"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

samedi 10 septembre 2016

Notre justice de temps de guerre…



En temps de guerre, au fil des combats et autres opérations menées pour réduire l’ennemi ou simplement s’en défendre, lorsqu’on fait prisonnier deux bipèdes que le bon sens désigne sans doute possible comme des soldats de l’ennemi, on ne se pose pas de questions existentielles avec ou sans états d’âmes juridico-machin. Chez les gens normaux à peu près civilisés, on les interroge pour en tirer le max d’infos et on les parque dans des camps de prisonniers où on les laisse croupir en attendant d’avoir réglé la question primordiale qui est de gagner la guerre. On verra après ce qu’on fera d’eux. Et, sauf cas de crime de guerre avéré, on ne perd pas son temps à se demander s’il faut les présenter à un juge ni auquel !!

Figurez-vous qu’en 2013, deux "Toulousains" étaient partis faire du tourisme en Syrie. Baguenaudant à proximité des "zones de guerre", sans doute est-ce pour rendre service et "soutenir les populations civiles" qu’il leur est arrivé de faire des rondes en arme en plein territoire califal. Sans doute aussi est-ce avec l’innocence de ses tout juste 18 ans et le désir de rapporter de ses vacances quelques selfies pittoresques, que le plus jeune des deux s’est fait photographier en brandissant des têtes décapitées et son passeport français…
Tranquillement revenus de leurs vacances, nos deux jeunes reprirent tranquillement leurs activités toulousaines antérieures. C’est à ce titre qu’ils sont actuellement écroués en région parisienne suite à divers braquages de supérettes et autres vols à mains armés commis avant comme après leur séjour privé en Syrie.  

Mis en examen sous le chef hypothétique "d’association de malfaiteurs en vue de préparer des actes terroristes", ils ont été renvoyés devant le tribunal correctionnel. Conformément aux récentes déclarations du procureur de Paris annonçant "le durcissement de la politique pénale en criminalisant les dossiers correctionnels en matière de terrorisme", le Parquet a fait appel de ce renvoi en correctionnelle et réclamé le renvoi en cour d’assise. Aussi sec, la chambre d’instruction de la Cour d’Appel a rejeté l’appel du Parquet qui s’est pourvu en cassation. L’affaire en est là…

La Cour d’appel refuse en effet d’envoyer nos deux petits canaillous devant un jury d’assise au motif qu’aucun élément objectif ne permet de les désigner comme ayant pris part à des combats et que l'instruction du dossier n'a pas permis de faire un rapprochement entre le produit des braquages, les voyages en Syrie et le financement du terrorisme. Point. Les actes crapuleux qui sont des délits prévalent, mon bon monsieur, sur les actes terroristes que sont des crimes (euh… peut-être)
Quoi qu’il en soit, le pourvoi en cassation du Parquet n’est qu’un effet de manche à l’attention de la galerie pour marquer sa détermination… verbale. En effet, la décision en cassation ne porte pas sur le fond, mais uniquement sur la forme. Au cas, improbable, où il y aurait eu un vice de procédure, la chambre d’instruction de 1° instance en sera quitte pour réécrire différemment la même décision… Rassurez-vous, juges et avocats toucheront leurs salaires et honoraires ; au moins aussi longtemps qu’il n’y aura que des bonbonnes de gaz…




1 commentaire:

  1. Le mur des cons va bientôt être plus grand que la Muraille de Chine.

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