"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.

vendredi 3 avril 2015

L’art de meubler et l’écolo à problème…



Plutôt calme aujourd’hui. Faut dire qu’entre le chemin de Croix et ce soir l’office de la Passion, j’suis pas trop dans le trip, tu vois ?

- Tour des Unes de la presse quotidienne quand-même. Après-tout, les Unes de ces braves gens ne sont-elles pas des sujets qui comptent aux yeux des rédactions au point qu’ils méritent d’être mis sous nos yeux par priorité sur tous les autres ? Plutôt calme là aussi. La primaire UMP et le nucléaire iranien pour Le Monde ; la montée de l’immigration inquiéterait le gouvernement (tiens donc !) pour Le Figaro ; faut-il faire confiance à l’Iran ? pour La Croix ; les "détails" du vieux croquemitaine borgne pour Le Parisien… Parmi les titres de la PQR, plus proche des bouseux, la dominante est plutôt aux nouveaux exécutifs départementaux et au calendrier scolaire. Bref, c’est quand il n’y a pas de "sujet" hégémonique du genre Charlie ou crash de l’A320 que l’on peut mieux distinguer les soucis jugés prioritaires par chaque sensibilité rédactionnelle.
En ce jour mémorial de la mort du Christ, donc, je n’ai pas voulu vous priver de la Une de Libé :  


- Ah oui ! Je tenais aussi à vous parler de ce pauvre Hervé Dizy. Vous connaissez ? Moi non plus, ce n’est pas grave. Il y a un truc qui lui pose problème. Par charité chrétienne, en méditant cette nuit devant le Saint-Sacrement (enfin z’êtes pas obligés), priez éventuellement pour lui…
Hervé Dizy, donc, était candidat je ne sais plus où aux élections départementales sous l’étiquette assumée d’Europe Écologie les Verts. Enfin, il l’était avant de "se retirer pour raison de santé" Retrait intervenu, semble-il, alors que la campagne devait être déjà bien amorcée puisque le "matériel électoral" était manifestement déjà imprimé et en diffusion. Et notre Hervé est, dit-on "menacé de ne pouvoir reconduire son adhésion à EELV"… Allez savoir pourquoi…
Ce que l’on sait, en revanche, puisqu’il le reconnaît aujourd’hui lui-même, c’est que le foulard porté par sa colistière Zakia Rezaiguia "lui posait problème". «  Personne n’a signalé qu’elle serait voilée sur les photos de campagne. Le débat sur le voile ne s’improvise pas… »
Je me demande bien où est le problème. Le brave homme "craignait que le foulard n’envenime les débats et occulte les problèmes d’écologie" Manifestement, il fait partie de ces leucodermes qui n’ont pas encore bien compris le film. Qui plus est, un type qui, en mettant l’écologie en tête de ses préoccupations, n’a guère sa place à EELV. Il est d’ailleurs surprenant que cette formation qui tient une place à l’évidence considérable dans notre paysage politique aille recruter des individus aussi peu fiables, voire suspects, pour les présenter aux suffrages…

Mais je vous rassure : Madame Zakia Rezaiguia, elle, ça ne lui pose aucun problème…

jeudi 2 avril 2015

La Par-Par est dans les choux…



La drouâte, ou ce qu’on appelle comme ça, a nettement emporté la victoire aux votations de ce dernier dimanche. Bon. On a ensuite beaucoup parlé du Vaucluse (même moi et je m’en excuse) où deux blocs se faisaient face dans une égalité parfaite en nombre de siège (je ne compte évidemment pas les figurants nauséabonds, on est en République, faudrait pas croire).

En revanche, j’observe que personne ne s’est esbaudi de constater cette chose étrange qui est arrivée pour la première fois de notre histoire :
Par un curieux hasard (et un prompt renfort) qui tient, il est vrai, plus à la légalité qu’à la fatalité mais passons, les nombres d’élus mâles et femelles se sont trouvés en sortie des urnes être parfaitement les mêmes, et ça aussi loin qu’on aille derrière la virgule ! Et pas dans un département, non, dans tous sans exception ! Oui Monsieur, oui Madame…

Statistiquement, selon un sain calcul des probabilités, en tenant compte de l’écart-type, toussa, dans une démocratie représentative où, constitutionnellement, les citoyens sont égaux devant la loi et le suffrage non censitaire, sans distinction de race, de sexe, de genre, d’aptitude physique ou mentale, d’ethnie, d’origine, de communauté revendiquée, de pratiques sexuelles, de régime alimentaire, de convictions politiques, religieuses, philosophiques, d’appartenance syndicale, de couleur de cheveux, etc. ; dites-moi un peu quel est la fréquence probable de survenance d’un tel cas de figure ?

Eh ben ce cas de figure, nous l’avons et cébien

Mais voilà ; on a beau chasser le naturel il revient au galop. C’est contrariant…

Après le Péèsse, figurez-vous que c’est le Parpar - oui, le "Parti de la Parité" – qui se morfle une Bérézina autrement plus lourde puisqu’à peine quatre jours après le 2° tour, il passe au 3° tour de 50% des sièges à même pas 9% !!

Bien sûr, certain(e)s vont s’indigner. On peut les comprendre compte-tenu de la façon dont sont fabriqués leurs cerveaux. On observera sans doute que les cris d’indignation qui remonteront le mieux jusqu’à nos oreilles émaneront du "Parti" LGBT… Pourtant, bien qu’il soit une catégorie reconnue et plus protégée que d’autres par les lois pénales, ses propres scores aux 2° et 3° tour ne sont pas répertoriés par le ministère de l’Intérieur…

mercredi 1 avril 2015

La play-list du gouvernement…



De temps en temps, il faut quand même faire l’effort de changer la bande-son diffusée en boucle par les radios-de-service-public.
Ça se fait en principe au moins une fois tous les cinq ans avec une entame de la bande qui accroche l’oreille de l’auditeur : De travailler plus (ou autant) pour gagner plus (ou moins), on passe au Changement c’est maintenant-reporté-à-demain-pour-des-raisons-indépendantes-de-notre-volonté. Ce n’est pas un travail énorme : Juste remplacer les 3’35’’ du premier morceau musical par un autre. Après, on recopie grosso-modo la play-list précédente ; il suffit de modifier un peu l’ordre de passage des titres et de changer les artistes interprètes. Mais ce sont toujours les mêmes chansons auxquelles nul ne porte plus d’attention qu’au fond musical d’ambiance en remplissant son caddie chez Auchan.

A Radio-France, ils n’ont pas de problème. Personne ne se plaindra s’ils ne renouvellent pas le fond sonore diffusé à nos frais. Après tout, il n’y a que quelques vieux impotents en maisons de retraite ne sachant pas tourner les boutons de leur "transistor" à se lamenter d’avoir du Rapp ou du Boulez au lieu du Jeu des mille francs. Chaque jour de grève qui passe permet aux millions d’acurabas de se désaccoutumer de leurs jactances. On les oublie.

En revanche, le gouvernement est invité de toutes parts à changer sa play-list. Et c’est pour lui un très gros problème.
A cet égard, le cumul des dérouillées subies successivement aux législatives partielles, aux municipales, aux européennes et aux départementales, sans compter celle attendue aux régionales, n’est pas ce qu’il y a de plus grave. Bien que d’une ampleur inégalée, ce cumul de désastres (notamment financiers pour le Parti) n’est jamais que le "repli technique" toujours subi par la majorité du moment entre deux présidentielles.

L’essentiel n’est pas là. L’essentiel tient à la conjonction de l’ampleur du désastre avec l’absence de majorité de gouvernement pour faire autre chose qu’expédier les affaires courantes. Que l’exécutif en soit réduit à dérouler le tapis rouge à un PC maintenu en pré-coma par acharnement thérapeutique et à quelques individualités EELV ne représentant qu’une faction de leur 2% tout mouillé, toussa pour arriver à garder le nez hors de l’eau, vient confirmer le 49-3…
On n’a finalement guère insisté sur les enseignements de la pièce de théâtre que fut l’adoption de la loi Macron ; or, cette dramaturgie marque la fin du quinquennat.
On passera avec indulgence sur cette décision en conseil des ministres de recourir au 49-3 le matin-même du vote prévu. Elle traduit simplement l’incompétence, l’amateurisme et l’incohérence de cette bande de Pieds-Nickelés et ce n’est pas le sujet.
Pour l’essentiel, cette loi n’était pas si mauvaise. Mais pour tenter d’obtenir son vote par leur majorité de guignols, durant des semaines, en cherchant vainement le compromis, le gouvernement l’a laissée progressivement vider de toute efficacité en acceptant quasiment tous les amendements présentés par sa propre majorité pour lui rogner les ailes. Et, accessoirement, en l’alourdissant de tout un fourre-tout à la Prévert qui l’empêchera de marcher…  Et ça n’a pas suffi puisqu’en désespoir de cause il a fallu sortir le 49-3 ! La loi a donc été adoptée. Adoptée dans sa version amendée, c’est-à-dire à la fois alourdie de n’importe quoi et après lui avoir coupé les ailes !
Tant qu’à utiliser le 49-3 (en se privant accessoirement de pouvoir le réutiliser pendant un an), il fallait le faire d’entrée de jeu dans sa première version…

Pourquoi je vous raconte ça ? Parce que la conjonction de tout ce qui précède conduit à la paralysie définitive du système : Il ne se passera plus RIEN d’ici juin 2017. N’ayant plus aucune marge de manœuvre, même en passant Notre-Dame des Landes par profits et pertes pour débaucher trois écolos. Il n’y aura plus la moindre réforme ; réforme structurelle, j’entends ; structurelle au sens de Bruxelles et Berlin. Savoir s’ils attendront le 2° semestre 2017…

Mais rassurez-vous. Il reste des réformes sociétales à faire pour actualiser la Play-list du gouvernement. Savoir si elles auront autant de succès qu’en 2012-2013… 



En bonus : Le logo du nouveau compte Twitter de l’Elysée : La petite flute du charmeur de cobra surmontant un Airbus se crashant sur un point symbolisant l’infini dans un cercle dont la quadrature symbolise le serpent qui se mord la queue. Blancheur innocente sur fond d’azur.