"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

vendredi 14 avril 2017

Le sens de l’assimilation…



Le 30 mai 1806, Napoléon adressait un questionnaire à l’Assemblée des notables juifs qu’il a installée par décret ; questionnaire qui appelait de leur part des réponses précises :
  
- « Les Juifs pratiquent-ils la polygamie ? »
- « Les Juifs autorisent-ils le divorce devant les tribunaux civils ? »
- « Pour les Juifs, les mariages mixtes sont-ils licites ? »

Et puis aussi :

- « Aux yeux des Juifs, les Français sont-ils leurs frères ou sont-ils des étrangers ? »
- « Quels sont les rapports que leur loi leur prescrit avec les Français qui ne sont pas de leur religion ? »
- « Les Juifs nés en France et traités par la loi comme citoyens français regardent-ils la France comme leur patrie ? »

Etc.

Au bout d’un an de controverses politico-talmudiques, quoiqu’en traînant les pieds pour ce qui est des mariages mixtes, les vieilles barbes de ce qui est aujourd’hui le Consistoire central israélite de France donnèrent pour l’essentiel des réponses satisfaisantes aux questions de l’Empereur.

Deux siècles plus tard, la République que-le-Monde-nous-envie se donne au forceps un interlocuteur ayant vocation à être représentatif de la confession musulmane en France.  Machin baptisé nommé le CFCM…

Ça fait exactement 14 ans que cette instance est en place et prospère et, bien évidemment, il n’a pas été question de demander aux représentants élus des Musulmans de répondre au même questionnaire que les Juifs !
Rendez-vous compte ! Ce serait jugé aujourd’hui discriminatoire et attentatoire aux libertés individuelles !

Il est vrai que, hormis de timides sollicitations de bien vouloir jouer les supplétifs de l’ordre public (défense de rire), la République ne leur demande rien. C’est le CFCM qui notifie ses demandes à la République…

D’ailleurs, l’affaire était pliée dès le départ : Au terme de (très) laborieuses discussions ayant durées des années, le pacte préliminaire qui a rendu la suite possible a été signé en 2000 (gouvernement Jospin, Chevènement étant à la manœuvre) Il y avait dedans tout (c’est-à-dire le minimum essentiel) ce que la République avait déclaré "non négociable"… sauf la reconnaissance du droit de changer de religion… La République, pour en finir, avait d’elle-même gentiment enlevé cette clause du texte… à la demande expresse de ses interlocuteurs…

Dès lors, toute la suite allait de soi et je me demande bien pourquoi certains s’étonnent de toutes ces histoires de crèches, de voiles, de piscines et d’enlèvement de croix…   

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