mode opératoire utilisé par cet homme et la revendication permettent de faire un lien entre le tueur et l'organisation terroriste islamiste. L’homme serait plutôt un déséquilibré qui se serait inspiré de la propagande de Daech et de sa folie meurtrière sans entretenir aucun lien avec cette organisation... »
- « L'enquête s'attelle à comprendre les motivations de ce Tunisien résidant à Nice… »
- « D'après nos informations, rien, pour le moment, ne permet de déterminer avec certitude que l'homme est lié "d'une manière ou d'une autre" [Manuel Valls sur France2] à la mouvance islamiste et à l'organisation Etat Islamique. "Au contraire même." »
- « Les premières investigations montrent pour l'instant que Mohamed Lahouaiej Bouhlel ne présente pas du tout le profil d'un homme radicalisé. Violent, décrit par ses voisins comme impulsif, il a été condamné une fois en mars 2016 pour une altercation à la suite d’un accident de la circulation. Séparé de sa femme et de ses trois enfants, il est décrit comme dépressif et instable. Aucune trace de sa radicalisation dans aucun témoignage ni dans les fichiers spécialisés des services de renseignements français. »
- « Des liens avec des hommes proches de la mouvance islamiste de Nice ont pu être établis, mais les enquêteurs ne savent pas encore de quelle nature sont ces contacts. Et ils semblent pour certains très anciens. »
- « Le ministre de l’intérieur Bernard Cazeuneuve a affirmé [toujours sur France2] : "- Rien ne permet de lier l'attaque de Nice avec l'islam. Nous verrons si l'enquête le déterminera" » …

De qui se moque-t-on ? Si Manu-la-mâchoire ou je ne sais qui d’autre s’est laissé aller à dire un jour que nous étions en guerre, ce n’est qu’un à-peu-près qui lui a échappé. Car nous ne sommes pas en guerre ; nous, nous sommes avant tout en paix. Il est vrai – et c’est contrariant – que d’autres nous font la guerre. Mais c’est leur problème… D’ailleurs, on ne sait pas trop bien qui ça peut être
- D’abord, on ne veut sait pas les désigner autrement que par leur stratégie, leurs tactiques et leurs méthodes de combat : Elles visent à terroriser de l’intérieur les populations civiles pour qu’elles finissent par se terrer chacun chez soi, chacun pour soi, et par se soumettre par force de l’habitude. Ce ne sont là que des moyens, au même titre que les bombardements aériens, les chars, etc… Ce ne sont que des outils qui pourraient être utilisés par n’importe qui. En les qualifiant de terroristes, en les désignant simplement par les outils qu’ils utilisent, on évite de se demander qui ils sont
- Ensuite, il ne s’agit pas d’une guerre classique avec front, uniformes, etc. que nos aïeux savaient faire, ni même d’une guerre asymétrique à laquelle nos pères avaient dû s’adapter. On ne sait pas, ou ne veut pas, discriminer qui est qui sur un théâtre des opérations sans limites, officiellement de paix, d’amour et d’eau fraîche, où chaque fantassin actif ou potentiel de l’ennemi est non seulement comme un poisson dans l’eau mais aussi juridiquement, citoyennement, moralement et humainement mon égal, mon semblable…    
- Nous n’avons donc à faire qu’à des terroristes, pas à de vrais ennemis. Du fait de leur violence et de l’ampleur des pertes humaines qu’ils occasionnent, il y a certes une différence de degré par rapports à ce que nous avions autrefois connu avec les nihilistes du XIX° siècle, les Ravachol et autres "ennemis publics" genre Mesrine ou Brigade Rouge. Mais, mettez-vous bien ça dans la tête, il n’y a pas de différence de nature…
- Nous ne pouvons donc nous opposer à cette guerre que nous font ces terroristes que par des opérations de police menées dans le strict respect de nos lois de temps de paix, des sommations légales, du code de procédure pénal, des témoignages contradictoires, des droits de la défense, toussa… Et le soi-disant état d'urgence n'est que de la poudre aux yeux.

Heureusement que Lahouaiej-machin a été tué. On en aurait sûrement rien appris compte tenu des seules méthodes d’interrogatoire que notre droit pour temps de paix autorise. Et ça en fait un de moins à nourrir et maintenir en bonne santé dans nos prisons.
Quant à ce qui est de mettre la main sur ses éventuels complices, contacts, réseaux, etc., que ce soit avec ou sans lui, les services de renseignements feront ce qu’ils pourront compte tenu du Procureur, de la chambre d’accusation, de la CEDH…

L’avenir n’est pas serein…

1 commentaire:

  1. Moi, j'aurais bien une idée, qui serait de soupçonner tout barbu étranger ou bi-national prénommé Mohammed que l'on verrait cinq fois par jour le cul en l'air et dont la femme serait assez pudique pour s'enburqaniser de la tête aux pieds ... mais je fais du mauvais esprit, évidemment !!!

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