"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.

vendredi 12 octobre 2018

Le jour où on m'a demandé d'épeler "Robert"…


« La "querelle des prénoms", déclenchée il y a quinze jours par l’échange houleux entre Éric Zemmour et Hapsatou Sy sur le plateau de "Salut les terriens ! ", a suscité en moi un souvenir douloureux. J’ai décidé de raconter cette histoire maintenant dans l’espoir qu’elle alimente le débat au moment où les esprits se sont un peu calmés. « Mon frère s’appelait Robert. Quoi de plus ordinaire comme prénom français. Dans mon esprit, le prénom Robert (comme le mien, Pierre) fait partie du paysage qui fut le décor de ma vie. Le village, le clocher, l’école, la langue, les livres, mes parents… Et donc ce prénom, pour moi, était évidemment familier à tout le monde en France. Dans les dernières semaines de sa vie, mon frère fut hospitalisé. (…)  Il vivait seul et je me suis beaucoup occupé de lui, retrouvant en quelque sorte une fraternité de l’enfance.

Lorsque j’ai fait les démarches à l’hôpital pour qu’il soit admis, j’ai subi un choc affectif inverse de Madame Sy. La secrétaire a bien noté son nom. Mais, pour le prénom, elle me l’a fait répéter deux fois, puis m’a demandé de le lui épeler ! Ce n’est pas seulement qu’elle ne connaissait pas l’orthographe de ce prénom (dans ce domaine on peut s’attendre à tout aujourd’hui) mais il semble qu’elle en ignorait même l’existence. Tout à coup, j’étais propulsé dans un autre monde, éjecté de mon pays, de mes repères. Il existait des gens à qui le prénom « Robert » ne disait absolument rien. Les gens à qui je devais en quelque sorte confier une partie de ma vie, de qui sans doute j’espérais une sorte d’empathie, de confraternité, ces gens étaient étrangers à mon monde. Je ne pouvais rien en espérer, ni en bien ni en mal.

Nous n’étions pas du même monde, nous ne parlions pas la même langue, celle qui est tissée de souvenirs et de références communes. Mon univers familier n’existait plus. Bien sûr, tout ce que mon frère avait pu représenter pour nous, cette dame ne pouvait le savoir, mais sa réaction était comme un effacement rétroactif. Mon univers, mon histoire, ma famille, tout était aboli puisque ce prénom si familier (le terme est vraiment le bon) n’était devenu qu’un mot bizarre que l’on se fait dicter.

Pour reprendre l’aphorisme lacanien « les non-dupes errent » – « le nom du père » -, j’ai le sentiment d’avoir vécu un « non-du » frère. Voilà pourquoi je suis d’accord avec Zemmour. Le remplacement culturel est un déracinement pour les autochtones. »
Pierre Cretin.

 « Le jour où on m'a demandé d'épeler "Robert" » publié sur Causeur.fr


mardi 9 octobre 2018

Savoir c‘qu’on veut… si on peut…


Savoir c‘qu’on veut… si on peut…

Et toussa en même temps !

Dur… 

 Comme disait Josiane : "- C’est au pied du mur qu’on voit le maçon." (sans cédille)


mercredi 3 octobre 2018

Ministres d’Etat au nouveau monde…



Le "nouveau monde" où se noient les restes de La Méduse la " start-up’ France" ressemble de plus en plus à l’ancien ; preuve, une fois encore, de l’éternelle vérité formulée par Guiseppe Tomasi di Lampedusa il y a déjà soixante ans : "- Il faut que tout change pour que rien ne change…"

L’actuel pédalage dans la semoule du Cyborg-Président et de ses nains de jardin met en lumière, un peu plus aujourd’hui qu’hier et sûrement moins que demain, à quel point son "nouveau monde" n’était qu’un décor de théâtre en carton aux chatoyantes couleurs masquant aux acurabas de base le recyclage des prébendiers du "vieux monde".

Ministres d’Etat… Que ce soit sous la défunte IV° République aux 28 gouvernements en 22 ans ou la V°, le titre de "Ministres d’Etat" - sans rapport avec le portefeuille en charge – était octroyé aux membres du gouvernement représentatifs des forces politiques qui le soutenait. Un symbole, une garantie parlementaire politicienne…

Ayant décroché le Mickey par effraction dans les conditions que l’on sait, notre Cyborg-Président s’est dépêché, "à l’ancienne", d’attribuer le hochet honorifique aux trois guignols les plus représentatifs des forces citoyennes ayant été en première ligne pour guider vers la victoire la vague irrépressible, le tsunami des braves couillons-mais-électeurs… Bien encadrés par les helpers stipendiés vu-qu’il-faut-quand-même-pas-déconner…

Bref. Trois ministres d’Etat judicieusement choisis : Hulot – Bayrou (qui s’en souvient ?) – Collomb :
- La société civile (enfin, dans sa version bobo-écolo-affairiste…)
- Le centre (le truc qu’on sait pas où c’est mais qui peut toujours servir…)
- La gauche "raisonnable" (celle dont les réseaux peuvent être encore utiles…)
J’ai coché toutes les cases ? J’ai bon ?

Tous les trois ont donc rendu leurs tabliers…  En cochant aussi toutes les cases des motifs. On a déjà oublié Bayrou éjecté sans recyclage (cf. Ferrand ?) pour des histoires de finances de Partis (as usual) Et après les caprices de post-adolescent et le manque de savoir-vivre d’un Hulot, voilà maintenant avec Collomb un départ vraiment conflictuel laissant le Cyborg à poil et se tordant les mains sans pouvoir le cacher, sinon en singeant des mamours avec quelque rappeur ou racaille de rencontre. On se croirait à la sortie d’une pissotière. L’autre au moins avait un casque et un scooter…

Tiens ! L’autre, justement. Dieu sait qu’il y avait pris peine ! Et pourtant, avec cette nouvelle défection de poids, je sens que le Cyborg vient de le doubler au score ! Malgré Leonarda…