"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.

lundi 6 juin 2016

Un dimanche sans…



A entendre ses dernières déclarations, je sens que François Hollande est prêt pour commenter les matchs de l’Euro 2016… Après tout, il commente bien les accidents de la route, il raconte sa jeunesse de sportif sur Fwance Inter, il commente les inondations à Romorantin… Il n’en rate pas une ! Il est partout et il fait tout. On le voit même, Pelle-à-tarte franchissant la Seine, méditant devant Bonaparte franchissant les Alpes dans les caves du musée du Louvre… 


Bref, pour l’Euro 2016, il pourrait très bien remplacer Jean-Michel Larqué qui a l’âge de la retraite. Ce serait une occase d’accroître sa, euh… visibilité sans avoir à causer de ce qui fâche ; parce que, hein…  



Déplacement ce jour à Clairefontaine

Du coup, je craignais un peu hier qu’il vienne dans l’étrange lucarne commenter la finale de Roland-Garros. Il risquait de confondre le diamètre des balles et de nous saouler de "Djokovic passe à Murray qui passe à Djokovic qui passe à Murray qui met en touche !" Et puis je soupçonne qu’on nous aurait plus souvent montré le commentateur que les joueurs…
Ça m’aurait gâché mon dimanche où toutes les conditions étaient réunies pour qu’il se passe bien dans une douce sérénité. En effet, le tableau de la finale-hommes ne suscitait chez moi aucune tension particulière et une relative indifférence quant au résultat.
- Faut dire qu’une de mes belles-filles étant Ecossaise, ma tribu se doit de conserver une attitude aussi affectueuse que diplomatique à l’égard de son pavillon. D’autant que nous rendons tous grâce à Dieu qu’elle ne soit ni Anglaise ni Galloise mais du peuple au chardon et fière d’être d’un clan avec pleins de kilts dedans. Ce qui suffirait déjà à en faire une bru des plus supportables…
- Et faut dire aussi qu’au final, la victoire méritée de Kovac m’a ravi car confier le saladier à un Serbe, voilà qui est de nature à faire chier les Amerloques comme les Européens à la sauce de Bruxelles…

Et comme la veille c’est une Espagnole au patronyme et au prénom à coucher dehors qui a battu la blackasse amerloque en finale dames, ce fut vraiment un beau week-end. C’eut été dommage que la jactance du Pédalonaute vienne me gâcher ça…
 


dimanche 5 juin 2016

Ramadan, ramdam et ingérence laïque…



Dans le respect des aléas de ce foutu calendrier lunaire, Voici donc revenir le temps des "ruptures du jeûne", des buffets froids offerts par les municipalités et des visites convenues des "autorités de l’Etat" avec des chaussettes propres…

L’avantage, c’est que si l’équipe de France se fait éliminer vite-fait à l’Euro 2016, on aura une bonne excuse : nul n’est tenu de marquer un but avec le ventre vide…

Mais bon. Là n’est pas le plus préoccupant. Il est certes légitime que les édiles en charge de la tranquillité publique se soucient du bien-être de tous leurs administrés. Mais de là à anticiper sur d’éventuels ou improbables petits débordements festifs pour émettre quelques conseils ou suggestions à l’adresse d’une fraction de la population déjà si cruellement stigmatisée, me semble être un dérapage inopportun.

- C’est ainsi que dans je-ne-sais plus quelle pacoule de la Haute-Loire, le maire a fait réaliser un panneau rédigé ainsi :
Avis : « le Ramadan doit se vivre sans bruit »

Il paraît que la chose fait polémique et je le comprends : Magistrat de la République laïque et indivisible agissant es-qualité, de quel droit le Maire peut-il se substituer à l’imam et aux Oulémas pour affirmer que le Ramadan doit se vivre sans bruit ? De quoi j’me mêle ? Dira-t-il que Pâques doit se vivre sans cloches ? Le Vendredi Saint sans chemin de croix ? Les bar mitzvah sans calottes ? C’est de sa part un abus de pouvoir. Que font les préfets ?

- Au moins, le maire d’Argenteuil a mis ses gants et ses pantoufles pour écrire aux présumées autorités morales censées disposer de quelque influence sur leurs ouailles et périphéries. Je vous copie-colle l’intégral de sa prose vu comme il cause bien cézique :    

« Je souhaite adresser aux représentants du culte musulman le même message d’ouverture et faire appel à leur bienveillance et leur sens du partage pour que ce moment de fête soit à son tour la démonstration du bien vivre-ensemble à Argenteuil.
Je me permettrai donc d’évoquer les débordements de l’an passé en appelant à la vigilance des autorités du culte musulman d’Argenteuil et en les invitant à transmettre avec conviction ce message d’apaisement et de tranquillité auprès de leurs fidèles, afin que les nuisances de l’an dernier (bruit jusque tard dans la nuit, pétards…) soient évitées au maximum.
L’esprit de fête et l’esprit même du ramadan est sans nul doute celui du respect et de la tolérance, y compris, sinon surtout, envers les non-musulmans.
Je connais l’attachement de nos communautés à ces valeurs et suis persuadé que chacun mettra tout en oeuvre afin que la fête ne puisse à aucun moment être gâchée. »

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y met les formes… Mais là aussi, au-delà du style de jactance relue par le quoi d’Orsay, il sait que l’esprit du Ramadan est sans nul doute respect et tolérance surtout envers les non-musulmans… Qu’en sait-il ? Où ça ? Quand ? Depuis quand ?

Je ne supporte plus les reptations de tous ces guignols incultes qui réécrivent l’histoire comme Gérard Darmanin pour qui la France a été libérée par les musulmans en 1918 comme en 1944…  

vendredi 3 juin 2016

Quand on est Charlie on le reste…



 Vous connaissez Plantu et vous savez ce que j’en pense (par ex. ici)
Vous connaissez Le Monde et vous savez ce que j’en pense (pas besoin d’exemple)

Ce qui est fascinant avec ces gens, c’est qu’ils ont des yeux comme tout le monde mais que leurs cerveaux sont pleins de synapses qui débloquent et de défauts de câblages : Ils ne voient pas ce qu’ils voient ou, plutôt, quelque chose que je ne saurais décrire s’y refuse absolument. Leurs neurones interprètent le réel de travers… La padamalgamite aigüe diffuse proliférante ne suffit pas pour expliquer cela. El il est probable que la psychiatrie ne peut leur être d’aucun secours, la chose devant résulter d’une erreur au montage d’origine.

Le dessin ci-dessus a été publié dans le quotidien susdit en mars 2005. J’ai bien dit il y a onze ans ! A l’époque, certes, ils n’étaient pas encore Charlie. Mais peut-être naît-t-on Charlie… Et ça produit parfois des actes manqués…

Sur ce dessin, avec son aisance de crayon, Plantu a parfaitement retranscrit sans s’en rendre compte ce que ça rétine enregistrait sans doute de l’actualité du moment : la trouille et la larme à l’œil du petit souchien joufflu comme l’impression de hargne du petit bronzé, le bâton sous le blouson prêt pour la baston… Et les pancartes reflètent exactement les intentions de chacun… Mais l’interprétation proposée par l’illustrateur et l’article lié (que je n’ai pas lu) était sûrement très différente.

Le dessin pourrait être publié aujourd’hui par Présent, sur F.Desouche ou autre gngnphobe sans qu’on en soit surpris mais cela susciterait l’indignation et pourrait faire l’objet de poursuites.

mercredi 1 juin 2016

La partie de cartes…



Le poker menteur, ça me fend le cœur !

C’est… par hasard que notre photographe a surpris cette tranche de vie, surprenante mais pas tant que ça, dans un quelconque bouge à bière des entours de la place de la République. Ayant tous opté pour des vêtures surannées en adéquation avec leurs idées respectives, ces émules de Pat Poker s’emploient à plumer la Fwance République. A la plumer, disais-je, nonobstant qu’elle soit venue la en son naturel et qu’il n’y a donc plus grand-chose à en tirer…   



[ avec l’aimable participation de carabins et d’un cadavre bien avancé (fac de médecine USA vers 1930) ]

Tiens ! Pour meubler : Ça me rappelle une anecdote véridique que me conta un ci-devant pote plus âgé que moi (un type bien, j’aurais pu le connaître en prison…). Il y avait un employé de la fac de médecine qui était un peu le souffre-douleur des étudiants. Le genre appariteur en blouse grise, chauve, un peu voûté et pas très futé avec le Caran d’Ache sur l’oreille. Il était responsable des tiroirs réfrigérés, vous voyez ce que je veux dire…
Le pauvre type fut un jour pris d’une agitation fébrile en comptant et recomptant ses locataires…  "- Ça ne va pas, M’sieur ? Il vous en manque ? Voyons, recomptez encore…"
C’est pas ça, répondit-il. "- J’en ai un en trop ! "

Faut dire que c’était à Alger avant 1962. Vraiment pas de quoi en faire un drame…