On
célèbre aujourd’hui l’anniversaire de la Victoire de la Guerre Mondiale. Oui,
de la victoire, c’est-à-dire de la
ratification à Berlin par les différents protagonistes de la reddition sans condition de l’ennemi, imposée
et signée la veille à Reims devant les chefs militaires du front ouest. Vous le
savez mais je précise quand-même pour
les incultes de Arte qui ont doctement
causé aujourd’hui de l’armistice du 8
mai… Ah oui ! On me dit aussi dans
l’oreillette que c’était la deuxième. Ben non. Pas d’accord. C’était la seule
guerre "mondiale". L’autre, c’était la "Grande Guerre". On
s’y est certes battu sur nombre de théâtres d’opérations de par le monde, mais,
en dépit de l’arrivée de la cavalerie américaine et de la chair à canon
importée des colonies, c’était une guerre fondamentalement européenne. On devrait même l’appeler la Grande Catastrophe
Européenne… Mais je m’égare.
Donc,
en ce jour mémoriel, nombreux sont ceux qui y sont allés de leur message sur
les réseaux sociaux. C’est qu’il ne faut pas se laisser oublier.
Ce
soir, je vous ai choisi le touiite
commis par les Jeunesses Socialistes :
Regardez
comme c’est beau ! Sur fond sépia d’une photo archi-vue vieille de 70 ans,
c’est un appel à la jeunesse. Et on
lui demande quoi à la jeunesse ? A se projeter dans l’avenir ? A
changer le Monde ? Mais non, voyons ! Tout ce qu’on est foutu de lui
dire à la jeunesse, c’est d’être vigilant car la bête rôde… Dans le genre "attention
l’ennemi vous écoute" ; "regardez derrière vous" ; "n’hésitez
pas à dénoncer vos voisins faire un signalement"… Les types qui ont
concocté ce petit texte ont trouvé ça très bien, forcément. Sûrement de fringant
trentenaire avenir de la Fwance. Mais déjà des petits vieux qui n’ont rien d’autre
à proposer pour enthousiasmer la jeunesse que de radoter jusqu’à plus soif le
même disque de souvenirs d’anciens combattants qu’ils n’ont pas été ; et
que leurs pères non plus n’ont pas été. Des souvenirs de combats qu’ils n’ont
pas mené, mais que dans leur sénilité précoce ils se sont convaincus qu’ils
étaient les leurs, souvenirs simplifiés, enjolivés, binarisés qu’ils s’estiment
être les seuls légitimes pour les transmettre.
Surtout,
surtout, petits vieux gâteux ne sortant pas de leur EHPAD de la rue de
Solferino, ils ne voient pas le Monde tel qu’il est, ni même comme il était.
Ils le voient être comme le voudraient leurs cerveaux dont les neurones se font
la malle…
Donc,
évidemment, correctement, les forces
régressives et populistes qui méritent une vigilance constante sont et France et
en Europe ; point barre.
Tous
les malvoyants ne sont pas Charlie. Mais si tous les Charlie sont aveugles, ils
n’ont aussi plus une connexion qui marche sous le plafond.
Et
ça, ça va leur poser un problème : Contrairement à moi, ces vieux-là n’ont
pas mon âge. Mais ça c’est leur problème…

