"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.

lundi 25 avril 2016

Les beautés de l'Orient...



Laissons Le Foll (oui, en doublant la consonne finale) tenter de faire des petits signes timides à certains ("- Hé oh vous là ! Oui vous ; euh… au fait où êtes-vous ?") Il a complètement oublié de jouer des coudes à l’horizontale ; vous savez ce petit geste à la con avec lequel ses potes et lui draguaient les filles (et autres, ne discriminons pas) Comme le temps passe…
Laissons-le faire, disais-je et rappelons-nous plutôt les beautés de l’Orient. Orient compliqué, oui-je-sais, mais pas si compliqué que ça pour ce que je me souviens de Damas et d’Alep…  

A l’heure de l’apéro, je vous offre cette petite chose en guise de biscuit salé amer…

dimanche 24 avril 2016

Les taxidermistes du Patrimoine…



Ça y est ! Le grand projet évoqué ici au mois d’août dernier a porté ses premiers fruits. Ayant unis leurs efforts, l’ingénierie muséale et les taxidermistes du patrimoine viennent de présenter au public leur première réalisation. Le retour sur investissement sera assuré, n’en doutons pas, tant ces réalisations seront utiles pour la pédagogie mémorielle des sorties scolaires, pour les parcs d’attraction et autres Disneyland comme pour les expositions temporaires en tournée dans les grandes capitales…

Je vous cause ici d’une réplique d’un arc de triomphe dynamité à Palmyre par les tueurs de l’Etat Islamique. Cette réplique en "3D" vient en effet d’être installée sur Trafalgar Square à Londres ; oui Madame, oui Monsieur.
Réalisée en marbre d’Egypte, la chose est restée à Londres pendant trois jours et doit partir faire le tour de plusieurs grandes villes du monde pour y recevoir, notamment, les fientes des pigeons de New York et des mouettes de Dubaï. Au terme de son périple, elle devrait arriver l'année prochaine à Palmyre mais restons prudents…

Cette nouvelle rapportée avec gourmandise par la BBC m’a fait successivement penser à trois choses :

- Tout d’abord aux perspectives considérables et insoupçonnées de développement qu’ouvre cette technologie du "3D" en matière de musées à ciel ouvert où se côtoieraient le temple de Bel, les bouddhas de Bâmyân, les Twins Towers, la salle du Bataclan, un village nigérian bokoharamisé et toutes sortes de choses qui ne vont pas manquer de les rejoindre. Car ce seront désormais des pièces de musée… Euh… enfin, dans la mesure où il y aurait alors encore suffisamment de touristes aux ventres pleins avec perches à selfies pour rentabiliser la chose. Ce qui n’est pas garanti…
- Ensuite, je me suis interrogé sur une apparente contradiction : Sur le marché de l’art, s’agissant de peinture, on considère en général qu’un tableau animé, c’est-à-dire agrémenté de personnages, a plus de valeur que le même du même décor par le même artiste dépourvu de silhouettes humaines ; il est plus pittoresque. Or, personne ne songe à animer ces magnifiques reconstitutions en 3D, qu’elles soient en marbre ou en panneaux synthétiques. Ce ne seront jamais que des décors vides, sans âmes, sans vie. Y ajouter des mannequins genre Musée Grévin serait logique, par exemple de chrétiens, de Kurdes, des collégiennes du Nigéria, des cadres sup’ juifs de Manhattan, voire  des employés du gaz bien-de-chez-eux. Ben non. Ce ne serait même pas pittoresque comme des spécimens de zoo. D’ailleurs, ont-ils seulement existé ?
- Enfin, ça m’a donné envie de relire ce brûlot que j’avais relayé ici il y a près d’un an déjà…


samedi 23 avril 2016

Quand la République est à la ramasse, y-a de quoi faire…



Pourquoi s’en priver ?

Les clefs du pouvoir traînant dans la boîte à gant, toutlemonde vent grimper dans la bagnole à la place du mort, c’est humain…
Pour le premier tour de piste, bien sûr, toulemonde sait que ce sera la Madelon d’Hénin-Beaumont qui va desserrer le frein de parc et passer la première. Mais qu’elle sera ensuite éjectée par la portière. Ce sera un autre qui prendra finalement le volant sans qu’on sache qui. Mais cépagrave. A défaut d’être celui-là, essayons au moins d’être celui dont il aura eu besoin pour lui passer les clefs. Pour en faire quoi ? Peu importe, on verra plus tard ; peut-être…

- Bien sûr, il y a d’abord les incontournables habitués de la bagnole. Ceux qui se considèrent être les seuls à pouvoir la conduire, les seuls qui savent, les seuls qui le méritent, les seuls à en avoir les clefs…. La seule chose qu’ils ne savent pas, c’est qu’ils sont déjà morts… Qu’ils s’appellent Sarkozy, Juppé ou Hollande, mais cela n’a finalement guère d’importance…
- Au deuxième rang sur la ligne de départ, on trouve ceux qui comptent vraiment figurer au classement avec la conviction de pouvoir profiter de la motorisation poussive des têtes d’affiche pour remporter la course. Dans le lot, on retrouve forcément Mélenchon, statue du commandeur, convaincu d’être le seul avenir dont le futur a droit, incarnation solitaire de l’éternel stalinien qui, par nature, ne trouve à prospérer que sur l’amertume et la désespérance des peuples… On y trouve aussi en la personne de Lemaire l’incarnation parfaite de Narcisse enflé de lui-même, qui compte sur sa façade rajeunie et recosmétiquée de clone de Juppé pour remonter à l’intérieur du virage… On y trouve enfin le "chargé d’affaires" mandaté par la finance et les grands groupes pour occuper le terrain en attendant de voir venir tant ces gens-là détestent l’incertitude. Macron, donc. Il est convaincu que ses donneurs d’ordres auront toujours besoin de lui et qu’il saura leur être indispensable. Il est donc la preuve vivante que même dans ce milieu de requins on trouve encore des naïfs. Peut-être que ça vous rassure…  Ah oui, j'oubliais l'autre là, Fillon, celui qui pourrait peut-être "en avoir" mais qui a une tronche de Témoin de Jéhovah tirant les sonnettes...
- Au troisième rang, enfin on trouve les "candidats de témoignage" comme on dit. Il y a ceux qui tiennent la route comme Dupont-Aignan, voire Poisson. Puis les épouvantails genre NPA, etc. Et enfin, les écolos, les Mariton, Morano et tous les petits futés qui n’ont comme objectif que de se faire rembourser leurs frais et, surtout, d’obtenir un bon retour sur investissement en se retirant de la course au moment opportun (et le plus tard possible) au profit du mieux disant…

Et voilà Rama Yade ! Ah Rama ! Je vous laisse aller consulter son pédigrée sur Wiki-sa-race. Elle sait gérer son business-plan la petite. Autrement plus futée que les seizièmes couteaux du PS genre Delphine Batho…  Faire son (petit) tour de piste qui ne va durer que le temps d’un flash d’info va lui permettre de revenir sur l’estrade et de se (faire) recycler. Il y a cinq ans, son "club deréflexions" s’était dégonflé avant même d’être allé plus loin que de se doter de papier à en-tête. Mais, comme je l’écrivais alors, elle n’était pas prête de se dégonfler, elle…

L’entrée de Rama sur la piste vient couronner le jeu du cirque et rehausser la "Grande Election" au niveau stratosphérique de Koh Lanta et tous ces sortes de choses…

jeudi 21 avril 2016

Des Playmobils et autres nains de jardin…



1°- Les Playmobils ont encore frappé…

On ne sait plus quoi faire pour meubler le livre d’images pout tout petits… A Science-Po où c’est qu’on mitonne nos futures zélites, les journées de la jupe puis du rouge à lèvre n’ont pas suffi. Il fallait donc passer à la journée en hijab afin que chacun puisse se mettre dans la peau des malheureuses enfoulardées et prenne conscience de la stigmatisation dont elles sont victimes. Stigmatisation, n’en doutons pas, qui est la seule raison pouvant les pousser au final à toutes se cacher sous les sacs poubelles… Pour répondre au mot d’ordre, nozélitesétudiantes ont peut-être dû dévaliser le stock de panoplies de chez Joué Club. Mais, se mettre ainsi sous le voile, le temps de se tirer un selfie et de jouer à la dinette, n’a guère à voir avec se mettre dans la peau de la fantasmée victime H24… Je m’abstiens de vous faire un dessin…
Les Norvégiens veulent s’en rapprocher un peu plus. Déjà, ceux de leurs enfants ayant échappés à Anders Behring Breivik sont envoyés par leurs parents jouer aux réfugiés (ici) mais c’est encore insuffisant !
La ministre norvégienne de l'Immigration, Sylvi Listhaug, a profité d'une visite officielle en Grèce pour se mettre dans la peau d'un réfugié en train de se noyer en mer ; oui Madame, oui Monsieur.
Vêtue d'une combinaison thermique orange et entourée de navires garde-côtes, la courageuse Viking a fait trempette un petit quart d’heure en mer calme avant d'être secourue par les agents de la patrouille maritime. P’tain ! Rendez-vous compte ! Il ne reste plus à nos gamines de Science-Po qu’à aller passer la nuit sous le métro Stalingrad ; enfin, dans son décor reconstitué désinfecté dans un amphi de la rue St-Guillaume avec des figurants fournis par les studios Pixar…

2°- LE Playmobil a fait encore grimper la courbe du fromage…

C’est plus fastoche que d’inverser celle du chô’ et ça peut rapporter gros, oui, oui… L’inversion de l’autre, là, il y a si longtemps qu’on en parle qu’on n’y fait plus attention. Donc, cépagrave. En revanche, celle du fromage, hein, y-a-plus que ça qui peut calmer les petites fièvres et allergies épidermiques si contrariantes ; enfin, au moins sur les pages coloriées des livres d’image cartonnés qu’adorent les ministres et les bouffons de la télé.
Vous avez bien sûr tous entendu parler de Thierry Lepaon ; peut-être plus du fait de son appartement de fonction et de son bureau qu’en raison de ses exploits comme secrétaire général de la CGT, emploi dont il a récemment été débarqué à un âge où l’on peut généralement bénéficier d’une préretraite. Bref, par la grâce de François II Pédalonaute qui n’allait pas laisser cet ancien ouvrier Moulinex faire la queue à Pôle Emploi, Thierry Lepaon vient d’être nommé président de l’Agence nationale contre l’illettrisme. Euh… non, je me trompe : Il prend la présidence de l’Agence de la langue française, nouvelle appellation du bidule adoptée pour l’occasion avec quelques modifications des statuts de l’agence et de l’étendue de ses missions… Ce qui, comme par hasard, permet que son président soit dorénavant rémunéré…
Par contre, vous ne connaissez probablement pas Stéphane Lardy. Celui-là menait toutes les grandes négociations nationales interprofessionnelles pour le compte de FO. Notre gars, quoiqu’encarté socialiste, non seulement n’est pas trotskyste mais ne l’a jamais été. N’ayant de ce fait aucune chance d’accéder à la direction du syndicat, il vient d’être nommé au tour extérieur dans le grand corps des inspecteurs de l’IGAS (inspection générales affaires sociales) comme d’autres avant lui (François Chérèque en 2013, Dominique Voynet en 2014…) Vous me direz que là, on n’est plus dans un livre d’image. Ben si ! C’en est un quand-même !
Mais celui-là n’est pas fait pour les enfants à qui on le lit le soir pour les endormir. Non. Il est fait pour celui qui le leur lit. Pour le rassurer, pour lui éviter de faire lui-même des cauchemars. En donnant des sinécures à Thierry et à Stéphane, le conteur pédalonaute s’invente une histoire où il croit se faire des amis à la sauce Fessbouc et que tout va s’arranger dans la vraie vie…   

3°- Playmobils des villes et nains de jardin des champs…

On savait déjà qu’il était interdit de faire monter un "jeune" sur une échelle en situation de salarié. C’est Blanche-Neige (sous son avatar "Alain Juppé" je crois) qui avait ajouté ça dans un livre d’image au titre vachement polisson ("Code du Travail" ou "Code rural" je ne sais plus) en pompant, il est vrai largement dans un autre (de la série à succès "Martine et les directives européennes") Soucieuse du confort de ses nains de jardin, Blanche-Neige avait aussi inventé que chacun d’eux disposerait d’une chambre de 9m² minimum avec au moins 7m² par tête avec un maximum de six guignols par chambrée. Bon.
Vous connaissez tous comment se font les vendanges en Champagne : exclusivement à la main. Ce sont donc chaque année des milliers de saisonniers qui arrivent sur zone, des habitués et énormément d’étudiants plus ou moins désargentés, tous prêts à mettre du cœur à l’ouvrage. Comme il est de tradition, ils sont hébergés sur place et nourris par le viticulteur. Certains d’entre vous ont sûrement gardé le souvenir de certaines joyeuses tablées et bordées de fin de vendanges… Bien évidemment, toulemonde se foutait du livre d’image de Blanche-Neige. Pour la durée des vendanges, le bon sens prévalant, les employeurs bénéficiaient d’une dérogation autorisant de loger leurs salariés agricoles en CDD courts en dortoirs à 50% de la norme (4,5m² par tête et maximum par chambrée porté à 12)
Eh bien, figurez-vous que c’est fini !  Désormais, c’est 9 m2. Dans l’impossibilité (notamment financière) de se mettre aux normes (pour dix jours par an !), il faudra faire appel à des gens qu’on ne logera pas, fournis par des agences d’intérim,  ou des Roms entassés dans des caravanes (à 2m² par tête). Les vignerons devront remplacer leurs habitués avec lesquels ils étaient en confiance par des bras cassés – si tant est qu’ils en trouvent, la terre étant si basse et les allocs’ et autres RSA étant ce qu’ils sont. Il pourrait manquer 8.000 vendangeurs à l’automne en pays champenois…
Mais peu importe : Dans le livre d’image, c’est le confort cosy de la chambrette bleu pastel de Martine qui retient l’œil. (C’est dans l’album "Martine fait les vendanges" mais on ne le trouve plus)