"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

mercredi 9 août 2017

Sans bises ni avant-scène au balcon…



Le 21 juillet, j’évoquais ici le suspense qui entachait chez nos voisins ibériques les préparatifs fébriles de la Vuelta. Tous les aficionados de la petite reine devaient être suspendus à la décision du comité d’experts. Ledit comité de sages ayant été spécialement constitué afin de calmer les esprits et de satisfaire toulemeonde, on attendait forcément une décision de consensus, mais rien n’est jamais sûr…

Le blog de céans étant une maison sérieuse qui veille à assurer le service après-vente du vent qu’il vous vend gratos, sachez donc que le comité d’experts ad hoc a rendu son verdict que les organisateurs de la Vuelta ont suivi sans barguigner :

Dès l’édition 2017 du Tour d’Espagne qui débute le 19 août, sur le podium, les vainqueurs ne seront plus accueillis par une ou deux jeunes femmes nubiles et convenablement carrossées qui leur claqueront la bise.
Désormais, ils seront accueillis par un binôme paritaire composé d’un mâle et d’une femelle. Ni l’un ni l’autre ne seront tenus de leur claquer la bise, laquelle ne serait pas interdite mais vivement déconseillée… On notera que s’il est expressément précisé que la femelle "portera une tenue moins affriolante que par le passé", aucune précision n’est donnée quant à la tenue du mâle. J’imagine donc que le bogoss de service pourrait, lui, porter un falzard moulant poutre apparente sans choquer la susceptibilité millimétrée des hystéroféministes madrilènes. Mais bon.
Ah oui ! Désormais, ce sera un homme et non plus une femme qui aidera le champion à enfiler son maillot de vainqueur et le lui boutonnera amoureusement… Car les femmes ne sont pas ses bonniches, hein ! Mais ce ne sera pas non plus un valet de chambre, l’assistant d’habillage le sera au titre d’ancien champion cycliste…

C’est foutu. Le pli est pris. Personne n’osera revenir en arrière : Dès 2018, le Tour de France, le Giro d’Italia et tout le calendrier des critériums s’y mettront, obligés de fait de se soumettre aux ukases d’une infime minorité de pétasses mal baisées !

P’tain ! A quand la parité dans le corps de ballet des Folies Bergères ? Avé des tenues moins affriolantes ?

Il n’y a pas de limites à l’extension du domaine de la lutte. Croyez-moi, les bleus de chauffe et salopettes des miliciennes nord-coréennes seront d’un érotisme fou et feront un tabac quand elles se produiront au Moulin-Rouge ! Sauf que la salle sera vide ; comme les bords de route du Tour…

9 commentaires:

  1. les cons osent tout c'est à ça qu'on les reconnaît disait Audiard

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  2. "I Can get no..."

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  3. Je suis vraiment content d'être plus près de la fin que du début ...

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  4. "Entre deux caisses, c'est difficile"...ça dépend pour qui, où et quand.

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  5. ou transition par ailleurs "facilitée"...disons.

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  6. Moi, je ne suis pas (encore) de la jaquette. Je vais finir par faire des complexes.

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  7. Autrefois, les filles à l'arrivée de l'étape du Tour de France(je crois qu'il n'y avait pas de podium) remettaient un bouquet de fleurs au vainqueur en tenue folklorique (je ne me souviens plus s'il y avait bise).
    Un petit revival ne serait pas pour me déplaire, je vais soumettre l'idée à Christian Prudhomme...

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