"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.

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lundi 12 novembre 2018

Pâté de saison...


Idéal pour un mois de novembre entre Douaumont et Bataclan.

Recette :
- Un cheval de retour Bruxellois en marche,
- Une alouette de mémoriel touristique,
- Un zest de pensée complexe,
- Ajoutez un peu de piment de faux zouave vu-que-ça-ce-fait,
- Mélangez bien et nappez d’une sauce de ayez-peur-mais-je-suis-là,
- Servez déjà refroidi sur un plateau-télé.
(en boîte Mac Do DVD, c’est très bon aussi…


mardi 12 décembre 2017

Coups de vieux…



En arrivant dans les parages de mon âge, des coups de vieux, on en prend dans la gueule de plus en plus souvent.

Il est vrai que les premiers on se les prends très tôt. Mais on ne s’en rend pas compte, on ne les remarque pas tant on est encore embrumé par les frémissements d’une prématurité adolescente ou l’émerveillement d’une tardive jeunesse.

Perso, le premier coup de vieux dont j’ai eu pleinement conscience sur-le-champ me fut donné par mon fils aîné. Normal, c’est le rôle ingrat des rejetons. Mais je ne l’attendais pas si tôt…
Il devait avoir six ans, donc moi trente-quatre. Il neigeait comme pas possible et je l’avais, euh… convié à venir skier avec moi vu-qu’il-faut-les-aguerrir-ces-mômes… Il n’y avait pas un chat sur les pistes, des paquets de neige nous tombaient dessus des épicéas, nous étions trempés et le blizzard soufflait…
Immobilisés sur un long télésiège de crête, sous le vent et les flocons qui nous fouettaient, serré contre moi, il murmura : "- Papa, je voudrais skier à mon rythme…" Pauvre chou gelé…c’est d’accord… Et lui de me répondre alors : "- Merci Papa. Je t’attendrai à la cabane…"

Pourquoi vous causer de ça ? Parce que, aujourd’hui, un de ses "petits" frères m’a téléphoné pour me dire :
" - Surtout, Papa, n’oublie pas de prendre ta canne ! "

Il est vrai que, depuis quelques temps, j’utilise fréquemment cet accessoire pour aller marcher sur les chemins de mon douar d’élection ; moins pour l’équilibre que pour sécuriser mes coronaires dans les dénivelés… Mais je le laisse là-bas, n’imaginant pas (encore) m’en servir en ville…
Il est vrai que le fiston en question m’attend avec impatience ces prochains jours pour me présenter Mademoiselle n°16. Et qu’ils sont sous la neige et le verglas en région lilloise…
Surtout, ledit fiston a dans la famille la réputation d’être le plus attentif aux autres et "de savoir ce dont nous avons besoin avant que nous ne le sachions nous-même"…

Je ne me vois pas mais lui me voit… Bref, ça m’a flanqué un coup de vieux de plus et je vais aller acheter une canne demain…

dimanche 22 octobre 2017

Dites soixante-huit !



Comme on ne change pas une méthode qui gagne, le mémoriel reste une des valeurs sures du fond de la boîte à outils présidentielle. C’est un peu comme le lait pour les agriculteurs ; même payé moins que rien avec des élastiques, ça tombe et c’est toujours ça. Les occasions de faire mémoire du passé, on en trouve facilement sous le pied d’un cheval pneu d’une voiture quand on a un creux à meubler dans l’actualité, besoin de ranimer la flamme ou de faire oublier ce qui fâche à la ménagère de cinquante ans…

Tenez, par exemple, en 2018 que-c’est-demain, si on en a besoin, on pourra en décembre célébrer le centième anniversaire de la naissance d’Alexandre Soljenitsyne ; ou bien le dixième anniversaire de sa mort au mois d’août. Je dis ça pour donner des idées mais ce n’est sans doute pas porteur. On risque moins d’oublier en juin le dixième anniversaire de la mort d’Yves Saint-Laurent. Mais je m’égare…

En 1989, le Mythe-Errant avait hérité du bicentenaire de la Révolution (n’oubliez pas la majuscule), excusez du peu. Hollande, lui, a dû se contenter de broder jusqu’à plus soif sur le 70° anniversaire des débarquements. Mais bon.

Notre Jupiter-cyborg à la pensée complexe, lui, est là où il faut au moment où il faut pour nous monter en sauce une célébration sûrement de haute tenue pour commémorer le cinquantenaire de "Mai 68". Il s’agira, nous dit-on, de "sortir des discours “maussades” sur les événements qui ont participé à moderniser la société française".

Et nous savons d’ores et déjà que ce mois de mai que l’on va commémorer comportera moins de 30 jours et aura sans doute débuté en mars… Car évidemment, l’incontournable, inoxydable, insubmersible et si nécessaire Daniel Cohn-Bendit sera "associé à la réflexion sur les manifestations proposées". Et, n’en doutons pas, il sera présent pour nous saouler sur tous les plateaux télé durant un mois. Peut-être même apprendrons-nous ce que nous devons à Dany et à ses copains dans l’obtention… des accords de Grenelle.

Bref, du temps de Mitouille, on avait au moins eu l’occasion de profiter du spectacle de Jean-Paul Goude sur les Champs, lequel a certes dû coûter un bras, mais au moins ça évitait de trop s’étendre sur la Terreur robespierriste. Cette fois-ci, sous la houlette du Cyborg-Jupiter, ce sera sûrement différent, dans un style plus "Louvre" en mai dernier.

Mais, en définitive, que va-t-on célébrer ?

Je m’interroge. Et le rôle que tiendront à la régie Dany et la tripotée de ses semblables de l’époque, aujourd’hui encore confortablement recyclés dans l’appareil d’Etat, laisse peu de doutes sur ce que l’on va célébrer…
Tout est dit dans le questionnement que j’emprunte au billet publié avant-hier par Maxime Tendonnet :

« - Célébrer ceux qui proclamèrent, "il est interdit d’interdire" à l’heure où les professeurs, insultés, giflés, dans l’enfer d’un grand nombre de lycées et de collèges ne parviennent plus à faire leur métier de transmettre le savoir et l’intelligence ?
- Célébrer ceux qui scandaient « CRS=SS » et « sous les pavés, la plage » alors que, dans certains départements parisiens, un policier sur 10 est blessé chaque année par les violences urbaines, sans compter les insultes et les crachats, évidemment ?
- Célébrer les petits malins qui scandèrent "élections piège à cons", alors que le taux d’abstentions aux élections législatives dépasse désormais 50%, un record absolu dans l’histoire de la république française, révélateur d’une démocratie française à l’agonie ?
- Célébrer ceux qui chantaient "jouissons sans entraves" à l’heure ou une multitude de scandales à caractère sexuel sortent de partout ?
- Célébrer les pionniers de la politique moderne, qui exigeaient "soyons réalistes, demandons l’impossible", en un temps où la vie politique, de l’extrême gauche à l’extrême droite, ne cesse de fuir dans la démagogie et la manipulation ?
- Célébrer ceux qui traitaient de "vieillard obèse", l’un des héros de l’histoire de France, auteur de l’appel du 18 juin 1940, chef de la résistance française face au nazisme pendant les quatre années les plus sombres de l’histoire de notre pays ?
- Célébrer les mêmes qui vénéraient, idolâtraient l’un des plus grands criminels de tous les temps, Mao et ses 80 millions de morts lors du "grand bond en avant" ? »