"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

mardi 19 septembre 2017

Dites bonjour au futur...



« Y aura-t-il assez d’iPhone X pour Noël ? ». C’est la question que se posent très doctement de nombreux médias depuis la divulgation de retards dans la commercialisation du dernier avatar d’un jouet qui fête cette année son dixième anniversaire.
Pis, au rythme où la marque à la pomme fabrique l’iPhone X, de nombreux consommateurs pourraient passer les fêtes sans pouvoir pianoter sur le smartphone dont ils se languiront à la manière de Vladimir et d’Estragon attendant Godot – avec le pseudonyme de Godot, Samuel Becket se référait sans doute à Dieu (God-ot), donnant à sa pièce une dimension métaphysique.
Il y a moins d’une génération, nos parents regardaient, tantôt attendris, tantôt amusés, des Bochimans s’entre-déchirer à propos d’une bouteille de Coca-Cola tombée du ciel – un cadeau de Dieu sans doute – dans Les dieux sont tombés sur la tête. Nous en sommes arrivés là aujourd’hui.
Notre époque, qui a tué son Dieu, n’a eu de cesse d’enlacer les religions et figures religieuses d’ailleurs (islam, dalaï-lama…), et de se créer, parallèlement, un nouveau polythéisme, au sein duquel Steve Jobs trône tel Zeus, entouré de Neymar, Michaël Jackson (l’homme ni blanc, ni noir), ou Obama… »
Gregory Vanden Bruel*
* son billet chez Boulevard Voltaire

samedi 16 septembre 2017

Un week-end à ne pas rater !



C’est que nous avons ce week-end une conjonction de planètes qui mérite d’être soulignée : Nous avons "en même temps"™ les Journées du Patrimoine et la Fête de l’Huma ! Et là, voyez-vous, il y a tout un symbole qui doit vous interpeller au niveau du vécu !

D’abord, si elles ont beau être devenues européennes, les journées du Patrimoine restent des évènements bien-de-chez-nous. Oui Madame, oui Monsieur. En effet, aller fréquenter les monuments et musées ouverts à tous ces jours-là est une des rares occasions qui nous est encore donnée dans les villes de se croire en France au milieu de nos semblables ; j’ai déjà évoqué ça ici.

Ce que je viens d’écrire, entendons-nous bien, n’est certes vrai que pour les vieilles pierres Pas pour la foultitude d’évènements, spectacles soi-disant vivants et autres installations ou performances proposés aux chalands dans un souci suivez-mon-regard…

Les vieilles pierres, donc, et les nostalgies qui sont aussi constitutives de notre patrimoine mémoriel.

A cet égard, je ne sais si nous avons encore cette année la chance de pouvoir aller visiter ce haut lieu de l’Histoire de France qu’est le Temple de l’obsolescence ouvrière. Si c’est le cas, dépêchez-vous d’y aller, il vieillit mal…

Quoi qu’il en soit, il nous reste la fête de l’Huma. Ne mégotons pas :  la fête de l’Huma est un élément vivant essentiel de notre patrimoine, j’en veux pour preuve qu’elle est sponsorisée par radio france en général, france culture et france bleue en particulier (f minuscule dans les logos, svp) et nul ne saurait contester la légitimité de cette aumône d’argent public octroyé à cette vénérable institution nationale.

Je me souviens être allé à son édition de 2012 et avoir alors éprouvé une compassion toute chrétienne pour ses affidés, tous ces fossiles et les marteaux qui me sont chers, étant mes concitoyens. Je vous en avais parlé  Bien sûr, pour "faire le chiffre" et tenter de réduire le déficit annuel abyssal de leur feuille de choux qui perd 50 cts malgré 63 cts de subventions publiques par numéro vendu 2 €, le fête tourne au barnum de festival musical euh… varié.  Au demeurant, on sent bien d’année en année que ça tourne à la patine moussue des vieilles pierres qui nécessitent l’aide des Monuments historiques pour continuer à tenir debout pour servir à l’éducation des jeunes générations.
Pour l’édition de cette année, Polnareff, conscient de ses 73 balais, a raccroché les gants… A la place, outre le chanteur Renaud qui peut encore remplir la salle de seniors à 65 ans, on a en tête d’affiche cet après-midi le retour du monstre sacré du punk, Iggy Pop qui, pour ses 70 ans, peut encore palper un cachet à la fête de l’Huma avant d’aller faire swinguer dans les fêtes de Noël des maisons de retraite…

Faites un effort, allez-y pour contribuer à la pérennité de notre patrimoine… 


jeudi 14 septembre 2017

Circulez ! Ya rien à voir !



Ah que c’est beau ! Vous croyez quoi, hein ? Qu’on allait s’écraser devant l’indignation scandalisée et surjouée de la communauté israélite ? Devant les louches déclarations puant son instrumentalisation par l’estrêmdrouâte d’un Goldnadel ? d’un Finkielkraut ? Comme si les journalistes et les médias n’avaient pas eu raison de refuser de se précipiter pour en parler sans savoir, en faisant l’amalgame ?
Non ! Nous avons aujourd’hui enfin la preuve que, injustement traînés dans la boue par la fange nazi-abonde de ce pays de fainéants, la presse a fait son travail en conformité avec sa déontologie ! Elle a sagement attendu l’avis des experts !
Non, Sarah Halimi n’a pas été martyrisée puis jetée par la fenêtre par haine antisémite ! Et encore moins par l’Islam. Et même pas par haine tout court…  

Son meurtrier présumé a agi " sous l'empire d'une bouffée délirante aiguë démultipliée par une prise massive de cannabis" Point barre ! "Le caractère pathologique du passage à l'acte ne fait aucun doute." Oui Monsieur, oui Madame.
Certes, "la prise volontaire de stupéfiants permet de considérer que le sujet est partiellement responsable". Que c’est beau ! Mais dans une société où la consommation individuelle de stupéfiants n’est pas sanctionnée mais seulement la vente (cherchez l’erreur) et où tant de voix autorisées réclament la légalisation du cannabis, un bon avocat de la défense devrait pouvoir semer le doute dans le jury quant au caractère volontaire du surdosage dont son client a peut-être été l’innocente victime
Auquel cas, si, à dire d’expert, "le discernement du suspect était altéré mais pas aboli au moment des faits", dès lors que l’altération ne relèverait plus de façon certaine de sa propre responsabilité, on pourrait passer, non pas de la circonstance aggravante d’antisémitisme déjà rejetée mais de la… circonstance atténuante d’altération du discernement désormais retenue… à l’annulation pure et simple des poursuites pénales. Circulez, il n’y a rien à voir !

Bien sûr, s’étant introduit par effraction chez cette malheureuse femme, le dénommé Kobili Traoré s'était acharné sur elle aux cris d'"Allahou akbar", entrecoupés d'insultes et de versets du Coran, avant de la jeter par le balcon en criant qu’il a tué شيطان (le démon) Mais ça n’a rien à voir puisqu’il souffrait d’un "délire persécutif polymorphe, à thématique mystique et démonopathique" et "dans le bouleversement délirant, le simple préjugé ou la représentation banale partagée se sont transformées en conviction absolue"
Relisez bien tous les mots de ces phrases d’expert : Le simple préjugé et la représentation banale partagée, ça ne vous dit rien ? On sent bien derrière ces mots qu’on pense, au-delà de l’antisémitisme (concept recyclé et instrumentalisé), au réel fond de sauce de prévention-suspicion récurrente face à la communauté judaïque présente dans toutes les civilisations depuis au moins le Moyen-Âge. Donc, pas de quoi fouetter un chat. La seule chose contrariante dans le cas d’espèce, c’est que ces préjugés et représentations banales se sont transformées en conviction absolue sous l’effet… sous l’effet ? – Ben d’une thématique mystique ! - De laquelle ? – Ne sortez pas du sujet, voulez-vous !
Un tel délire criminel aurait tout aussi bien pu saisir une grenouille de bénitier ou cheftaine de la paroisse allant massacrer un clodo ne croyant pas à la Présence Réelle. C’est ce qu’on peut lire dans les blancs du rapport remis au juge d’instruction par ce Dr Zaguri, expert psychiatre près des tribunaux…

Et puis d’ailleurs, que de simples préjugés puissent être absolutisés par une thématique mystique, ça se voit tous les jours, avec couteau ou parfois camion, sans qu’il y ait besoin de cannabis et de rapport d’expert. Mais ça n’a rien à voir, hein ?

Ce pays est foutu.