"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

vendredi 28 avril 2017

La lassitude du Bolcho…



J’ai tout faux… J’attendais la "quinzaine de la haine"…
Ben non. Déception.  C’est vrai, quoi ! Bien sûr, j’ai vu passer devant la mairie trente ou quarante braillards assez espacés que l’on ne distinguait des quidams faisant leurs courses que grâce à ce qu’ils criaient. Ils étaient suivis par guère moins de cognes, en civil et brassards mais casqués et avec boucliers, eux aussi espacés, décontractés et quasiment les mains dans les poches. Le soir, la télé a évoqué vite-fait 900 manifestants chez moi…
Que sont les gros bras des lois travail devenus ?

"On n’a plus le goût à rien" du côté du Grand Soir. C’est triste.

On s’étonne et on explique ça par la "dédiabolisation" de qui vous savez. OK. Surtout, l’écrasante majorité des acurabas a parfaitement intégré depuis au moins 3-4 ans que la Madelon d’Hénin-Beaumont allait être au 2° tour. Que c’était ça le fond d’écran. Mais surtout, en même temps comme y cause l’autre, tout le monde avait aussi intégré la certitude allant de soi qu’elle sera en définitive sèchement battue. Autant, il y a quinze ans, la surprise de voir le père accéder au 2° tour avait déclenché le psychodrame que nous savons, cette fois-ci le bon sens populaire joue : Les groupies du candidat-vide, les prébendiers du système et les tenanciers des grandes boutiques politiques ayant peur de leur ombre peuvent bien agiter le chiffon du danger fasciste, les gens ont compris qu’on les prenait pour des cons. Enfin… certains…  

Donc, pas de carnaval ; pas pour le moment… Même les plus bornés des profs gauchistes n’osent plus pousser leurs collégiens à sécher les cours pour manifester contre la peste brune. J’espérais comme un con pouvoir revoir certains des tableaux qui m’avaient enchanté il y a quinze ans. Ben non. J’en revois encore un : Celui de cette banderole qui disait à peu près ceci : "Les femmes hétéros avec les lesbiennes contre la haine !". Avec, au-dessous et derrière, une douzaine de femelles en pulls mohair effilochés, du genre à se faire mettre sous les ponts par tous les vérolés du Congo… C’est un spectacle qu’on n’oublie pas…

Mais trêve de nostalgie. Le spectacle qui nous est offert cette année est certes très différent dans son intensité mais pas dans sa nature profonde. Au demeurant, il est plein d’enseignements.

Manifestement, parmi les ténors, grosses légumes et nains de jardin médiatisés du Paysage-Politique-Fwançais qui "appellent à faire barrage", ceux "qui en font le plus" ne sont pas les de-Gauche. Ceux d’entre-eux qui ont encore pour quelques jours fauteuils et sinécures ont renoncé à l’avenir de leur étiquette et s’emploie en toute discrétion à tenter de pérenniser leurs carrières. Les autres, les de-Gauche-Gauche, adoptent la posture de future opposition et ne font rien pouvant dissoudre leur identité. Ce sont ceux-là qui ont raison !
En revanche, les tenanciers des boutiques de-la-Droite-et-du-Centre en font des tonnes dans le barragisme comme dans l’appellisme en faveur du candidat-vide alors que leurs affidés ne leur demandaient rien ! Comme toujours, ils ont un train de retard et n’ont rien compris au film. Ce faisant, ils ôtent toute bonne raison de voter pour eux. Ils donnent la preuve, s’il en était encore besoin, qu’ils ne sont que des Juppé et autre NKM qui n’étaient que cosmétiqués pour la circonstance d’un vague vernis, à la De Gaulle ou la Bonaparte, vernis vite craquelé à la première contrariété.
C’est une joie mauvaise d’en voir certains appeler au rassemblement de leur camp, seule chance de survie, tout en réclamant l’exclusion du PCD et de la mouvance interne Sens Commun !

Parti comme ça, je trouve que ça craint pour les législatives…



Tronche type de Républicain en Marche.
 Nombreux modèles soldés en magasin. 
Prix de braderie à débattre.

jeudi 27 avril 2017

Les urnes au divan !



(et les burnes je ne sais où…)



"En même temps", toussa reste malgré tout très hétéro. L’est où le changement ?