"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

dimanche 9 octobre 2016

Éloge de la mitraille…



Le lieu : Viry-Châtillon, aimable ville moyenne de l’Essonne, riche de ses 31.000 habitants "officiels". Entrée dans le XXI° siècle avec 2% de ses habitants de nationalités marocaine, algérienne ou tunisienne, elle s’enorgueillissait il y a 10 ans que 10% de sa population soit de nationalité étrangère. Depuis, on ne sait plus…
Les faits : Légitimement soucieux de préserver leur cadre de vie, dans leurs cages d’escaliers et appartements méchamment entretenus par la politique de la ville, un nombre indéterminé de Castelvirois avait consciencieusement préparé à l’avance ce qu’il fallait de cocktails-Molotov pour faire face aux agressions… L’occasion de s’en servir leur a été donnée par la présence provocatrice d’un véhicule de police assurant une patrouille de routine.
C’est en plein jour, en début d’après-midi, à un feu rouge localement célèbre comme théâtre quotidien de vols à la portière, que la patrouille est tombées dans le guet-apens prémédité. La dite patrouille puis celle venue la secourir ont toutes-deux été éliminées par les résidents. Des deux véhicules incendiés dont il ne reste rien ont été sortis quatre blessés dont deux graves.
Le plus grave, atrocement brûlé, est un jeune agent de sécurité ; placé en coma artificiel, il est actuellement entre la vie et la mort…   
Les commentaires autorisés, copié-collés étaient prêts :
Le sinistre de l’intérieur "condamne avec la plus grande fermeté ces actes d'une extrême gravité"…
Le Premier sinistre promet que "des actes aussi intolérables appellent des sanctions exemplaires" et que "les auteurs de ces attaques seront poursuivis sans relâche et traduits en justice"…
Enfin, le Pédalonaute gardien des Institutions a dit la chose être "inqualifiable et intolérable". En ajoutant la formule de rigueur assurant les policiers blessés de "l'entière solidarité de la République"…

Aujourd’hui, on en est à zéro interpellations.

Bon.

Eh bien moi, ça me fait penser à l’Amérique. Je pense à toutes les bonnes âmes qui s’épouvantent chez nous devant le nombre de bavures présumées ou avérées dont les cognes US sont les auteurs et devant l’influence de la National Rifle Association. Surtout, je pense à toutes ces séries policières américaines dont nos chaînes de télé nous abreuvent. On y défouraille au premier soupçon. On dégaine avant de sonner à la porte. Le premier minable petit dealer ayant fait mine de s’éclipser, déjà plaqué au sol ou contre la bagnole reste braqué, le flingue pointé, balle dans le canon, sécurité enlevée et l’index au ras de la gâchette jusqu’à ce qu’il soit menotté. Ce n’est pas qu’au cinéma, c’est comme ça dans la vraie vie
Et le franchouillard de base devant sa télé trouve ça normal et de bon sens  

Ben non. Vous n’y pensez pas ! Déjà, que, s’agissant des flics, la légitime défense soit présumée a priori sauf preuve avérée du contraire est un scandale !  Il ne suffit pas que la menace soit grave, imminente et certaine, encore faut-il qu’elle ait commencé à être mise en œuvre avec suffisamment de certitude quant aux intentions de son auteur. Et que la riposte reste strictement proportionnée

Bien sûr, l’attaque des véhicules de police était dans ce cas-là imparable : L’éclatement des cocktails-Molotov sur la carrosserie et le sol autour de la voiture ne pouvait que transformer ses occupants en torches vivantes. Mais un tel guet-apens pour tuer aurait-il eu lieu si la consigne donnée de longue main aux forces de l’ordre était d’appliquer le principe de précaution ? L’image d’un flic entouré de flammes après un jet de même nature qu’hier lors d’une récente "manif" a fait le tour des télés. C’était cool… et ça donne des idées puisqu’il ne s’est ensuite rien passé d’autre qu’une parole verbale de Manu-la-mâchoire marmonnant inacceptable entre ses maxillaires ; sans aucune suite…

Si depuis des années, quand on vous lance des parpaings et plaques de fonte, parfois du 5° étage, les flics ripostaient à balles réelles, tir tendu, même au jugé, sans craindre des années de procédures et d’enquêtes à leur encontre, il y en a qui y regarderaient à deux fois avant de s’amuser

Tout le corps d’un presque-encore-gamin maintenu inconscient se bat pour survivre ; s’il ne meurt pas, il restera estropié à vie. Mais lui n’est pas un jeune, ce n’était qu’un adjoint de sécurité, donc un flic sous-armé à qui on avait appris la réaction proportionnée et le respect du droit. C’est sans aucune préparation qu’on l’avait envoyé à la guerre.

4 commentaires:

  1. Tout à fait d'accord avec vous.Droopy (Cazeneuve) n'avait il pas félicité ce jeune policier sorti d'une voiture enflammée (déjà) par un cocktail molotov pour avoir conservé son sang froid, c'est à dire d'avoir reçu une série de coups de barre sur le corps en pratiquant juste l'esquive?Les "forces de l'ordre" ont elles davantage peur d'un nain qui certes ne leur fera aucun cadeau que de défendre leur propre vie?
    "J'ai bien peur que la fin du monde soit bien triste"

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  2. Je suis plus pour la théorie du revolver que celle du gender si il fautchoisir un américanisme si prisé en France maintenant

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  3. La prochaine fois, un malheureux flic à moitié enflammé tirera son flingue et une balle dans la direction des merdes assassines. Chance : il en tuera une. Malchance, ce sera le début de la guerre civile, avec émeutes partout. Comme dans le livre prémonitoire d'Obertone, Guerilla. On est à guerre civile moins une. Il ne faudra pas oublier de pendre ou de fusiller toutes les saloperies vivantes qui nous ont construit cet enfer. Pédalonaute en chef ou pas.

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  4. Je suis saisie d'effroi et de compassion pour ce pauvre garçon qui se bat contre la mort. C'est incroyable d'en arriver là, petit à petit, dans notre pays. Ne pas riposter pour éviter émeute ou guerre civile?... Mais c'est, comme disait mon grand-père, reculer pour mieux sauter. De lâcheté en lâcheté, on y arrivera quand même.

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