"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

mardi 6 septembre 2016

TAFTArinades…



L’approche de la "grande échéance" nous en réserve sûrement d’autres chaque jour plus grotesques. La catastrophe sur pattes sensée gouverner doit d’ailleurs porter depuis Le Bourget sous son… nœud de cravate, puéril, le petit cœur kitch en laiton "plus qu’hier et moins que demain"…

- Or donc, lundi dernier à la réunion du G20 à Hangzhou en Chine, le président français François Hollande soi-même a vivement répliqué au président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker qui venait d’annoncer qu’il poursuivra les négociations avec Washington sur le traité transatlantique de libre-échange (TTIP ou TAFTA), en lui rappelant fermement que "la position de la France est claire". Ah mais !

Ah bon ? Depuis juin 2013, l’UE est en négociation avec les USA qui nous "proposent" ce traité. Et c’est dans la plus totale opacité que ça se déroule entre experts de Washington et de Bruxelles, sachant que dans les bases de départ de la négo’, figurent, semble-t-il, la libre entrée en Europe des produits US aux normes US et le droit des entreprises US d’attaquer devant leurs propres tribunaux les Etats européens qui s’opposeraient à l’entrée de leurs produits ne respectant pas les normes européennes ! Toussa est parfaitement connu et critiqué depuis trois ans sans que notre gouvernement s’en émeuve…
Et voilà que, tout récemment, en ayant prudemment attendu pour oser prendre le même train, que le ministre allemand de l’économie et celui des Pays-Bas réclament une suspension des travaux, notre gouvernement se réveille verbalement ! Après déjà 13 round de négociations, voilà que Hollande annonce être radicalement opposé et déclare es qualité que" la France disait "non" au traité au stade actuel."…

Jean-Claude Juncker rigole. Il a reçu mandat pour négocier, il continue et il le dit ! Et rien ne l’en empêche. La Commission a sur ce point un mandat clair : Elle négocie comme elle l’entend et les Etats-membres n’ont pas à s’en mêler. Certes, comme il s’agit d’un traité international avec un pays tiers, il faudra au final que les Etats-membres le ratifient. Mais ils auront à se prononcer sur un texte définitif tout mâché dont plus rien ne pourra être modifié. Ce sera tout ou rien, à prendre ou à laisser… Le truc parfait pour que, même en traînant les pieds, les récalcitrants finissent alors par ratifier, n’osant pas être les vilains canards ayant fait capoter une "grande avancée"… On ne s’en sortira vraiment qu’en dynamitant la Commission…

Hollande et sa clique le savent et ne sont pas contre le TAFTA (les cadors de la drouâte non plus d’ailleurs) La preuve en est que le même genre de traité est en négociation avec le Canada et qu’ils n’y trouvent rien à redire… C’est juste un moulinet de bras pré-électoral à l’intention du couillon-sans-dents, une déclaration à obsolescence programmé juin 2017 comme la révision du Pacte de stabilité la dernière fois… Ce n’est que de la com’ et Hollande n’est pas le cabot d’estrade le plus crédible.  

- Et, pour enfoncer le clou de son autorité, c’est le même jour à Hangzhou (c’est comme au théâtre, unité de temps et de lieu) que le même François Hollande a fermement appelé Vladimir Poutine à trouver "une issue politique" au conflit en Syrie ! Après y avoir mis autant d’huile sur le feu et tout tenté pour exclure la Russie du processus, il fallait oser !!

Là, on a en plus atteint un sommet de ridicule en attendant le suivant. Recevant Holland en entretien bilatéral "en marge du sommet" comme on dit, Poutine a simplement relevé qu'après avoir "longuement discuté des grands dossiers économiques internationaux" dans la journée, il proposait "qu'on s'occupe maintenant de petites questions modestes qui concernent tant la Russie que la France"… Prends ta gifle et rhabille-toi…
Mais Pédalonaute a fait la leçon à l’Ours, hein !
 
- Et pour finir en beauté en étant sûr de ne pas se faire ramasser, Pédalonaute est revenu vite-fait à Orléans honorer de sa présence la rentrée scolaire de quelques mignons de CP et petits sixièmes comme il est paraît-il indispensable pour un chef d’Etat en guerre pas seulement contre la finance… Je n’ai rien retenu de son petit discours dans des salles de classe où, l’attendant impatiemment, il y avait autant de parents que de mômes et d’enseignants (
et Najat en prime, ça va de soi)

Où que ce soit, que ce soit à Hangzhou, chez le Pape, à Orléans ou aux Invalides, il n’est finalement là que pour la photo…


1 commentaire:

  1. Ouh là ! Vous me faites peur ! "Hollande annonce être radicalement opposé bla bla bla ..." : lui aussi serait en cours de radicalisation ? Si vous voulez mon avis, on a l'air d'être vraiment mal barrés.

    RépondreSupprimer