"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.

Affichage des articles dont le libellé est cogito ego sum. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est cogito ego sum. Afficher tous les articles

jeudi 22 novembre 2018

Au commencement était le Verbe...

Loin des vieux livres de grammaire, écoutez comment un beau soir,
Ma mère m'enseigna les mystères du verbe être et du verbe avoir.

Parmi mes meilleurs auxiliaires, il est deux verbes originaux.
Avoir et Être étaient deux frères que j'ai connus dès le berceau.

Bien qu'opposés de caractère, on pouvait les croire jumeaux,
Tant leur histoire est singulière. Mais ces deux frères étaient rivaux.

Ce qu'Avoir aurait voulu être, Être voulait toujours l'avoir.
À ne vouloir ni dieu ni maître, le verbe Être s'est fait avoir.

Son frère Avoir était en banque et faisait un grand numéro,
Alors qu'Être, toujours en manque, souffrait beaucoup dans son ego.

Pendant qu'Être apprenait à lire et faisait ses humanités,
De son côté sans rien lui dire Avoir apprenait à compter.

Et il amassait des fortunes en avoirs, en liquidités,
Pendant qu'Être, un peu dans la lune s'était laissé déposséder.

Avoir était ostentatoire lorsqu'il se montrait généreux,
Être en revanche, et c'est notoire, est bien souvent présomptueux.

Avoir voyage en classe Affaires. Il met tous ses titres à l'abri.
Alors qu'Être est plus débonnaire, il ne gardera rien pour lui.

Sa richesse est tout intérieure, ce sont les choses de l'esprit.
Le verbe Être est tout en pudeur et sa noblesse est à ce prix.

Un jour à force de chimères pour parvenir à un accord,
Entre verbes ça peut se faire, ils conjuguèrent leurs efforts.

Et pour ne pas perdre la face au milieu des mots rassemblés,
Ils se sont répartis les tâches pour enfin se réconcilier.

Le verbe Avoir a besoin d'Être parce qu'être, c'est exister.
Le verbe Être a besoin d'avoirs pour enrichir ses bons côtés.

Et de palabres interminables en arguties alambiquées,
Nos deux frères inséparables ont pu être et avoir été.

Oublie ton passé, qu`il soit simple ou composé,
Participe à ton Présent et ton Futur sera Plus que Parfait...

PS Ploukèmien :  On pourrait peut-être revoir la chute ainsi :

Oublie ton passé, qu`il soit simple ou composé,
Contente-toi de ton Présent et ton Futur sera Imparfait…



lundi 3 septembre 2018

Pour les mous du genou.


Accessoirement pour le Pape François, mais surtout pour tous les "modérés-raisonnables" qui, Dieu sait, sont légions comme le Prince de ce monde :
« Ce besoin, sous prétexte de charité, de ne pas contredire et de n’être pas contredit, de ne pas faire souffrir et de ne pas souffrir, de ne rien brusquer et de n’être pas brusqué, est un poison lent qui dévirilise les cœurs goutte à goutte. Ils y perdent le sens de l’affirmation, la nudité du regard, et ce goût du dépaysement qui aguerrit à l’imprévu de la vie. »
« Même les lâchetés intellectuelles se ramènent souvent à la peur des coups : Les idées faibles se servent des salons, les idées passionnées aiment à se servir des poings. »

Emmanuel Mounier – L’Affrontement chrétien (1944)

dimanche 20 mai 2018

Le club des 5 pour sauver l’Europe…


Entendons-nous bien : Quand je dis "l’Europe", c’est ici une façon elliptique de parler de l’Union Européenne, pas de l’Europe…

Et cet Europe "institutionnelle", ne sachant dorénavant plus à quoi elle sert faute de savoir ce qu’elle est, se contente de justifier son existence en pondant du texte sur le calibrage des œufs et ces sortes de choses, en s’instituant – en interne - en instance d’arbitrage de contentieux d’épiciers et – en externe et pour le fun – en parlant-avec-la-bouche sans plus d’effet que le fugace et léger trouble provoqué à la surface de l’eau par le chien crevé dérivant vers une hypothétique station d’épuration…
Bref, tenir le rôle du mort autour de la table de jeu du monde – qui-est-tragique, ne l’oublions pas – ça va un temps par mer calme. Par les temps qui courent (Islam, Remplacement, Moyen-Orient, Chine, Trump, Russie, Corée, Iran et j’en passe à court terme sans parler de Israël-Palestine pour encore le long terme), non seulement cette Europe-là nous ramènera progressivement mais fatalement au niveau de Nauru (*) tant les autres n’ont aucune raison de nous faire des cadeaux, mais elle nous tue à brève échéance !

A ce titre – et plus encore avec le Brexit et l’ostracisme manifesté à l’égard du groupe de Visegrȧd – le vieux mythe du Couple Franco-Allemand est devenu à la fois un carcan réunissant pour la galerie deux époux aux intérêts totalement divergents et un boulet qui bloque définitivement tout espoir de réforme du machin dont parlait De Gaulle !

Comme il est bon de ne jamais s’arrêter d’espérer, de cogiter, d’imaginer et de… rêver, je vous invite, si ce n’est déjà fait, à lire le papier publié jeudi dernier par le club Ligne Droite.  Ce n’est pas une invitation, c’est un ordre… 



Reste à savoir si nous serons foutus de nous donner des dirigeants ayant la volonté, le courage et les vertus nécessaires pour renverser la table…