"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.

jeudi 5 février 2015

Fermeture pour congés avec soldes…



Faut bien qu’on se repose un peu après toutes ces émotions… Et puis on vient de ramasser un paquet de thunes : D’abord des dons à la pelle que ça n’a rien à voir avec les trois euros six sous des indemnisations de pertes d’exploitation attendues durant des mois par les couillons ayant souscrit des assurances. Ensuite, pour la vente du dernier numéro, un retour sur investissement colossal grâce à une campagne publicitaire qui ne nous a pas coûté un rond. Enfin, des nouveaux abonnés en veux-tu et voilà ; bien sûr, on va en perdre quelques un qui vont désormais nous lire gratos dans les bureaux et les salles d’attente des ministères et collectivités grâce aux cons qui les dirigent et au pognon des con-tribuables, mais on n’a rien sans rien…
Bref, on peut se payer des vacances puisque la trésorerie le permet. Six semaines ; et consécutives ! Un truc à faire rêver tous salariés, même les fonctionnaires ! Et grâce à leur fric en plus ! Bon ; euh, et puis ça va un peu calmer le jeu, hein ?

Donc, la prochaine livraison de Charlie Hebdo ne devrait sortir que le 25 février. Le n° 1179 de cet hebdomadaire paraitra donc six semaines après le n° 1178 “historique” de ce "journal irresponsable", comme il se nomme assez justement lui-même. On nous aurait dit ça il y a un mois, le six janvier par exemple, ça n’aurait surpris personne ; tout le monde se serait dit : "- C’était à prévoir. Ils ont fini par déposer le bilan…" Ben non. L’excès de plomb s’est traduit par un excès de thunes…
Et en ces temps dramatiques, chacun sait ça, la vocation, la mission citoyenne, que dis-je, républicaine, du journaliste et du caricaturiste est de lever le pied et de partir en congé…

Les intoxiqués fans de la vulgarité du dit torchon attendront. Faut dire que Riss, son nouveau rédacteur en chef, a par avance annoncé "qu’on n’y trouvera probablement pas de caricature de Mahomet". Comme c’est curieux 
On me dira qu’un ancien ministre pakistanais a mis un contrat de 200.000 dollars sur sa tête ; et que ceci explique peut-être cela vu qu’un ardent défenseur de la liberté d’expression offrant sa poitrine aux crayons sur la barricade de son open-space climatisé n’en est pas moins homme…
Surtout, je crois que, toute rebelle et sans Dieu ni maître qu’elle se prétend être, la boutique Charlie a entendu le message sifflant la fin de récré et rentre à la niche : Dorénavant, en Fwance, émettre le moindre soupçon d’évocation d’une mini remarque pouvant éventuellement être mal interprétée par un musulman ne sera plus toléré. La preuve en est apportée tous les jours depuis un mois dans tous les domaines, qu’il s’agisse de la presse, des spectacles, des expositions, des décisions de justice ou des propos de table…

Mais alors ? Maintenant que cette immense foule de cons refait douloureusement surface après les derniers soubresauts tétaniques de cette crise de délirium où chacun a été Charlie en lévitation, Charlie ne va plus être Charlie ? Ce serait terrible ! La liberté d’expression serait morte. Et qui plus est, elle se serait elle-même suicidée !

Rassurez-vous. Si Mahomet et tout ce qui est misilman est désormais le tabou suprême dont on ne devrait plus oser prononcer le nom sans trembler, même tout seul dans sa cave, Charlie va pouvoir continuer à s’en donner à cœur-joie. Il aura plus d’espace et de pagination disponible pour ses autres thèmes de prédilection. N’est-ce pas Riss lui-même à qui nous devions la couverture du n° 660 illustrant avec dignité en février 2005 le début de la longue agonie du pape Jean-Paul II ?    

Sauvé ! Grâce à la calotte, aux cardinaux pédophiles, aux curés bavant au cul des vieilles grenouilles de bénitiers et aux zizis des enfants de chœur, leur liberté d’expression perdurera.

Mais, quoi qu’il en soit, la liberté d’expression est bien morte le 12 janvier. Et c’est vrai qu’elle s’est elle-même donné la mort…  

    

mardi 3 février 2015

Trois jeunes tambours…



- Encore un solitaire déséquilibré sans doute… Ce n’est pas la première fois… Mais cette fois-ci, c’est la première en situation Vigipirate renforcée. Ce truc dont le nom a un petit côté rassurant genre Bison futé puisqu’on n’ose pas dire Etat d’urgence ; et surtout pas Etat de siège ou quoi que ce soit au petit relent d’heures-les-plus-sombres-de-notre-histoire qui serait trop brutal à l’oreille de l’acuraba…

Donc, cet aprèm’ à Nice, sous les arcades de notre place Masséna (natif du lieu, maréchal d’empire et prince d’Essling, ne l’oublions pas), s’est déroulée une escarmouche de la guerre asymétrique qui vient. Bilan : Nous avons eu trois blessés de notre côté (zéro en face) ; la position a été tenue et nous avons fait un prisonnier. Cébien

Entendons-nous bien : Il n’est pas question pour moi de critiquer nos militaires qui font le job avec les moyens qu’on leur donne. Et quand je parle de moyens, je pense à autre chose qu’à la logistique…
C’est l’état de siège, statique. Comme Giovanni Drogo au parapet du fort Bastiani, nos gars attendent sans savoir d’où l’ennemi viendra… un jour. Il viendra ; brusquement. Non-guerre asymétrique faite de non-batailles. Guet-apens. De toute façon, il n’y a pas de guerre puisqu’il n’y a pas d’ennemi. Il n’y a que des opérations de police ; avec le juge juste derrière, le code en bandoulière (et la carte du syndicat comme marque-page). Les militaires ne savent pas faire, d’ailleurs on ne le leur demande pas. Hormis dans des cas du genre catastrophes naturelles où l’on a besoin de tous les bras, ou de souvent faux prétextes "humanitaires", envoyer l’armée pour faire le job implique l’état de guerre, sinon les gars en sont réduits à faire de la figuration. Mais je m’égare.

Donc, à Nice, trois soldats, semble-t-il des alpins, donc a priori des costauds, treillis, rangers, peut-être gilets pare-balles sous le blouson, Famas (aux chargeurs supposés approvisionnés en version alerte maximale). Ils étaient là, notamment, pour sécuriser l’accès, sous les arcades de la place, à un immeuble abritant le siège niçois du Consistoire israélite, les studios de Radio Shalom et diverses assocs’ juives, ce qui n’est pas rien n’est-ce pas. Bref nos trois professionnels voient un énergumène se jeter sur eux en solo avec un grand couteau. Bilan : l’un blessé au bras (on parle aussi de la jambe), l’autre au visage et un bobo au menton du troisième. Tous trois ont été pris en charge par les pompiers, leur "pronostic vital n'est pas engagé" et le Préfet s’est rendu à leur chevet…        

L’agresseur présumé a été interpellé. Cébien. Comment ? Grâce à trois civils qui passaient par là dont deux agents du tramway. Faut dire que l’auteur des faits s’était distingué trois minutes avant dans le tram en étant contrôlé sans titre de transport. Ayant payé son amende rubis sur l’ongle, il est descendu et s’est jeté sur les soldats ! Encore un déséquilibré, on va dire… Certes, une deuxième personne qui pourrait être son complice a aussi été arrêtée. Mais comme l’a écrit un organe de presse : "On ne connait pas encore les motifs de son geste"…

Cette agression fait la une des médias sur le net depuis le début de l’après-midi. Faut bien meubler l’espace rédactionnel non occupé par "l’acrobatique synthèse de Sarko" sur la partielle du Doubs…  
On s’en lassera quand ça deviendra la routine. Il y aurait, dit-on, 10 500 militaires détournés des unités combattantes et saupoudrés par trois en patrouilles et gardes statiques sur les sites sensibles ; avec un grand respect de la parité de risque entre… sites juifs et musulmans…
Une configuration parfaite pour saigner les effectifs par petites touches, au coup par coup…


- Ah ! Encore autre chose : Il faut aller sur le site d’information en continu réunionnais Zinfo974.com ("Le journal qui oze") pour apprendre que, d’après les médias pakistanais, un de leurs députés et ancien ministre, Ghulam Ahmad Bilour [photo], a annoncé hier qu'il offrirait 200.000$ à qui tuerait l'actuel propriétaire de Charlie Hebdo. "J'avais déjà déclaré que je ne tolèrerai aucune attaque contre la sainteté du Saint Prophète" Il a par ailleurs indiqué qu'il allait offrir 100.000 dollars aux héritiers des frères Kouachi et d'Amédy Coulibaly.


lundi 2 février 2015

Un dessin de presse en passant…



- Est-ce une critique de l’inculture historique ? (programmes scolaires, etc.)

- Avec un sous-entendu acerbe sur l’abrutissement dans la religion de l’éternel présent sans souci d’avenir ?

- Ou est-ce un message subliminal pour rentrer dans les crânes la férocité impériale américaine afin de  relativiser mine de rien les atrocités islamiques ?

- Avec la petite touche bienvenue de repentance ?

A vous de me dire…

dimanche 1 février 2015

Se faire un restau et surtout les soldes.



Hier, aller-retour chez la mère Hidalgo (euh, on se comprend) pour une petite bouffe sympa entre blogueurs plus ou moins réacoïdes (plutôt plus que moins) Un moment super-sympa comme on ne peut en passer qu’avec des gens infréquentables Je ne vous en dirai rien (pour le reportage people, voir chez Boutfil)  

Dans le train du retour, je lisais Valeurs Actuelles reçu la veille. (tout le monde ne peut pas,  comme hier soir l’ami Corto, lire Soumission d’Houellebecq dans un train de banlieue face à deux bâchées en sac poubelle visiblement crispées…) Ce faisant, j’ai eu envie de vous faire partager le billet hebdomadaire de Philippe Barthelet, le gardien s’il en est de la langue française (tant pis pour le copyright) :
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« Il revenait au Président de la République de mettre la touche finale aux semaines ubuesques que nous avons vécues en déclarant à Tulle, comme il y présentait ses vœux aux "territoires" (le nouveau nom de la France profonde) : « La vie doit reprendre sa place [on attendait : "son cours" ; la vie n’a pas été déplacée par les évènements ; c’est à peine son cours normal qui a été suspendu ; mais enfin, on le sait, le cours de la syntaxe hollandesque est parfois hésitant] ; il faut que les Français aillent faire les soldes, aillent faire des achats, car c’est la meilleure réponse que nous pouvons faire : être plus forts aussi sur le plan économique. » Que le chef de l’Etat encourage les Français à aller faire les soldes, c’est là un rôle que la Constitution de 1958 n’avait pas envisagé.
En deux semaines de délire à peu près panoramique, où tout aura été dit, soutenu, proclamé, pourvu que rien n’ait le moindre sens ni aucun rapport avec rien, surtout avec ce qui se passait, c’est tout de même cette injonction présidentielle aux soldes qui marque l’acmé, autant dire le pompon, de cette grande excursion collective en dehors de la réalité.
Reconnaissons qu’en l’espèce, le Président de la République a été à la hauteur de ce qu’on attendait de lui : il ne nous a pas déçus.
(…) le revoilà à Tulle, sur le marché, à nous exhorter aux soldes : c’est ainsi que nous serons les plus forts, et notre économie du même coup. Avec les soldes et la loi Macron, Al-Qaïda n’a qu’à bien se tenir. »
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Par les soldes nous vaincrons…