"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

samedi 4 février 2017

Désastre Fillon : Raison gardons…



Et c’est dramatique… C’est dramatique car la candidature de François Fillon était la seule laissant espérer, peut-être, un vrai "changement" et, à tout le moins une perspective d’avenir positive.
Au point où nous en sommes, toutes les autres propositions faites aux Français ne peuvent se conclure que par un champ de ruines, une liquéfaction des institutions et de ce qui reste de cohésion sociale dans un mandat présidentiel qui n’ira pas à son terme. Et voire même pourrait s’achever dans la guerre civile :
- L’élection de Macron porterait aux manettes une marionnette du mondialisme financier et de la sociétale-ploutocratie dont le fric et la complicité médiatique ne compenseront pas l’absence d’appareil politique : Il gouvernera à vue, à coup de compromis et de majorités de circonstance centre-gauche-centre-droite style IV° République, toutes les mesures prises l’étant alors exclusivement au mieux des intérêts du monde rêvé de Soros…
- L’élection de Le Pen serait suivie dans la foulée par l’écrasement du FN aux législative par un "front républicain" de-mes-deux. Contrainte d’entrée de jeu à une "cohabitation" avec une majorité parlementaire sans respect pour l’Elysée et légitimée par les urnes, elle aura beau en appeler au peuple, elle ne pourra ni imposer de référendum ni agir par ordonnance faute de 1° ministre à sa botte. Ecrivez la suite…
- L’élection de Mélenchon ou Hamon, enfin, ferait en deux ans de la France la Grèce de Tsipras ou le Venezuela de Chavez avec l’invasion migratoire en prime…

Et voilà que sort juste quand il faut le scandale Pénélope et que s’y rajoute depuis d’autres révélations à un rythme quasi quotidien. Sans vouloir tomber dans la théorie du complot (qui, comme chacun sait, n’est qu’une théorie…), on remarquera que cela fait place nette devant Macron. Bon. Ce n’est pas la première fois qu’un scandale inattendu fait surface au moment opportun.
- Prenez Villepin, en son temps fort bien placé pour succéder à Chirac. Il était ouvertement détesté à Washington, rendu responsable de la "trahison" par la France lors de la 2° guerre du Golfe. Un type que les Américains ne contrôlaient pas… On n’a jamais pu comprendre exactement d’où sortait cette affaire Clearstream mais c’est un fait qu’elle lui fut fatale…
- Prenez DSK. On peut penser ce qu’on veut du type, mais ce n’était pas un perdreau de l’année et il était d’une pointure dont on pouvait craindre l’autonomie de discernement. Certains pensent encore qu’il s’est fait piéger au Sofitel. En tout cas, l’affaire est intervenue juste comme il faut au regard du calendrier préparatoire de la primaire de la gauche…
- Et prenez aujourd’hui Fillon. Là aussi, l’homme dérange-t-il ? Oui. Non pas en raison de sa férocité programmatique sur la Sécu, etc. Ça, "on" s’en fout. En revanche, l’homme pose question sur un plan géostratégique du fait de son souci de rapprochement avec la Russie…
Contrairement aux deux cas précédemment cités où les "affaires" avaient éclaté plus tôt dans le calendrier pré-présidentiel, le Pénélopegate survient bien tardivement. Mais l’apparition tardive de Fillon en position de favori explique peut-être cela…
Et c’est parti ! Citons à titre très accessoire un "fantasme" qui circule, de source invérifiable et très probablement frauduleuse, mais… peut-être pas. Je la citerai donc entre guillemets (restons prudents) :
« La gauche étant hors-jeu, reste Fillon comme seul obstacle à l’accession au 2° tour de Macron, candidat adoubé par l’élite de la mondialisation heureuse. La source d’information est évidemment à Bercy (les salaires versés à Pénélope ayant été scrupuleusement déclarés à l’impôt sur le revenu…) Thomas Cazenave, énarque, ci-devant Directeur de Cabinet de Macron à Bercy devenu Secrétaire général adjoint de l’Elysée fait remonter l’info "pouvant servir". Six semaines après la confirmation de l’investiture inattendue de Fillon par la droite, le temps d’enrichir le dossier, le mardi 9 janvier, Gaspard Gantzer (qui doit à Macron son poste à l’Elysée) rencontre Michel Gaillard, directeur de la rédaction du Canard Enchaîné (ami de longue date de François Hollande). Quinze jours après, la confirmation de l’investiture de Hamon par la gauche venant de tomber, le Canard Enchaîné sort son article… Aussi sec, Mme Houlette, Procureur au Parquet national financier (socialiste bon teint nommée à ce poste par Hollande sur recommandation de Taubira) lance sans débander une enquête préliminaire qui va traîner le temps qu’il faudra »

Mais bon, ne nous égarons pas. L’emploi de la dame semble bien être "fictif". Pourquoi ? Pour une simple raison de bon sens qui n’a aucune valeur de preuve juridique mais qui se suffit à elle-même : "- Si ce n’était pas le cas, on le saurait déjà ! " Les avocats de Fillon auraient déjà déroulé les preuves de travail devant les Français ! Fillon et ses conseils se sont vautrés dans une option de défense sans issues. L’erreur tragique et définitive a été de balbutier s’en remettre à la Justice et d’évoquer de se retirer en cas de mise en examen (qui ne viendra pas avant six mois, ou un an, ou ne viendra pas…) Il fallait envoyer foutre les media stipendiés et les fonctionnaires non élus de la Justice en en appelant au jugement des Français dans les urnes. Risque énorme mais seul risque à prendre. Et voir ce que ça donne avant, éventuellement, de renoncer. Montrer une force de caractère. Il est désormais dans la peau du looser pris comme Cahuzac les doigts dans la confiture…

C’est totalement injuste mais les faits sont là : Le mal est fait. Le moral l’emporte sur le légal et le bien commun. Et l’émotion sur la réflexion Nous sommes dans cette situation ahurissante où la droite qui avait tout pour redresser le pays se voit exclue de la course de second tour avec victoire assurée par défaut à une baudruche gonflée de vent, roue de secours d’une gauche totalement déconsidérée et rejetée par le peuple !

Que faire ? Mettre vite fait en selle un remplaçant tenant la route, adoubé par Fillon et soutenu sans état d’âme par toutes les chapelles. Dur…

Et qui ? Le moins qu’on puisse dire, c’est que ça se présente mal !   

Tout d’abord, aucun des compétiteurs battus à la primaire n’est légitime à prendre la suite (cf. mon billet d’hier) puisqu’ils défendaient tous une autre politique que celle choisie par la majorité des électeurs venus voter. Et ce sont les plus médiatiquement connus…
La primaire a eu lieu. Dans la mesure où il n’est plus temps d’en refaire une autre, sa "Haute Autorité" a terminé son rôle, elle n’a plus lieu d’être et est dissoute de fait. Quand ses membres disent "qu’il faut faire appel à celui arrivé second", ils ajoutent le déni de démocratie à une prise de parole abusive et illégitime.
Fillon et, surtout, son discours et son programme ont été choisis par la majorité. Conformément à leurs statuts, Fillon a pris la direction de fait et organisé à sa main le parti LesRépublicains. Par ailleurs, si tous les sympathisants de droite étaient appelés à voter à la primaire, l’UDI et autres nains de jardin sont restés dehors. Donc, c’est aux instances exécutives des LR que revient dans l’urgence de désigner un remplaçant pour porter le programme retenu par la primaire : celui de Fillon ; sinon ce serait un grand n’importe quoi !
   
- On évoque avec insistance l’idée de faire appel à François Baroin ! 52 ans, chiraquien génétique devenu sarkoziste de raison, rallié alimentaire à Fillon après le 1° tour de la primaire. Comment croire qu’il fera la politique que la base lui demande ? Avancer son nom tient plus côté décor d’estrade de l’éternel-jeune-homme-gendre-idéal en espérant qu’il fasse bonne figure à la télé aux yeux de la ménagère de cinquante ans face au Macron bondissant de douze ans son cadet… Surtout, c’est le genre parfait de candidat qui déclencherait la guerre générationnelle des égos avec toutes les pertes en ligne à attendre des crocs en jambes des petits camarades qui pensent à 2022 en se rasant…  Pensez à ce que penseront les quadras, de NKM (44 ans) sur ma gauche à Wauquiez (42 ans) sur ma droite… ["- Un jeune quinqua aux manettes ? S’il réussit, il me bouche la vue ! Autant qu’il soit battu, je ramasserai le fruit mûr en 2022 après 5 ans supplémentaires d’aberrations. S’il est quand-même élu, faudrait qu’il échoue pour qu’il renonce à se représenter"...] 
­- Hier quelqu’un, un contributeur régulier d’un site pure player (je n’ai pas retrouvé qui ni où) a évoqué le nom de Valérie Pécresse qui a sûrement dû lui taper dans l’œil. Certes, après l’avoir suivi dans sa traversée du désert, elle avant commis l’erreur de quitter Fillon pour Juppé… quasiment la veille de l’effondrement de ce dernier. Au demeurant, elle est intelligente et bien dans la ligne du programme Fillon plébiscité par la primaire. Mais avec ses 50 ans, elle relancerait comme Baroin le délétère combat des sous-chefs Les seuls arguments avancés en sa faveur sont finalement du niveau de l’estrade : Surprendre et déstabiliser les adversaires par l’inattendu. Et quoi d’autre ? – Qu’elle a le même âge que MLP et Hamon ; et qu’elle prive MLP de l’avantage d’être la seule femme dans la course ! C’est maigre…

Alors qui ?

A part Pécresse qui pourrait peut-être après tout emporter l’adhésion d’une majorité de Français sous le tapis de bombes des media macronisés, à part les mannequins d’estrade, qui ?

Une autre option serait de sortir carrément de ce paradigme actuel privilégiant le genre le renouveau c’est Bruno ! (Baroin, Pécresse, NKM, Bertrand, Duchnock ou autres franc-mac pas si nouveaux que ça…) Dans la période d’incertitude que nous vivons tous, derrière une aspiration survendue à virer les sortants, une majorité de Français ont sûrement avant tout besoin d’être rassurés. Ils n’ont que foutre du grand soir à la Mélenchon, du saut dans l’inconnu de MLP ou d’une Révolution purement verbale dont nul ne sait ce que Macron mettra ou sera obligé de mettre dedans… Rêve nostalgique d’un nouveau Pompidou ?

Bref, pourquoi pas Larcher ? Rigolez pas. Gérard Larcher, 67 ans (Juppé 72) a été derrière Fillon dès le début pour concocter son programme : légitimité assurée. Son savoir-faire est manifeste. S’installer à la présidence du Sénat en étrillant deux fois de suite Raffarin montre bien qu’il sait être un homme de consensus et un politicien particulièrement doué. Loin d’être soporifique, il sait être redoutable dans les débats et entretiens à la télé. Dans un débat télévisé, il est parfaitement capable de déstabiliser et de ne faire qu’une bouchée du trépignant Macron qu’on a toujours vu pérorer devant un micro mais jamais dans un duel à armes égales…   Larcher a la réputation de savoir arrondir les angles depuis qu’il a été ministre du Travail et en négociation permanente avec les syndicats. Il saurait sans doute être plus souple que François Fillon sur les thèmes sociaux. Il pourrait même être un meilleur candidat que Fillon...

Plus que sa fonction actuelle de 2° personnage de l’Etat qui le ringardise aux yeux de l’air du temps, son plus gros handicap pour sortir du chapeau tient à sa position au sein du Parti : C’est à lui que revient d’animer les débats internes pour désigner le remplaçant…

Perso, je pense qu’il serait la moins pire des solutions. Je dis ça, je dis rien…

2 commentaires:

  1. CQFD ! Je partage complètement votre analyse. La conclusion, je ne sais pas encore...

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  2. kobus van cleef06/02/2017 17:54

    la guerre civile?
    vous retardez , mon pauvre ami , vous retardez
    la guerre civile est déjà là
    entre inclus et exclus du système
    entre autochtones et allogènes innassimilés
    entre friqués, fauchés, prébendiers , récipendiaires , favorisés , défavorisés
    entre tout le monde

    comme l'avait prophétisé le battu de la primaire zozialiste

    mais le FN n'y est pour rien

    osez dire que Marine est pour quoi que ce soit dans les malheurs du pays ....ou dans ceux de fillon.....

    voilà.

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