"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.

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lundi 12 novembre 2018

Pâté de saison...


Idéal pour un mois de novembre entre Douaumont et Bataclan.

Recette :
- Un cheval de retour Bruxellois en marche,
- Une alouette de mémoriel touristique,
- Un zest de pensée complexe,
- Ajoutez un peu de piment de faux zouave vu-que-ça-ce-fait,
- Mélangez bien et nappez d’une sauce de ayez-peur-mais-je-suis-là,
- Servez déjà refroidi sur un plateau-télé.
(en boîte Mac Do DVD, c’est très bon aussi…


jeudi 22 mars 2018

Trois nouvelles méritant la UNE…


Du moins en première page du "MURMURE", journal revendicatif perso à parution formellement aléatoire dont l’inaudience sera bientôt battue sur le fil par la Marseillaise et l’Huma.

La première, c’est que Maire-Hidalgo est nominée pour décrocher le 9° Mickey biennal du concours "World Mayor Price". Cékoiça ? [rien trouvé sur Wikipédia] – Ben ce serait la récompense distinguant tous les deux ans… la femme maire qui sert ses administrés avec "intégrité, détermination et imagination" et qui ont contribué au bien-être de leur ville.  Oui Madame, oui Monsieur.
Les dépêches se gargarisent du caractère international de ce hochet dont nous n’avions jusqu’alors jamais entendu parler. 38 femmes maires des quatre coins de la planète sont en course pour le titre, rendez-vous compte ! Dont quatre maires fwançaises ! Dont évidemment la Madone des voies sur berges fluctuat nec mergitur !
- Lesdites dépêches restent en revanche très discrètes quant à la composition du jury de ce truc dont nous ignorions tout et ne savions rien. Elles sont encore moins soucieuses de nous en apprendre plus que sur le club judéo-amerloque qui attribua naguère le titre d’Homme d’Etat de l’année à François Hollande…
- Heureusement, consulter les noms des nominées françaises de l’année et de la dernière lauréate nous permet de nous faire une petite idée :
Outre Anne Hidalgo, ont été retenues… Martine Aubry, douairière PS de Lille ; Nathalie Appéré, maire PS de Rennes mère protectrice de ses étudiants casseurs ; et enfin Natacha Bouchart, malheureuse maire de Calais qui se débrouille comme elle peut avec ce bâton merdeux dont ses administrés se passeraient bien. Mais elle est LR et ça permet de faire œcuménique mine de rien…
Quant à la dernière lauréate (2016), c’était une Belge : Bart Somers, maire de Malines, qui avait été récompensée pour avoir fait de sa ville un modèle d’intégration (on ne précise pas intégration de quoi à quoi…)
Bref, ce truc est forcément bien et ça permet de gagner un jour tant est grande pour Maire-Hidalgo cette impérieuse nécessité de trouver à faire parler d’elle tous les jours…

La seconde, c’est la démission en bloc de dix des douze personnalités composant le Haut comité des commémorations nationales à la suite du retrait de Charles Maurras (1) de la liste des commémorations officielles de 2018. Rappelons que tous les historiens et autres experts du comité étaient tombés d’accord sur la composition de cette liste. Validée par la ministre qui s’était même fendue d’une belle préface élogieuse, elle avait été publiée. Il aura suffi du grognement indigné de trois pelés autoproclamés antifascistes et antiracistes pour que la ministre soi-même se déjuge et, non contente de rayer Maurras d’un train de plume, se fende d’une déclaration suant la trouille rejetant ce sinistre individu aux oubliettes. Preuve s’il en est de la soumission du pouvoir politique aux caprices moraux de micro-minorités au point de censurer même l’histoire officielle…
Bref, le Comité privé de dix de ses douze membres n’existe plus. Déjà passé de "des célébrations" à "des commémorations" à la suite d’une embrouille au sujet de Céline, que va-t-il devenir ? Deux solutions :
- Soit le système comble les vides en faisant monter dans le fromage dix autres personnalités. A priori donc plutôt moins compétentes (on dit "autorisées" je crois) que les pertes, on les choisira mieux pour éviter ce genre de… contrariété.
- Soit on supprime carrément ce Comité source d’emmerdes. Perso, au point où nous en sommes, je serai assez partisan de cette solution radicale : Chacun dans sa zone de compétence, Municipalités, Départements et Régions pourraient attribuer leur label aux gloires locales. Et si Hidalgo es-qualité veut visser une plaque et porter une gerbe à chaque anniversaire de la mort de Saint Clément Meric, je m’en fous, c’est le parisien qui paie…
    
La troisième, c’est la success story de la garde à vue de Sarko hier. Sur toutes les radios, à la télé à la Une de tous les journaux de 20 h, thème exclusif de toutes les émissions de débats d’experts et autres invités, et à toutes heures du jour et de la nuit sur les chaînes dites d’info, il n’y en avait que pour lui ! Enfoncée la mort et l’héritage de Johnny ! Enfoncée Lady Diana ! Enfoncé Je-suis-Charlie !
Chapeau l’artiste !! Euh… Au fait, quel artiste ?

mardi 27 février 2018

Revenons sur la Pucelle…




Je n’avais pas voulu traiter du fait "divers" surjoué à l’occasion des prochaines fêtes johanniques si chères à la bonne ville d’Orléans. Pourquoi ? En raison d’un malaise indéfinissable… Et la lecture du billet que vient d’écrire mon amie Boutfil sur le sujet me laisse toujours avec le même malaise. J’ai beau être d’accord avec elle, il faut quand-même appeler un chat un chat… Au final, le texte que j’ai trouvé à la fois le plus raisonné, équilibré et complet sur ce psychodrame, c’est celui que Renaud Camus a écrit vendredi dernier dans son journal. C’est long mais c’est comme ça :
___

 « Les réseaux sociaux ne bruissent que de l’affaire d’Orléans, autour du choix d’une jeune métisse d’origine béninoise et polonaise, Mathilde Edey Gamassou, pour incarner Jeanne d’Arc aux prochaines fêtes johanniques. Il y avait là, pour les adversaires du changement de peuple, un piège diabolique, évidemment. Ils se sont empressés d’y tomber, moi le premier, car le moyen de faire autrement ?
Parmi ces antiremplacistes la majorité ne trouve rien à redire, je le constate, à cette innovation un peu forte, une Jeanne d’Arc noire, ou demi-noire : la jeune fille est catholique, elle habite Orléans depuis longtemps, elle est profondément attachée, nous dit-on, à l’héroïne nationale et à la France. Bien, très bien : il n’est évidemment pas question — c’est encore trop d’avoir à l’écrire — d’insulter si peu que ce soit cette jeune personne, de mettre en doute sa sincérité, ou de lui causer le moindre chagrin, si du moins on peut l’éviter. Il reste qu’il n’est pas possible non plus d’envisager cet épisode en dehors du contexte politique, qui n’a pas grande importance, mais surtout du contexte historique, démographique, ontologique : celui du changement de peuple imposé, du remplacement ethnique, du génocide par substitution. Voici que la Pucelle d’Orléans, d’héroïne de la résistance qu’elle était, devient emblème du consentement, de la résignation, de la soumission. Et encore il faudrait applaudir, remercier.
Toutes les catastrophes qui ont été infligées à notre peuple depuis un demi-siècle l’ont été par ce procédé simple, et d’une efficacité sans pareille : obliger l’adversaire, s’il entend protester contre elles, à tenir l’emploi du méchant — que personne ne souhaite assumer, évidemment : qui veut chagriner Mlle Gamassou ? qui veut jouer le rôle de l’affreux raciste ? C’est à quoi tout opposant est contraint, pourtant, à moins qu’il ne se résigne à se taire, et à accepter le fait accompli, dès lors qu’à la jeune Mathilde échoit le rôle de Jeanne d’Arc. Or c’est là, d’évidence, une étape décisive dans l’effacement du peuple français, dans l’éradication de sa mémoire, dans la suppression de tout lien charnel entre sa pauvre existence d’aujourd’hui et ses aïeux, qui sont à peu près tout ce qui lui reste.
Tous les vertueux ont répété à l’envi, toute la journée, la bonne doctrine, et l’article de catéchisme afférent : « être français, ce n’a jamais été une couleur de peau ». Or il faut avoir le courage de l’assumer, avec quinze, vingt ou trente siècles de l’histoire de ce territoire, dès avant qu’il ne s’appelle France : bien sûr que si, c’est une couleur de peau. Ce ne l’est pas exclusivement, bien entendu, c’est bien autre chose aussi, ce peut aussi ne pas l’être, il y a de nombreuses exceptions, mais elles restent des exceptions, car ce l’est es-sen-ti-el-le-ment. De Gaulle a dit là-dessus tout ce qu’il y avait à dire, comme souvent ; et sa phrase fameuse est plus que jamais d’actualité, selon laquelle c’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns, mais à condition qu’ils restent une petite minorité
« Sinon, la France ne serait plus la France ».
Pour ma part je n’en démords pas.
Pareille conviction est allée absolument sans dire pour tous nos aïeux sur des dizaines de générations, jusqu’aux deux ou trois dernières. Elle est d’ailleurs, mutatis mutandis, celle de tous les peuples de la terre, et notamment de ceux qui sont en train de nous remplacer, et qui ne peuvent le faire qu’à raison de notre silence. C’est ce silence qui nous livre. C’est ce sans dire qui nous perd, car il est exploité contre nous par les envahisseurs, bien sûr, mais d’abord, et surtout, plus cyniquement, par les omniprésents lobbyistes de l’industrie de la MHI. Il ne reflète à la vérité qu’une évidence si forte et si partagée que nul n’aurait seulement songé, aussi longtemps que la France fut la France, à la traduire en mots. Mais à présent qu’elle ne l’est plus, ou si peu, et si mal, ce sans dire est interprété et présenté, de la façon la plus mensongère, par ceux qui veulent à tout prix noyer les Français dans la pâte humaine universelle, comme un consentement doctrinal, consubstantiel à la nation.
Pour faire disparaître les races et les peuples, l’antiracisme est bien plus efficace que le racisme. Le remplacisme ne s’y trompe pas, d’ailleurs, qui l’a choisi comme allié privilégié, jusqu’à se confondre avec lui. Ils ont compris qu’un vrai génocide, pour être efficace et mené jusqu’à terme, ne saurait être accompli, désormais, qu’au nom du bien : c’est la condition nécessaire pour obtenir le soutien indispensable des génocidés — qu’il importe de convaincre, non seulement qu’ils n’existent pas, mais qu’ils n’ont jamais existé : d’où la formidable campagne actuelle pour mettre des arabes et des noirs partout, non seulement dans tous les coins et recoins du territoire, par le truchement du prétendu “logement social’, et par le biais de la redistribution des non moins prétendus “réfugiés”, mais dans tous les coins et recoins des siècles, aussi bien, de l’histoire et de la littérature : qu’il s’agisse des chevaliers de la Table ronde, des Trois Mousquetaires ou des courtisans de Louis XV. Avec Jeanne d’Arc, un pas décisif de plus est franchi. Bientôt on ne pourra plus distinguer Napoléon de Roustan.
Le défi qui nous est lancé, d’ailleurs, doit être considéré de façon plus large encore, philosophique, presque métaphysique. Il s’agit toujours, en conformité avec les caractères fondamentaux du remplacisme global — cette haine de l’être —, et selon les pulsions constantes de la modernité prométhéenne, de refuser le donné, le déjà-là, l’acquis, l’irréversible ; et de jeter à la face des dieux que l’homme est tout-puissant, même sur le passé : pourquoi les géants en surpoids ne pourraient-ils être jockeys, les personnes de petite taille basketteurs, les hommes enceints, les homosexuels mariés (ensemble) et pères de famille ; et pourquoi les blancs ne pourraient-ils incarner Mandela ou Martin Luther King, et les noirs figurer Jeanne d’Arc ? Qui dit que ce doive être une femme, d’ailleurs ? Pourquoi ne serait-ce un garçon ? Je suis sûr que les statuts des fêtes johanniques n’ont même pas songé à l’exclure…
Mlle Gamassou doit bien s’en convaincre, et ceux qui nous accusent d’humilier Mlle Gamassou doivent bien le comprendre : ce n’est pas une humiliation, de ne pouvoir incarner Jeanne d’Arc. On me dirait que je ne peux pas incarner Anne Frank, ou Nelson Mandela, je ne le prendrais pour une insulte personnelle. Et je trouverais fort niais de consacrer ma vie à bien prouver que si, je le peux, ou à devenir critique musical, si j’étais sourd, ou peintre, si je n’avais pas de bras, ou contrefait et monstrueux, si j’étais très beau et très bien bâti : c’est tout ordonnancer autour d’une impossibilité, se laisser obséder par elle, au lieu d’exploiter le champ du possible, et d’y fonder sa liberté.
Le remplacisme global est bien l’enfant de mai 68 et de la révolution petite-bourgeoise. Il s’interdit de s’interdire. Tout lui est bonheur de ce qui abolit les frontières, les empêchements, les distinctions, les limites, qu’elles soient géographiques, conceptuelles ou morales. Rien de ce qui est ne l’entrave. Il ne veut surtout pas d’héritage, ce facteur d’inégalité, de discrimination, de grumeaux. Il est toujours prêt à tout reprendre au début : d’autant que le passé n’est jamais bien profond, à ses yeux, ni le futur bien distinct. Tout lui est présent, rien ne lui est présence. Que les choses soient, voilà ce qui lui est intolérable : et surtout qu’elles soient ce qu’elles sont. Être lui semble une prétention abusive, et surtout qu’il comprend mal. Ce n’est pas dans sa culture, comme il dit. Il échange, déconstruit, subtilise, remplace. L’important est que les usines tournent vingt-quatre heures sur vingt-quatre, que la MHI soit livrée, que ceux qui l’ont produite l’achètent, et ainsi se dévorent eux-mêmes. »
Renaud Camus
Plieux, vendredi 23 février 2018, minuit. 

NDLR : Pour les non initiés, MHI = "Matière Humaine Indifférenciée"...