"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

vendredi 16 septembre 2016

Bisounours à la colo…



Merci à Laurent Obertone qui m’a fait découvrir ça. Sans lui, je serais passé à côté de ce décor pour livre d’image, puérilement kitch et plein de bonnes intentions. Il est vrai que je consomme du Libération avec encore plus de modération que le chômeur en fin de droit consomme du Highland Park vingt ans d’âge…

J’ai d’abord cru que la photo était prise dans une école primaire de la France profonde. Puis, découvrant la destination des lieux, bon type, je me suis dit que, vu l’urgence et les contraintes budgétaires aidant, on n’avait pas refait la déco de ce qui devait être auparavant une école primaire, fermée par l’inversion inéluctable de la courbe pyramide des âges dans nos campagnes. C’était bien une école avant, mais pas n’importe laquelle. C’était un centre d’éducation pour les "mineurs étrangers isolés"… Il semble bien que ces mineurs-là sont de plus en plus nombreux et pourtant on ferme les écoles qui leurs sont dédiées pour pouvoir accueillir des populations désormais plus prioritaires

En effet, le local ci-dessus est un des lieux de vie du premier "centre de prévention et de citoyenneté" à voir le jour sur la grosse douzaine prévue. Situé à Beaumont-en-Véron près de Chinon, c’est-à-dire intelligemment loin de tout et au milieu de rien, il a été fièrement présenté avant-hier aux media par le Préfet soi-même, encore vide de pensionnaires vu qu’on n’est jamais assez prudent.
Quand on entend "centre de prévention et de citoyenneté", hein, même quand on écrit dans Libération, on traduit par "centre de déradicalisation" pour que le lecteur comprenne.
"On ne va pas accueillir ici des terroristes, qu’il a dit le préfet. Aucun n’aura été condamné pour faits de violence ou de terrorisme." C’est juste un établissement médico-social pour des pensionnaires "volontaires" soignés aux petits oignons. Outre les prestataires externes (ne me demandez pas l’étendue de ce qui est externalisé, sûrement au moins toute la partie hôtelière et entretien), pour 25 pensionnaire, le centre emploiera 30 personnels avec pleins de psychologues, d’enseignants de l’Education nationale et d’éducateurs dedans...
Je préfère ne pas m’étendre. Une fois n’étant pas coutume, allez lire sur Libé la description de cette Thébaïde et du programme d’activité prévu pour ces chers petits fichés S.

Fondons de grands espoirs sur l’équithérapie…  

2 commentaires:

  1. Lire libé, pas possible! !!!!
    J-J S

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  2. Alors moi, j'ai lu (en diagonale, faut quand même pas exagérer) et .... qu'est-ce que c'est beau, ce concept de "centre de prévention et de citoyenneté".
    Pensons à toutes ces braves personnes en cours de radicalisation qui vont pouvoir devenir de bons et honnêtes citoyens (pour dire autrement : redevenir les chances pour la France qu'elles sont par nature et par définition !)
    Et en plus ça ne va pas nous coûter bien cher, 30 personnes pour 25 hôtes (il est vrai, sans parler des services externalisés) et ça va faire diminuer le chômage ...
    N'en jetez plus, c'est génial, et l'idée est tellement belle que ça me ferait chialer.

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