"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.

mercredi 8 novembre 2017

X guerres de retard ou la guerre des crayons…



Ah ! Quel courage ! Saluons ces auteurs, ces écrivains, oui, ces écri-vains d’aujourd’hui qui, en vrais héros de la bataille du rail, sortant de la mine, descendant des collines, montent au front malgré septante ans de retard et prennent tous les risques éditoriaux dans la guerre des crayons si angoissante pour nos contemporains. Saluons aussi le courage de leurs éditeurs et, surtout, des jurys littéraires s’obésifiant chez Drouant qui les ont couronnés après le homard à la nage, entre la poire et dans le fromage.

Je cause de quoi, la ? Ben du Goncourt et du Renaudot. Et je me contenterai, pour meubler, de vous rapporter ci-après le début du billet commis ce jour par Alain Nueil sur le site Causeur.fr :
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« Beaucoup plus fort que Romain Gary ! Le grand écrivain a obtenu pour la seconde fois le prix Goncourt en 1975 pour La vie devant soi en attribuant la paternité du livre à son neveu, pourvu du pseudonyme d’Emil Ajar. Le 6 novembre 2017, l’avocat américain Mike Godwin, inventeur de la loi du même nom, a décroché les deux plus prestigieux prix littéraires français, le prix Goncourt et le prix Renaudot. Pour le premier, il s’est affublé du nom et de la personne d’un littérateur peu connu, Eric Vuillard à qui il a fait endosser L’Ordre du Jour. Pour le second, c’est Olivier Guez qui aurait écrit La disparition de Josef Mengele. Le premier livre parle de la collusion d’Hitler avec le grand capitalisme allemand et le second de la fuite et de la vie heureuse en Amérique du sud du médecin en chef d’Auschwitz. Il reste à espérer que, quand la supercherie sera découverte, ces deux marionnettes ne tomberont pas dans la même dépression interminable que Paul Pavlowitch, le malheureux neveu manipulé par Gary.

La critique n’est pas de notre temps

Quel courage, tout de même, dénoncer la montée en puissance du nazisme et ses séquelles plus de 70 ans après la chute du IIIème Reich ! Un courage qui a été salué par les jurys, le bon Monsieur Pivot en tête, comme par les journalistes.
Non, non, nous ne voulons pas de romanciers qui parlent des brûlants problèmes d’aujourd’hui. Quelle mouche a piqué Alain Finkielkraut d’intituler une de ses récentes émissions de Répliques, A la recherche du temps présent ? Franchement, ce Patrice Jean qui parle dans L’Homme surnuméraire de l’angoisse des mâles d’aujourd’hui déclarés inutiles et nuisibles à la société, quel intérêt ? Et ce Benoît Duteurtre qui nous bassine avec la bétonisation du monde, l’enlaidissement de Paris par Hidalgo et le tourisme de masse dans Pourquoi je préfère rester chez moi, en voilà un raconteur de futilités ! Ces pauvres garçons répètent à l’infini le modèle de Balzac, qui termine son œuvre par des livres dont l’action lui est quasiment contemporaine comme La cousine Bette, ou de Proust qui à la fin de La Recherche du Temps perdu décrit en direct la société de l’immédiate après-guerre de 14-18, juste avant sa propre mort.

Il est temps de dénoncer les guerres préhistoriques

Non, non, les jurés Goncourt et les jurés Renaudot ont totalement raison, nous voulons des romans qui évacuent les douloureux problèmes de la société française d’aujourd’hui, qui ne risquent pas de la cliver, de « dresser les Français les uns contre les autres ». Vous voyez le mauvais effet d’un romancier qui écrirait le monologue intérieur d’une mère de djihadiste parti en Syrie, et qui attendrait interminablement à sa fenêtre de banlieue le retour de l’enfant guerrier ou d’un de ses copains ? Et l’effet désastreux du journal d’un vieil homme de Villejuif qui verrait son entourage et sa ville s’africaniser peu à peu inexorablement ? (…) »

Alain Nueil

2 commentaires:

  1. nous les petits goys (enfin, je ne sais pas si vous en êtes un), on se bouffe de la Shoah matin, midi et soir, 24 h/24, 365 jours par an, à la télé, à la radio, dans les journaux, dans les romans, dans les essais, . Et pour que "plus jamais la Shoah", on a évidemment droit à toujours plus d'antiracisme, donc toujours plus d'immigration, pour nous rééduquer, nous les sales petits goys, nous la bête immonde, et on a donc droit à toutes ces choses merveilleuses qui font que la France d'il y a 40-50 ans, où on pouvait se ballader en toute sécurité quasiment n'importe où à n'importe quelle heure du jour et de la nuit, la France des petits villages paisibles, est aujourd'hui méconnaissable
    PS : si vous ne voulez pas prendre de risque avec mon commentaire, je ne vous en voudrai pas si, après l'avoir lu, vous le supprimez

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    1. Mmouais… Si j’ai fugacement hésité à valider votre commentaire, c’est plutôt en tiquant sur l’anonyme : J’aime pas, le choix d’un pseudo m’aide à imaginer l’autre… (au vu de mes stats, mon taux de "modération" est de 0,2% avec pseudo et 22% pour les anonymes) Mais je serai bon avec vous car je saisis l’occasion que vous me donnez de vous rétorquer que les Juifs sont aussi, autant que nous les "goys", victimes des maux que vous évoquez. Cela devrait en revanche soulever deux questionnements : 1° Pourquoi la critique du christianisme est-elle tolérable et celle du judaïsme intolérable ? 2° Pourquoi ne peut-on s’interroger sur leur "éventuelle" (restons prudents) part de responsabilité dans la situation que nous vivons, eux et nous, alors qu’on le peut quant à la responsabilité d’autres ? Mais c’est évidemment hors sujet…
      S’agissant du "risque" encouru, quoi de plus que d’oser écrire
      http://leplouc-emissaire.blogspot.fr/2017/10/antisemitisme-judeophobie-et-caetera.html
      Faut quand même essayer de vivre…

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