"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

vendredi 26 mai 2017

La poigne, le godillot et la main de Fatma…



La perspective des prochaines législatives prolonge plus que je ne l’imaginais, tel un moulin à prière, l’antienne d’hystérie obséquieuse, de brosse à reluire, de langues pendantes de béatitude naïve devant l’idole macronienne. A les regarder faire, je trouve qu’ils ressemblent à ce jeune chien au regard énamouré étreignant la jambe de son maître, s’y frottant, bavant sur son pantalon et plus si affinité…

Rien à voir avec le traditionnel état de grâce.

- Hier, donc, Sa Sublime Intelligence Emmanuel 1° Macron a eu l’occasion de rencontrer le Trump mal léché, Number One des States en dépit de notre plein gré. Et qu’ils se sont serré la main. Bon.
Eh bien figurez-vous que l’animal est doté d’une paluche redoutable et a la réputation de broyer la menotte des personnes qu’il rencontre…
Et vous savez quoi ?
Il paraît que dans cette matière, le président américain a trouvé son maître !

Consciente de son rôle essentiel pour informer l’opinion, certaine presse et les sites d’infos ont relayé et commenté, film à l’appui, la poignée de main historique, "image du président américain battu à son propre jeu" :
" Ils se sont serré la main pendant un long moment. Chaque président s'est agrippé à la main de l'autre avec une intensité considérable, leurs phalanges sont devenues blanches, leurs mâchoires se sont serrées et leurs visages se sont crispés " [bon ça, Coco ! à refaire]
" Il n'a fallu que six secondes au président français pour faire du Trump mieux que Trump avec une poignée de main qui a montré au monde qu'il y avait un nouveau leader sur la scène mondiale " [Penser, Coco, à souffler aux communicants du PR de faire durer 12 sec. avec Poutine, ça fera un point de popularité]

- Pendant ce temps-là, on s’achemine doucettement vers une majorité absolue de prébendiers et de néophytes à l’Assemblée, à l’image des "godillots" de celle de 1958 devant tout au Général et donc prêts à suivre ses instructions, quelles qu’elles soient.
A la différence près que, cette fois-ci, il n’y a plus de PCF, SFIO, MRP et CNI avec lesquels il fallait bien débattre concrètement du réel. Tout va être fait dorénavant pour convaincre l’acuraba qu’il n’y a de part et d’autre que deux extrêmes ne nécessitant pas qu’on argumente mais justifiant seulement qu’on fasse barrage On n’a jusqu’alors jamais côtoyé d’aussi près la tentation d’une dictature orwellienne…

- Ah oui ! N’oubliez pas que nous entrons demain en Ramadan. J’en connais qui vont se farcir d’aller tous les soirs rompre le jeûne au premier quartier de lune jusqu’au deuxième tour. Pendant ce temps-là, au moins, ils n’iront pas jacter sous les préaux d’école (c’est vrai que ça ne se fait plus…)

Ce sera tout pour aujourd’hui

3 commentaires:

  1. Merci de bien vouloir nous redonner la définition d'acuraba que j'avais jugée excellente mais que j'avais oublié de noter. Rechercher me prendrais trop longtemps. Merci encore.

    Frans

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    1. C'est bien pass'que je suis bon et à la retraite, donc supposé désoeuvré : " Acronyme de "Administré-Consommateur-Usager-Résident-Assujetti-Bénéficiaire-Ayant droits". L’avantage de cet acronyme très englobant est de ne laisser personne sur le bord du chemin. Suffisamment inclusif, il permet à notre Big Mother au bonnet phrygien de rassembler sous son manteau protecteur l’universalité de ses chers petits… Acuraba devrait donc être privilégié pour éviter d’utiliser des termes génériques tels que Français, électeurs ou citoyens ; sans parler des expressions surannées comme "mes chers compatriotes"… Tous ces termes, en effet, sont dangereux à utiliser tant ils sont réducteurs et po"tentiellement porteurs de discrimination et d’exclusion…"
      Pour mes ho,oraires de consultation, passez à mon secrétariat...

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  2. Merci de cette nouvelle précision. Nous devons en effet moderniser notre langage (la France n'ayant pas de culture, oublions Montaigne, Molière, Voltaire - celui-là ce ne sera pas trop dur - Hugo et Mauriac) je vous propose un nouveau substantif à application politique urgente : le barragisme. Aujourd'hui, on ne vote plus, on "fait barrage". Amitiés

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