"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

mercredi 24 mai 2017

Le bogoss et sa logeuse…



Avant-hier, je vous avais gratifié d’un texte de Vertumne (blogueusement trop tôt disparu) sur la tropicalisation de la femelle européenne. Après-coup, cette évocation du pouvoir matriarcal de la femme africaine et du concept de bogoss m’ont fait repenser à un passage des "scènes de la vie future" de Sixte datant semble-t-il de la même époque que le billet de Vertumne. Pour meubler en ces temps "d’attente de voir Marcher…", je vous en propose un extrait :
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Dans le futur, l’homme ne possède rien en propre ou très peu. Il préfère la location, l’emprunt ou le copartage, et veille à se laisser le maximum de "portes ouvertes", à ne pas se retrouver lié à l’engagement, à l’entretien ou à la persévérance. Pas de maison, pas d’attache. Pas de carrière, pas de contrat ; on ne va tout de même pas faire le même travail toute sa vie. Pas de voiture, éventuellement un vélo. Un vélo "partagé" si possible. La seule contrainte que l’homme ait consenti à conserver, dans le futur, est de limiter l’empreinte de son passage sur la Terre. Son bilan carbone est excellent, il ne garde à proximité de lui que ce qui lui est nécessaire, revendant, troquant, recyclant… Pas de construction en dur. Rien qui soit indélébile.

[Mais l’homme du futur ne va quand-même pas se contenter d’une tente-cercueil de chez Décathlon achetée en solde sur Bon Coin pour dormir sous les ponts bâtis aux HLPSDNH par ses aïeux, idiots utiles…]

L’une des contreparties de la vie nomade consiste, pour l’homme du futur, à trouver sa "mère-auberge".
Car dans le futur, il n’y a plus de "femme au foyer" mais des mères-auberge. La mère-auberge est une femme qui, célibataire à 35 ans, a fini par acheter un logement seule. Propriétaire de son toit, son foyer abrite généralement les enfants que les hommes de sa vie lui ont laissés, son dernier concubin en date et une femme d’un pays du tiers-monde qui l’aide à l’éducation des enfants.
L’homme du futur est donc un éternel locataire qui paie à la mère-auberge un loyer le temps de leur idylle. Il ne possède en propre que quelques meubles ou objets de valeur et bien sûr sa console de jeux et sa collection de DVD. Sa vie d’homme consiste à guetter une mère-auberge, à la séduire, et à s’installer chez elle. Quand la femme se lasse, le voilà dehors, en quête d’une nouvelle mère-auberge, transbahutant ses quelques possessions ou les stockant en garde-meubles le temps de sa période de célibat.

La mère-auberge doit l’asile aux lardons qu’on lui laisse jusqu’à leur majorité. Elle a toutes les charges et les responsabilités d’un propriétaire et d’un parent, et l’activité professionnelle intense qui lui permet d’y faire face. Malgré tout, elle est satisfaite de sa vie, qu’elle qualifie "d’indépendante".
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Comme disait l’auteur : "Toute science-fiction est inutile quand on a déjà l’utopie pour paysage"


mardi 23 mai 2017

Ça s’en va et ça revient….



22 morts et 60 blessés, on le saura. On ne saura pas, en revanche, le score définitif. C’est toujours le gros titre du premier jour qu’on retient.
- Pour ce qui est du mesurable, les décès "des suites…" seront signalés au cas par cas au fil de l’eau en pages intérieures, noyés dans les faits divers pendant une semaine à tout casser. Au-delà, ça n’intéressera plus personne en dehors des familles… Et on ne saura rien d’autre, tant le terme de blessés recouvre de réalités diverses. La femme choquée spectaculairement ensanglantée, ayant été tailladée par des éclats de verre mais blessée ambulatoire, le journaliste qui a recueilli son témoignage en micro-trottoir sera peut-être tenté de la retrouver pour faire un papier sur le soutien psychologique… Mais on ne saura rien du nombre de paralysés et d’estropiés à vie. Ni de ceux qui s’en remettront en dépit de graves séquelles, mais après des mois, voire des années de rééducation ; avec des vies affectives et sociales définitivement détruites…
- Sans parler du non mesurable. Pas seulement des coûts de dégâts matériels et des assurances, mais des dépenses de santé, de pensions d’invalidité, etc. Et, surtout, le coût en "potentiel humain" actuarisé pour la société et son avenir. Car cette fois-ci, ce n’était pas le Bataclan où la haine génocidaire du tueur* visait par priorité un milieu de quadras et de trentenaires vivant pour l’essentiel dans une bulle du tertiaire parisien hors sol ne produisant que du virtuel ou du superflu. A Manchester, c’était la jeunesse britannique qui était expressément visée. La jeunesse, collégiens, lycéens, apprentis, jeunes professionnels de tous milieux. Supprimer la relève pour accélérer le grand remplacement…

Chez nous, tout va bien. Macron, avouons-le, a eu raison de dire que lui n’allait pas griffonner une loi sur un coin de table à chaque attentat (ce n’était pas ça mais c’est ça que ça voulait dire…) Quant à Baroin qui ne sait plus quoi dire pour qu’on l’écoute, il a annoncé que les LR avaient une nouvelle Loi sur la Sécurité Intérieure dans leurs cartons. C’est sûrement vrai avec plein de choses intéressantes dedans. Mais d’après ce qu’il en a dit, ça ne doit pas casser trois pattes à un canard.

Mais chez nous tout va bien. Avec Collomb à l’Intérieur rien ne changera.  

* J’ai utilisé le mot "tueur" (terme en usage par ailleurs pour désigner une profession tout à fait honorable dans les abattoirs) car je me refuse d’utiliser celui de kamikaze pour désigner ce genre d’assassin de masse, accessoirement suicidaire (mais ça le regarde) agissant par haine pure dans un but consciemment génocidaire. Qualifier un tel individu de Kamikaze est une grave insulte à la mémoire de tant de jeunes Japonais ayant volontairement sacrifié leurs vies pour détruire le potentiel militaire combattant d’un ennemi s’apprêtant à submerger leur Patrie.

lundi 22 mai 2017

La dérive tropicale…



Rien à voir avec le réchauffement climatique ! Hier, j’écoutais distraitement sur France-Cul’ je-ne-sais-quelle pétasse qu’on interviewait avec gourmandise pour qu’elle puisse faire la promo de sa pièce de théâtre, "interprétation" d’Une Maison de Poupée d’Ibsen. Du moins c’est ce que j’ai cru comprendre…
Pour introduire les propos de la gonzesse, on nous a infligé le récitatif d’une longue citation de Marguerite Duras, tombereau de conneries propres à convaincre l’acuraba déculturé de l’insupportable aliénation des femmes, de toute éternité en générale et depuis la chappe de plomb du christianisme en particulier…   

Du coup, ça m’a donné l’envie de vous ressortir le texte ci-après qui avait été publié en 2009 (8 ans déjà) par je-ne-sais-plus-qui sur son blog depuis disparu : ethnocide.blogspot.com (merci à qui me retrouvera qui c’est) Ça s’intitulait : Tropicalisation de l’Europe :

 

« Pour comprendre les bouleversements sociétaux de notre civilisation contemporaine, il nous faut nous pencher sur l’occupation principale des humains durant les millénaires qui nous ont précédés. Appréhender ce qui a conditionné leur existence, sous l’effet de la sélection naturelle et artificielle. Comprendre l’état initial de notre culture pour observer ce qui a changé depuis.

Durant la majeure partie de leur histoire civilisée, les hommes ont été agriculteurs, et c’est de l’agriculture que la quasi-totalité de la population mondiale vivait jusqu’au milieu du XXe siècle. Comparer les racines des sociétés passées c’est alors comparer les différents types d’agriculture, les lignes de fracture s’effectuant notamment entre les régions tropicales et tempérées.

Le fondement même de la civilisation, l’agriculture, diffère considérablement dans les régions tropicales et tempérées. Dans les régions chaudes et arrosées du globe, les sols fertiles et faciles à travailler sont principalement cultivés par les femmes. En Afrique par exemple, on estime que les femmes réalisent environ 80% du travail de la terre, un record mondial. La femme, base de la structure économique de la société africaine est plus ou moins indépendante économiquement. L’homme, quant à lui, assure essentiellement une fonction protectrice (
contre les agressions d’autres tribus), politique et reproductrice. Comme la femme dispose d’une relative autonomie économique, elle peut se passer de l’investissement amoureux et financier de son compagnon pour élever ses enfants. En conséquence, les couples ne sont pas liés par des relations monogames exclusives et peuvent se faire et se défaire avec une relative souplesse.

Cette autonomie économique des femmes favorise également la polygamie puisqu’il est proportionnellement bien moins coûteux pour un homme d’entretenir plusieurs femmes quand celles-ci nécessitent un investissement moindre. La notion de paternité même ne revêt pas une importance notable et le père se désintéresse bien vite de ses rejetons pour multiplier les conquêtes, laissant la femme qu’il a mise enceinte élever seule son enfant. Bien souvent l’homme le plus important pour un petit africain, celui avec lequel il tissera les liens se rapprochant le plus de la filiation, sera son oncle maternel, c'est-à-dire le mâle possédant le génome le plus proche du sien. Dans ces sociétés tropicales africaines, les géniteurs seront donc davantage choisis sur des critères à court terme indiquant un bon potentiel pour la reproduction que sur des critères liés à la qualité de leur investissement paternel à long terme.

La situation est radicalement différente sous les plus hautes latitudes de l’Europe. La base de la civilisation, l’agriculture, part sur des prémisses tout autres. Les sols européens, stériles une grande partie de l’année, sont encombrés d’un réseau racinaire dense et doivent donc être labourés à la charrue ou à l’araire pour être cultivables sur une grande échelle. Ce travail, physiquement exténuant, est l’apanage des hommes, aidés par des animaux d’une grande force tels que les bœufs et chevaux. En Europe, contrairement à l’Afrique, les femmes sont économiquement dépendantes des hommes et doivent compter sur leurs compagnons pour survivre. De cette façon, les hommes dépensent beaucoup d’énergie pour s’occuper de leur femme, ils ne peuvent donc pas se permettre, à l’exception de ceux des classes supérieures, de multiplier les maîtresses. La polygamie est tout simplement beaucoup plus coûteuse économiquement en Europe.

Plus qu’un « reproducteur », l’homme européen est, avant tout, un « pourvoyeur ». Les hommes seront donc choisis sur des critères tels que l’ardeur au travail, l’ingéniosité technique, et la fidélité. Le lien amoureux entre les époux est fort, à l’image de l’investissement des deux partenaires, l’homme monopolisant ses ressources durement acquises pour une seule femme, et la femme consacrant ses années de fertilité à mettre au monde et élever les enfants d’un seul homme. C’est un risque considérable pris par les deux parties, mais un risque payant à long terme. Le pire sort pour une femme européenne est de se retrouver fille-mère, abandonnée par son homme après la conception de leur enfant, puisque dans ce cas c’est la survie de la femme et de son enfant qui est en jeu. Le pire sort pour un homme européen est d’avoir investi tous ses efforts pour des enfants qui ne seraient pas les siens, ou de se retrouver sans travail pour entretenir sa famille. En conséquence, dans les sociétés européennes, l’adultère et les naissances hors mariages sont très sévèrement réprimés et la monogamie encouragée.

Mais voilà, cette forme d’organisation de la société européenne a progressivement évolué vers ce que j’appellerai une « tropicalisation ». En effet, la structure économique de nos sociétés et donc l’organisation sexuelle du travail ont subi des changements considérables au cours du XXe siècle. La mécanisation des tâches a rendu la force masculine presque inutile pour la très grande majorité des emplois des sociétés avancées.
Amorcé dès la Première Guerre Mondiale, le travail salarié des femmes s’est d’abord implanté dans les usines avant de gagner l’espace du secteur tertiaire vers les années 60. La conversion des sociétés contemporaines au tertiaire a grandement accéléré les mutations en cours, la majorité des salariés effectuant un travail de bureau pour lequel les femmes sont aussi bien adaptées que les hommes, si ce n’est plus. Cruelle ironie de l’Histoire, les Européens en poussant leur génie scientifique et technique à son paroxysme ont favorisé sans le savoir l’avènement d’une société tropicalisée !

Bien que la femme européenne ait de tout temps travaillé, pour la première fois de son histoire et grâce au salariat, elle s’est trouvée en mesure de subvenir à ses propres moyens sans le soutien masculin. Les mesures socialistes et aides publiques aux mères célibataires, telles que "l’allocation au parent isolé" conséquences logiques des évolutions décrites ci-dessus, renforcent davantage cette tendance en réduisant les avantages de la monogamie pour les femmes. Si une femme est abandonnée par son compagnon, elle se trouve, contrairement aux siècles passés, en mesure d’élever ses enfants sans mettre en jeu leur survie commune. La notion de fille mère ne signifie de toute façon plus grand-chose en ce début de XXIe siècle. Les indicateurs sociaux sont d’ailleurs révélateurs de cette tendance à la tropicalisation de la société : croissance continue des naissances hors mariage (
désormais majoritaires en France), disparition de la notion de paternité au profit de la "parentalité", abandon de la transmission patrilinéaire du nom de famille ou patronyme, augmentation du nombre de divorces, diminution de la durée moyenne du mariage, multiplication du nombre de partenaires sexuels, généralisation du concubinat, apparition des marquages corporels comme les piercings et tatouages… A l’image d’un nombre croissant de petits Français, les enfants sont de plus en plus élevés par leur mère divorcée/séparée/célibataire et leurs grands-parents maternels, le père étant devenu facultatif.

Ces bouleversements macroéconomiques et sociétaux ont une influence considérable sur la mentalité de nos contemporains, modelant le moindre aspect de leur existence, traçant de nouvelles lignes de conduite conformes à l’air du temps. Insidieusement, le "pourvoyeur" se trouve remplacé par le "reproducteur" comme idéal masculin. Le pourvoyeur est d’ailleurs de plus en plus ridiculisé sous la forme du nerd, l’ingénieur boutonneux qui ne trouve pas de copine parce qu’il dépense trop d’énergie dans son travail au détriment des activités plus "cool". Ce n’est plus le chevalier, l’aviateur ou l’homme d’affaires, tous des archétypes du pourvoyeur européen, qui font rêver les filles, mais le chanteur, le footballeur, ou le simple "bogoss", archétypes du reproducteur africain. Chez le nouveau prince charmant, les qualités morales liées à l’investissement à long terme sont progressivement remplacées par des qualités physiques liées au potentiel reproducteur. L’accent est mis sur les muscles, la tchatche et la danse, trois qualités retrouvées chez le rappeur, nouvelle idole contemporaine. Le romantisme même, symbole de la relation monogame exclusive, est désormais considéré comme ringard, y compris par les filles.
        
Cette mutation des processus de séduction s'est répercutée dans tous les aspects de la société. Ce n’est pas pour rien que les conservateurs et autres ligues de vertu se sont déchaînés contre les déhanchements lascifs d’Elvis Presley et des chanteurs des années 1960, bien conscients que cela correspondait à une nouvelle forme de séduction, profondément étrangère à la mentalité européenne façonnée par les siècles précédents. Je vous laisse deviner de qui le King s’était inspiré pour ses pas de danse… Les danses d’ailleurs, se font désormais individuellement et avec des postures et déhanchés sexualisants, similaires à ceux retrouvés dans les danses de la fertilité africaine. Donc, si les petits mulâtres pullulent dans nos rues c’est parce que ces femmes européennes se sont adaptées à l’époque contemporaine, qu’elles ont compris que même abandonnées par leur "bogoss" rencontré en boite de nuit, elles parviendront à élever leur rejeton sans trop de mal. Comme des Africaines, elles peuvent s’occuper seules de leurs enfants. Barack Obama et Yannick Noah sont en vérité davantage les fruits d’une époque en voie de tropicalisation que la conséquence de la seule xénophilie.

En fait, on pourrait avancer que si les sociétés européennes deviennent de plus en plus africaines au niveau ethnique, c’est parce qu’elles sont déjà profondément africaines au niveau culturel. Les deux types de sociétés, autrefois séparées par un gouffre civilisationnel, n’ont jamais été aussi proches qu’à notre époque. Pour conclure, lorsque Louis
-Ferdinand Céline écrivait que "la France court vers le Nègre" il ne faisait qu’illustrer le génie propre aux grands écrivains, ces hommes qui ont su percevoir par-delà les épiphénomènes la quintessence de leur époque et la sublimer en art. En réalité, les Français ne courent pas vers le "Nègre", ils deviennent eux-mêmes des "Nègres". »