"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

vendredi 22 juillet 2016

Koh-Story & Love-Lanta des banlieues…



Y en a marre ! Oui, y en a marre. Depuis huit jours, les "JT", "reportages", "enquêtes" et pseudo débats "d’experts" qui meublent à toutes heures la télé comme les articles qui tirent à la ligne sur les sites dits d’info nous saoulent jusqu’à plus soif sur tout ce qu’il faut savoir de l’auteur du carnage de Nice. Non seulement on nous rabâche son prénom et on s’étend avec gourmandise sur son patronyme à tiroir en évitant les fautes de prononciation, mais on nous sature de détails sur sa personne, son parcours, son caractère, ses loisirs, ses goûts libidineux, ses proches, ses voisins, ses fréquentations, ses soucis, sa vie, son œuvre… On s’interroge sur ses motivations, sur les causes psychologiques de sa dérive, etc. Nous ne devons rien ignorer de lui…
Limite, on n’en a pas fait autant pour Michael Jackson ou Lady Diana Spencer ! Alors même que la fin brutale du héros a mis les paparazzis au chômage (et nous fait échapper pour une fois à l’habituel suffixe "-présumé" systématiquement accolé à la fonction du héros dans le film)

Certes, curieusement, s’agissant des origines et des apparentes appartenances culturelles (restons prudents) des individus de ce genre, certains tabous commencent timidement à s’estomper bien qu’on soit encore très-très loin du compte… Et il est aussi légitime que nécessaire que le vulgum franchouillard prêt-à-être-consommé sache à qui il a à faire et qu’on ne lui présente pas des rottweilers habillés en caniches châtrés pour préserver la vie privée… Certes, aussi, l’acuraba, électeur de ceux qui le laissent désarmé sous l’édredon du "monopole de la violence légitime", est en droit de connaître les conclusions de l’enquête et les enseignements à en tirer. Mais il n’a pas à être inondé, noyé, par un salmigondis d’hypothèses, de micros-trottoirs, d’interviews d’experts médiatiques et de détails sur le choix de ses caleçons et ses pizzas préférée…

Depuis huit jours, le temps d’antenne et la pagination écrite des sites d’info internet consacrés à cet individu atteint un volume jamais vu jusqu’alors, y compris dans le cas de Merah ou des tueurs de janvier et novembre dernier !
Et toussa, comme il faut bien meubler, en dispersant l’attention de l’auditeur sur des détails futiles, voire grotesques, qui relativisent ou occultent carrément ce qui est essentiel quant aux mobiles et causes première des actes criminels perpétrés par le sujet. De plus, toutes ces digressions people (il ne faisait pas le Ramadan, il aimait danser la salsa…) le rendent plus humain, "comme nous", donc, pour certains sinon pour beaucoup, un modèle à suivre comme fut un temps Zidane…

Certes, il y a là les effets de la concurrence hystérique entre des "rédactions" courant après l’audience en ne disposant que de ressources humaines élevées dans l’éternel présent sans souci d’avenir et totalement déculturées.  Faute d’avoir quelque chose à dire, les "médias" s’en donnent d’autant plus à cœur joie qu’il n’existe plus aucune autorité régalienne souhaitant maintenir un semblant de quelque chose ressemblant, sinon à une autorité morale, au moins à la common decency chère à Michéa. D’ailleurs, le voudrait-elle qu’elle en serait incapable…
Mais ça ne suffit pas à expliquer cette brusque accélération dans le n’importe quoi. Vient s’y ajouter une évidente fébrilité qui découle à n’en pas douter d’un sentiment de panique chez ces prébendiers subventionnaires d’un système à l’agonie.
Et, pour couronner le tout, cette logorrhée est un magnifique écran de fumée qui densifie opportunément le petit nuage de brume inconsistante, confortable sofa supportant pour quelque temps encore le ludion pédalonautique.   

2 commentaires:

  1. Attention, ça s'accélère trop, on ne va plus pouvoir suivre : Lahouege-Machin n'est pas encore tout-à-fait refroidi que déjà à Munich, quelques-uns de ses (présumés - ne présumons rien !) coreligionnaires et émules en barbarie ont commencé à faire le ménage parmi les bavarois de souche. Pour une fois que ce n'est pas en France, Cazevide n'y est peut-être pour rien, il faut tout de même le reconnaître, et le souligner. J'espère que Culbuto sera invité à participer à la marche blanche, il a toute l'expérience nécessaire pour une digne commémoration avec Angela. "Refugees welcome !", qu'ils(elles) disaient.

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    1. Dernière heure : nous, on a les franco-truc, eux ils ont les germano-machin mais ça a l'air de fonctionner à eu près pareil côté ciboulot. "Deutsche Qualität", tu parles !

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