"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

mardi 23 mai 2017

Ça s’en va et ça revient….



22 morts et 60 blessés, on le saura. On ne saura pas, en revanche, le score définitif. C’est toujours le gros titre du premier jour qu’on retient.
- Pour ce qui est du mesurable, les décès "des suites…" seront signalés au cas par cas au fil de l’eau en pages intérieures, noyés dans les faits divers pendant une semaine à tout casser. Au-delà, ça n’intéressera plus personne en dehors des familles… Et on ne saura rien d’autre, tant le terme de blessés recouvre de réalités diverses. La femme choquée spectaculairement ensanglantée, ayant été tailladée par des éclats de verre mais blessée ambulatoire, le journaliste qui a recueilli son témoignage en micro-trottoir sera peut-être tenté de la retrouver pour faire un papier sur le soutien psychologique… Mais on ne saura rien du nombre de paralysés et d’estropiés à vie. Ni de ceux qui s’en remettront en dépit de graves séquelles, mais après des mois, voire des années de rééducation ; avec des vies affectives et sociales définitivement détruites…
- Sans parler du non mesurable. Pas seulement des coûts de dégâts matériels et des assurances, mais des dépenses de santé, de pensions d’invalidité, etc. Et, surtout, le coût en "potentiel humain" actuarisé pour la société et son avenir. Car cette fois-ci, ce n’était pas le Bataclan où la haine génocidaire du tueur* visait par priorité un milieu de quadras et de trentenaires vivant pour l’essentiel dans une bulle du tertiaire parisien hors sol ne produisant que du virtuel ou du superflu. A Manchester, c’était la jeunesse britannique qui était expressément visée. La jeunesse, collégiens, lycéens, apprentis, jeunes professionnels de tous milieux. Supprimer la relève pour accélérer le grand remplacement…

Chez nous, tout va bien. Macron, avouons-le, a eu raison de dire que lui n’allait pas griffonner une loi sur un coin de table à chaque attentat (ce n’était pas ça mais c’est ça que ça voulait dire…) Quant à Baroin qui ne sait plus quoi dire pour qu’on l’écoute, il a annoncé que les LR avaient une nouvelle Loi sur la Sécurité Intérieure dans leurs cartons. C’est sûrement vrai avec plein de choses intéressantes dedans. Mais d’après ce qu’il en a dit, ça ne doit pas casser trois pattes à un canard.

Mais chez nous tout va bien. Avec Collomb à l’Intérieur rien ne changera.  

* J’ai utilisé le mot "tueur" (terme en usage par ailleurs pour désigner une profession tout à fait honorable dans les abattoirs) car je me refuse d’utiliser celui de kamikaze pour désigner ce genre d’assassin de masse, accessoirement suicidaire (mais ça le regarde) agissant par haine pure dans un but consciemment génocidaire. Qualifier un tel individu de Kamikaze est une grave insulte à la mémoire de tant de jeunes Japonais ayant volontairement sacrifié leurs vies pour détruire le potentiel militaire combattant d’un ennemi s’apprêtant à submerger leur Patrie.

2 commentaires:

  1. Et comment faites-vous pour SAVOIR que ce kamikaze ne serait pas un agent du gouvernement, par exemple ?

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