"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

samedi 17 septembre 2016

Le juge, la ligne Maginot et le pied à coulisse…



Durant les chaudes dernières journées du mois d’août propices aux retours de vacances, un brave homme voyageait à bord d'un autocar d'Eurolines en provenance d’Espagne, se rendant en France ou Dieu sait où plus loin.
A la frontière, la police du même nom procéda à un contrôle d’identité des passagers. Schengen n’existant pas pour rien, on pourrait d’ailleurs se demander pourquoi. D’autant que nous ne doutons pas des efforts déployés par la Guardia Civil et les carabiniers espagnols pour contrôler les frontières extérieurs de l’U.E. Mais bon Les consignes relatives à l’Etat d’urgence aidant, nos policiers s’inspiraient sans doute du bon sens zélé des gabelous attentifs au potentiel de primes offert par ce lieu, boulevard de l’importation de shit…

Bref. Présenté selon les sources comme "Marocain" ou "d’origine marocaine", notre voyageur précité n’avait pas la nationalité d’un des Etats membres de l’espace Schengen puisqu’on lui reprocha d’être dépourvu d’autorisation de séjour. Aussi sec, il fut "interpellé" comme on dit et placé en centre de rétention…

J’ignore si son avocat était commis d’office chichement payé avec des élastiques par le contribuable, aimablement fourni par une assoc’ subventionnée (par le même) ou plus grassement défrayé par une mafia ; en tout cas il était futé et je n’hésitais pas à faire appel à lui... Se référant au traité des Pyrénées signé par Mazarin en 1659 et au dernier bornage contradictoire datant de 1866 matérialisant le tracé de la frontière sur le terrain, le baveux fit valoir mercredi dernier au tribunal, plans à la main et selon le procès-verbal d’interpellation, que l'arrêt de bus où avait été effectué le contrôle ne se trouvait pas en France mais à 10 centimètres à l’intérieur du territoire espagnol.
Les policiers s’étaient donc saisis de son client par abus de droit hors de leur juridiction.

La justice a donc annulé le contrôle et l’homme remis en liberté ; en Fwance évidemment…

Ce pays est foutu.

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