"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

mardi 31 janvier 2017

Pénélope et le petit personnel du Machin…



A défaut de faire tapisserie, Pénélope, dit-on, tissait le jour et détissait la nuit son ouvrage. Et cela durant vingt ans, évinçant au passage cent quatorze prétendants avant d’épouser Ulysse… Bon.
Beaucoup plus récemment semble-t-il, une autre Pénélope eut la chance de ne pas s’amouracher d’un type assez foutraque pour partir faire la guerre aux Troyens et mettre vingt ans à en revenir. Celle-ci, comme toulemonde, se trouva à la fac un Jules plus raisonnable et disposé à faire carrière au pays. S’agissant d’icelle, il paraît qu’on ne trouve pas trace de huit années de son travail. Après tout, par atavisme nominal, peut-être défaisait-elle la nuit sa production du jour ? Qui sait ? Ce que l’une a pu faire pendant vingt ans, d’autres peuvent sans doute le faire pendant au moins huit ans, surtout avec les progrès techniques réalisés depuis vingt-huit siècles… Bon, le mystère reste entier pour le moment. Je vous rassure, il sera éclairci d’ici peu, plus vite que celui du financement d’En Marche… Mais je m’égare.

Donc, comme je suis sûr que des voix expertes nous en reparlerons, je ne m’étends pas. Mais ça me donne l’occasion d’évoquer deux infos très différentes, surgie ou resurgie en marge de cette affaire :

- La première c’est que dans la seule journée de lundi dernier, 27 parlementaires ont brusquement éprouvé le besoin, un peu comme une envie de pisser, de notifier à la questure de leurs Assemblées une "Mise à jour" de leur "Déclaration d’intérêts et d’activités" Parmi ces "mises à jour", 19 d’entre eux ont tenu à notifier un "Changement de collaborateurs parlementaires"… Ces modifications portant parfois, pour un même déclarant, sur plusieurs postes de collaborateurs, voire même dans un cas sur un changement complet d’équipe ! Comme c’est curieux…
A titre documentaire, ces braves gens se répartissent comme suit : 5 LR, 1 DVD, 1 UDI, 2 EELV et 10 PS.

- La seconde, c’est la remontée vers les têtes de gondole médiatiques des poursuites engagées par le Parlement Européen contre le FN, lequel a fait rémunérer par le budget du Parlement en qualité d’assistants parlementaire des collaborateurs travaillant au siège du Parti ou en circonscription mais en aucun cas à Bruxelles ou Strasbourg, directement sur les dossiers européens. Dont acte.
    J’avais déjà évoqué cette affaire en m’interrogeant sur le coût budgétaire de l’enquête préalable menée par le bureau du Parlement pour réunir les preuves présentées à la justice dans son dépôt de plainte. Le détail très fouillé des données individuelles collectées sur l’activité de chaque collaborateur de chaque élu européen du FN n’a pu être rassemblé sans le recours sur plusieurs années à des officines de détectives privés qui facturent leurs heures… Je n’ai pas souvenir qu’on se soit penché ainsi sur l’activité d’Olivier Besancenot lorsqu’il était assistant parlementaire européen d’Alain Krivine, son beau-père d’alors, avant d’être judicieusement embauché à la Poste pour se présenter aux Présidentielles… Mais bon.
    Mais ce n’est pas de ça dont je veux vous parler. Dans le cas de Pénélope, la question est de savoir s’il s’agit là d’emploi fictif. C’est probable. Dans l’affaire du FN, les emplois en question ne sont pas fictifs au sens où les intéressés travaillaient effectivement, sinon directement pour l’élu auquel ils étaient rattachés, du moins travaillaient-ils quelque part, pour alimenter en matière politique le groupe parlementaire à Strasbourg, pour faire remonter le terrain aux élus, que ce soit au siège ou en circonscription…  

    Même si son raisonnement est un peu (beaucoup ?) tiré par les cheveux, Marine Le Pen n’a pas tout à fait tort dans sa diatribe véhémente contre le Parlement Européen. Au-delà du fait qu’il cherche systématiquement des poux dans la tête du FN en… glissant benoîtement sur les autres, il y a plus grave : Le Machin avoue par cette affaire qu’il considère les collaborateurs de ses parlementaires comme devant se plier au mode d’organisation du travail et se limiter aux objectifs de production définis par le Machin. Ce qui revient à les placer de fait sous la dépendance hiérarchique du Machin, donc dans une relation salarié-employeur avec le Machin. Et les députés entre les deux ? Par un phénomène de liquéfaction mentale progressive, la Commission et le bureau du Parlement finissent par les considérer comme leurs employés, leurs fonctionnaires… Certains ne sont pas très obéissants, gâchent le métier, sont donc légitimement mal notés. Ah ! Si on pouvait les licencier !!

samedi 28 janvier 2017

Qui veut encore être président ?



Il n’y a plus d’après pour les "présidentiables" et plus d’avenir pour le métier. En bonne logique, on ne devrait plus trouver de guignols suffisamment bien câblés, et assez fous ou imbus d’eux-mêmes, désireux de répondre à l’annonce… Pour les emplois de profs débutant dans le Neuf-Trois, hein, on le comprend. Pour ceux d’éboueurs aussi (quoi qu’il y ait des avantages ; quiconque a vécu à Marseille sait ça…) Mais pour faire Président de la République ! Voilà un emploi toujours très recherché alors que c’est désormais un job sans aucun avenir ! C’est vrai qu’un CDD de cinq ans renouvelable avec un tas d’avantages en nature, ce n’est pas négligeable par les temps qui courent. Mais les perspectives d’avenir du métier sont telles que ça pose question quant aux volontés vraies des candidats à l’embauche : Pour qu’ils en veulent, faut-il que leurs ambition et optimisme ne soient que vanité et fatalisme. Cépagrave, puisqu’ils échappent à ces séries de vrais entretiens qu’on impose pour l’embauche d’un quelconque commercial chez Duchnok et Cie…

Il faudrait que je revienne sur le scandale Pénélope sous deux angles :
- D’abord, sur les façons de se défendre de Fillon lui-même. C’est dans la tempête qu’on voit le marin, son caractère, sa manière de réagir et de se tenir dans l’adversité, confronté à l’emmerdement maximum bien connu des militaires… Mieux que dans le calme plat, ça donne une idée de l’homme une fois aux manettes si ça vient à foirer grave. Et ça viendra forcément…
- Ensuite, il y a là matière à méditer sur le rôle des médias, poubelles à la demande, drapés dans la vertueuse (et parfois nécessaire) position du "lanceur d’alerte". Il y a là une illustration exemplaire du 4° pouvoir. Ce pouvoir médiatique qui n’est inscrit nulle part, codifié nulle part et contrôlé par personne d’autre que ses actionnaires. Pouvoir dont il semble désormais accepté qu’il soit le premier, suivi loin derrière, dans l’ordre décroissant d’importance et de puissance par le pouvoir judiciaire, puis, encore loin derrière, par le pouvoir législatif et, paraît-il, le pouvoir exécutif  
            Il faudrait, disais-je, mais la flemme et la lassitude aidant, je verrai plus tard ; peut-être…   

A la place, je vous invite à lire le dernier billet de Maxime Tandonnet dont je vous duplique ci-après de larges extraits :
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« (…)  La personnalisation du pouvoir est en fin de course. Lors du printemps arabe, les têtes des dirigeants arabes sont tombées. Aujourd’hui, le carnage se poursuit et s’amplifie dans le monde occidental. M. Hollande et M. Cameron ont chuté. M. Juppé, M. Sarkozy sont tombés. M. Valls est menacé. L’Italie et l’Espagne sont dans le flou. Mme Merkel est au plus mal.  Les exubérances de M. Trump préparent une catastrophe, pour les Etats-Unis et pour lui-même. Vous ne me croyez pas ? Vous verrez d’ici quelques mois… M. Fillon est frappé, avec une violence inouïe, par anticipation. Peut-être va-t-il s’en sortir et l’emporter, dans le climat de délabrement général. Oui, mais après ? Notre temps n’est plus compatible avec le pouvoir personnalisé. La mondialisation, Internet, la transparence absolue, le goût du lynchage médiatique, la soif de pureté des peuples, l’instinct de jalousie, la médiatisation forcenée de la vie publique, la dictature des émotions, la défiance envers l’autorité : toute figure hautement médiatisée est vouée à chuter. M. Macron, s’il poursuit sa route flamboyante, son succès bâti sur le néant, va lui aussi subir le même sort, avant le suffrage, ou bien une fois élu. La chute sera effroyable pour lui. Il deviendra la cible, la bête traquée, la victime émissaire. Quant aux partisans de solutions radicales, Mme le Pen, M. Mélenchon, ou M. Hamon, leur sort, en cas d’élection, est inimaginable. Je serais prêt à parier que le prochain président ne finira pas son quinquennat. (…)
En France, les élections législatives de juin 2017, totalement ignorées, seront déterminantes. Ce fait est incompréhensible aux esprits englués dans l’habitude, le grand spectacle médiatique, l’habitude de confondre pouvoir et idolâtrie. Mais il va s’imposer de lui-même. (…) C’est à l’occasion de l’élection des députés que peut se jouer l’avenir, tandis que le système présidentialiste est en train d’exploser en plein vol. (…) les présidentielles, pour la première fois, ne vont plus conditionner les législatives. (…) Si notre pays retrouve une chance d’être un jour gouverné, ce sera par un gouvernement dépersonnalisé, ou moins personnalisé, issu du Parlement et non de la construction d’une figure mythique du sauveur par les médias. Voilà qui est infiniment difficile, presque impossible à admettre pour nos consciences aveuglées et rongée par l’image du pouvoir devant s’incarner en un visage, une voix, des émotions. Certes, les héros existeront toujours en situations de crise aigües, mais probablement dans l’éphémère – quelques mois ou années pour sauver un pays, à l’image de de Gaulle en 1940, avant de se retirer-  et hors de l’ancrage dans l’institution présidentielle, devenue le plus court chemin vers l’abîme.

Maxime TANDONNET

mercredi 25 janvier 2017

Evolution de l’espèce socialiste…



La théorie de l’évolution chère à Darwin marche dans les deux sens et la disparition de certaines espèces est inéluctable. On pense tout de suite au cas des dinosaures confrontés à la brusque transformation de leur environnement devenu accidentellement impropre à leur survie. Cause externe inattendue. Donc, cause dont ces pauvres bêtes n’étaient en rien responsables, étant finalement les malheureuses victimes d’une sorte de génocide par la faute à pas de chance… 
Mais il ne s’agit là que d’un cas exceptionnel faisant suite, nous dit-on, à un cataclysme planétaire survenu il y a 66 millions d’années. Nombre d’autres espèces ont disparu depuis sans qu’on en fasse une pendule. Et deux raisons peuvent présider à leur disparition :
- La première tient à leur incapacité à faire évoluer leur économie de prédation lorsqu’intervient une transformation de la chaîne alimentaire dont ces espèces dépendent. C’est le cas de l’espèce de ces mammifères humanoïdes que les anthropologues qualifient de socialistes : Se nourrissant ordinairement d’acurabas suffisamment électeurs et contribuables pour leur offrir un apport convenable en calories, l’espèce socialiste n’a pas voulu voir la raréfaction de la ressource. Pire ! Pour tenter de compenser le manque constaté, elle n’a rien trouvé de mieux que de consacrer plus que le peu qu’elle avait pour se nourrir à gaver d’autres espèces prédatrices qui ne lui apportent rien… Je vous laisse développer cette hypothèse…
- Une autre cause de disparition des espèces tient à la médiocrité du renouvellement générationnel. Cette régression qualitative s’observe clairement lorsque survient périodiquement la désignation du mâle dominant qui conditionne la fécondité à venir des femelles et la qualité de leurs progénitures. On observe notamment cela dans le cas de l’espèce socialiste objet de notre étude :

- Il y a 36 ans : François Mitterrand,
- Il y a 22 ans : Lionel Jospin,
- Il y a 10 ans : Ségolène Royal,
- Il y a   5 ans : François Hollande,
- Aujourd’hui  : Benoît Hamon…        
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S’agissant du dernier guignol hissé sur le pavois par sa tribu, je me permets (pour meubler) de vous refourguer ci-dessous sans y rien changer la notice à lui consacrée dans mon trombinoscope du 1° gouvernement Ayrault en mai 2012 :

« - Benoît HAMON, ministre délégué auprès du ministre de l'économie, des finances et du commerce extérieur, chargé de l'économie sociale et solidaire.
Voilà le type même du mec qui n’a jamais rien fait d’autre dans la vie que de la politique dans les couloirs et salles de réunion.
Engagé dès l’âge de dix-neuf ans lors des manifestations contre la loi Devaquet, après une licence d’histoire, il débute sa carrière comme assistant parlementaire d’un député PS.
Devenu conseiller pour la jeunesse auprès du Premier secrétaire Jospin, le retour de la gauche aux affaires en 97 fait de lui un conseiller du cabinet de Martine Aubry au ministère de l’Emploi, de la Solidarité et des 35 heures qui vont avec. D’abord chargé de l’emploi des jeunes il devient son conseiller aux affaires politiques. A l’approche du désastre dit du 21 avril il va quand même prendre l’air dans un poste sans doute créé pour lui de "directeur du planning stratégique " à l’institut de sondage Ipsos... Même pas trois ans, juste le temps d’attendre un siège de député européen (grande région Est) qui lui épargnera tout souci de fin de mois pendant cinq ans. Aux européennes de 2009, les arrangements internes entre courants ne le placent qu’en troisième position sur la liste socialo en Île de France et il n’est pas réélu. No soucy, il se retrouve membre du Conseil d’administration de l’université Paris VIII et professeur associé.

On pourrait écrire trois pages police 10 sans alinéas sur son rôle et ses contributions aux motions, courants, alliances et trahisons de congrès et de couloirs dans la vie du PS au cours des7 ou 8 dernières années. 1° J’ai pitié de vous, 2° j’ai pitié de moi, 3° On s’en fout. La seule chose qui compte c’est de se souvenir qu’au cours de ces trois dernières années, toutes ses prises de position personnelles, sans exceptions, allaient dans le sens d’une forte intervention de l’Etat, de règlementations accrues, de l’autorisation administrative de licenciement, d’une nationalisation des banques, de plus de services publics, de la retraite à 60 ans sans augmentation de cotisation, etc. Archéosocialo bon teint à son âge ! Bref, parfait pour équilibrer : Mosco va se coltiner comme il peut avec le réel et Benoît sera la caution morale du Bronx et un peu plus si affinité possibilité… »

Sa chance a ensuite été le bordel mis à l’Educ’Nat’ par l’hystérique illuminé Peillon et qu’on n’avait que lui sous la main pour aller y faire un tour. Jusqu’à ce qu’il quitte le Pédalo, le bébé revenant alors à Najat…
Il a fait du chemin, le petit…