"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

dimanche 9 avril 2017

Divagations dominicales…



J’étais tout à l’heure sur ma terrasse, assis dans mon fauteuil devant le ciel bleu et les sommets enneigés. Moment propice à la méditation. En m’asseyant, je n’avais pu m’empêcher de me faire comme souvent cette remarque récurrente : "- Je sens que ce foutu fauteuil pliant Lafuma d’aujourd’hui n’a que deux ans mais qu’il ne durera sûrement pas trente ans comme son prédécesseur de même marque et de modèle comparable…" Simple radotage de petit vieux et, à vrai dire, je m’en fous un peu. Car, tout bien réfléchi, mon pronostic vital étant plus engagé sous Hollande et suivants que sous l’Occupation ou Vincent Auriol, une obsolescence programmée honnête du dit fauteuil devrait pouvoir suffire à mes besoins… Cela dit, pas association d’idée, je me suis mis à méditer sur le temps qui passe et mes pensées se perdirent alors dans des hauteurs aussi philosophiques que nuageuses, sinon brumeuses…

C’est alors que cette chère Célimène* est venue m’interrompre dans ma méditation pour demander un petit service à son Grand-Papa chéri, lequel se trouvait le plus proche et, surtout, le moins occupé dans son environnement immédiat. S’approchant résolument de son troisième printemps, consciente et parfaitement organisée, Mademoiselle Célimène revenait semble-t-il de s’être déculottée pour une de ces raisons prosaïques où, il n’y a pas encore si longtemps, ma fille et mon gendre lui adressaient systématiquement leurs félicitations avec des bravos et des applaudissements tout à fait ridicules… Célimène, donc m’a demandé de lui rattacher le bouton de ceinture de son jean, chose qui m’a d’ailleurs demandé quelque effort, tant est grand dans les familles nombreuses des classes moyennes le souci économe de faire durer les fringues du dernier de la lignée…

Bref, une fois la chose faite et Célimène repartie, le concept du boutonnage des falzars et venue se greffer sur ma cogitation sur le temps qui passe… Et plus précisément, j’ai réalisé à quel point le boutonnage de l’Autre était un indicateur essentiel de la différence et des gouffres qui séparent l’état de mâle n’ayant jamais procréé et celle de Père (et de Grand-Père) :

- C’est en devenant Père que l’Homme atteint cette plénitude de l’altruisme qui se manifeste en reboutonnant les braguettes autres que la sienne !
J’en ai personnellement fait l’expérience avec mes enfants puis mes petits-enfants !

- Jusque-là, aussi loin que je m’en souvienne, je n’avais reboutonné que mes propres braies ! Qu’il s’agisse bien évidemment de la femme de ma vie, qu’il s’agisse de quelques souvenirs adolescents de biches entraînées dans des slows "avec poutre apparente", voire de souvenirs de ces temps proto-pubertaires où je "jouais au docteur", j’avais toujours boutonné l’autre ! Et pour ce qui est de se reboutonner, qu’elles se démerdent !  

C’est la paternité qui fait l’homme achevé ! Et c’est le bouton de culotte qui valide l’accès à cet état !

J’ai réalisé ça et ça me semble si important qu’il me faut vous le dire.

Ce sera tout pour aujourd’hui.
  
* Ne me demandez pas pourquoi je lui ai choisi ce pseudo, je n’en sais rien

 

4 commentaires:

  1. Et c'est en devenant mère ( et grand mère ) que l'on se mets à recoudre les dits boutons !

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  2. kobus van cleef10/04/2017 21:54

    Célimène, c'est très meugnon
    ceci dit,j'ai recousu des boutons bien avant la grand paternité

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    1. kobus van cleef13/04/2017 21:48

      pas eu besoin de l'armée pour ça
      une enfance heureuse avec des parents survoltés et occupés tous les deux à des tâches essentiellement mercenaires ne pouvait que pousser à acquérir ce genre de compétences ( comme on dit )
      comme disait ma mère "je montre UNE fois, regarde bien"

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