"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

samedi 15 avril 2017

Pâques aux tisons…



Regardez comme il est mignon. Il a huit ans. Et il est tout fier de participer comme servant d’autel à la célébration du saint mystère en ce dimanche des Rameaux. Tout à l’heure, au cours de la liturgie de la Parole, c’est sans doute d’une oreille distraite qu’il écoutera l’Evangile du jour ; le plus long de l’année narrant la Passion du Christ, du jardin de Gethsémani jusqu’à la mise au tombeau du corps martyrisé…

Non, il ne l’écoutera pas ; il le vivra.

Il est mort moins d’une heure après la photo, peut-être prise par ses parents aussi fiers que lui. Il est mort, son petit corps déchiqueté par l’explosion. "Techniquement" déchiqueté par une bombe qui n’est sûrement pas plus folle qu’un camion, certes. Mais surtout déchiqueté par la volonté farouche d’on ne sait quel salafiste ou wahabite ou va-savoir-quoi, en tout cas par un musulman empli de haine.

Il était Egyptien, il était chrétien de confession Copte. Il aura toujours huit ans.

Je n’ai trouvé nulle part son nom. Il est vrai que n’est pas Aylan qui veut. Et sa bonne frimousse n’a pas fait le tour de la terre. C’est sans importance puisqu’ici on s’en fout.

Il va manquer à sa famille, à sa communauté, à son pays, à la nation arabe…
Il nous manque ; il me manque…

Mais il vient de me dire que demain Christ est ressuscité !

2 commentaires: