"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

mercredi 30 novembre 2016

Ah ! Folle jeunesse !



Hier, donc, en ces temps chargés, le ludion présidentiel et pédalonautique a pris deux heures de son après-midi pour honorer de sa présence le lancement du plan "Bien-être et santé des jeunes".

Comme l’indiquait expressément la lettre de mission de septembre dernier, il s’agissait de poser un acte, vite-fait, dans le cadre des engagements de mandat pris en 2012 avant de rendre les clefs. Le professeur Marie-Rose Moro (55 ans, psychiatre et psy-etc. à l’Université et à Cochin) et Jean-Louis Brison (64 ans, ci-devant directeur académique de l’Educ’-Nat’ du 9-3) ont donc pondu sur un coin de table en moins de deux mois un beau rapport qui, comme souvent, devrait finir dans un tiroir.
Bien entendu, ce fut l’occasion de convoquer hier à l’Elysée une petite centaine de guignols pour deux tables rondes sur les dits travaux en présence de quatre ministres de corvée : La divine Najat de l'Éducation nationale (et de l'Enseignement supérieur et la Recherche, n’oublions pas),  la Marisol des Affaires sociales et de la Santé (et de la prévention du SIDA, n’oublions pas), La Rossignol des Familles, de l’Enfance (et des Droits des femmes, n’oublions pas) et du Kanner, ministre comme-de-juste de la Ville et de la Jeunesse (et des Sports, n’oublions pas).
Rapport qui a ensuite été solennellement remis au Pédalonaute qui a conclu par un discours de mobilisation de 22 minutes qui contribuera, n’en doutons pas, à l’apothéose de son mandat.

Mais pourkoidonc je vous cause de ça ? Pour rien, pour meubler… Euh, si ! C’est juste que j’ai trouvé que, sur la photo de famille, les comédiens alignés sur la scène comme des poireaux chez Auchan, sans doute pour attendre les "bis", illustrent farpaîtement le titre de la pièce s’étalant sur le rideau du théâtre…  

lundi 28 novembre 2016

1° dimanche de l’Avent.



Comme il est d’usage céans, je remets jusqu’à l’Epiphanie mon sapin de Noël dans ma colonne de droite (il n’y a pas de colonne de gauche chez moi et je m’en excuse)
Signe de l’attente d’un Enfant à naître et du slogan exigeant : "Laissez-le vivre !", il symbolise ici pour moi l’Espérance et toutes ces sortes de choses…

Entre deux "crèches pour tous" laïcisées pour-ne-choquer-personne et la course aux cadeaux de fin d’année, espérance, notamment, "que ça change" ; ce qui n’a évidemment rien à voir avec "le changement", surtout quand il s’annonce, péremptoire, pour… "maintenant"…

Prions… et pas seulement…




samedi 26 novembre 2016

On ferme !



Année 2016, année à marquer d’une pierre dont les historiens définiront un jour la couleur. Au-delà de moult tragédies (ça c’est banal, la Vie est tragique…), elle a en effet vu le surgissement d’évènements peut-être en définitive plus importants que la chute du mur de Berlin. Au-delà de surprises telles que le Brexit, l’avènement de Trump, le 1° tour de notre primaire partielle de dimanche dernier, etc., on a vu se dessiner cette année des retournements, des basculements venus bousculer les sereines certitudes morales des establishments. Et ouvrir des perspectives d’avenir jusqu’alors verrouillées par d’obsolètes logiciels dont, si on réfléchit bien, les algorithmes de raisonnement n’ont pas été actualisés depuis les accords de Yalta…    

Eh bien cette année sera aussi marquée par un symbole : On y aura enfin définitivement cloué le cercueil du Communisme. Car Fidel Castro Ruiz est mort dans son lit à 92 ans et, n’en doutons pas, on lui fera un bel enterrement.
C’est là pour moi un évènement majeur que j’attendais depuis très exactement 50 ans (**). C’était en 1956 et je revois encore la jeune femme au visage flouté, remake de la Marianne de Delacroix sur la couverture quadri-chrome de la dernière livraison de Paris-Match. Je me revois alors dans mon lit de gosse pas encore vraiment pubère, je revois tous les détails, même la petite voiture sur ma table de nuit (une Ferrari rouge Dinky-Toys…) Je rageais d’impuissance de savoir les chars de l’Armée Rouge, revenus, en train d'écraser Budapest. Et je pleurais à chaudes larmes…
Depuis lors, je n’ai jamais cessé d’entretenir et d’enrichir mon anticommunisme, primaire, secondaire, supérieur et technique. Mon anticommunisme viscéral. En pensée, en paroles, en… action (et aussi par omissions si nécessaires…) Mais je m’égare...

Certes, vous allez me dire que le communisme bouge encore. Non.
En Chine comme au Viêt-Nam, ce n’est plus qu’un totem poussiéreux comme notre devise républicaine au fronton des mairies ou les dieux de Rome : toulemonde s’en fout et ce n’est pour les dirigeants eux-mêmes qu’un élément de langage justifiant le système policier les maintenant au pouvoir. Idem pour la Corée du Nord pour un satrape qui a seulement beaucoup plus de moyens et surtout plus d’intelligence qu’un Bokassa.
Quant à notre bon vieux PCF, on le comprend : On ne change pas le nom de l’EHPAD, ça perturberait trop la fin de vie des résidents en fauteuils roulant…

Oui, Fidel Castro était le dernier qui y croyait encore, qui en restait idéologiquement convaincu. On ne peut que saluer sa constance. Et honorer en sa personne le dernier des dinosaures d’une longue lignée de brutes cyniques et sanglantes. Toutes cependant respectables puisque c’était dans leurs gènes ; après tout, quel que soit leur espèce, on ne peut pas reprocher aux prédateurs de respecter la chaîne alimentaire… Si quand-même. Car c’est là une spécificité de l’espèce humaine : En la matière qui nous préoccupe ici, l’individu a le libre choix de son ADN…

Bref, Castro nous a quitté sans même pouvoir espérer que le Parti Communiste Français l’honore comme il savait le faire au temps révolu du grand Staline :

(**): pas 50, 60 ! (cf commentaires)