"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.

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dimanche 13 décembre 2015

De l’indicatif présent au conditionnel futur…



L’inévitable crouton rassis, antiquité des riches heures mitterrandiennes, toujours en piste faute de relève en savoir-faire, pébroque d’honneur du Rainbow-Warrior et survivor du Contaminated blood, Laurent Fabius, donc, a concrétisé le couronnement de sa prochaine fin de carrière en exerçant la fonction de président de séance d’une assemblée plénière de 195 Etats ! Excusez du peu (sachant que l’ONU a 193 membres)

C’est donc lui qui a donné le coup de marteau symbolique arrêtant définitivement les travaux. Coup de marteau après lequel – selon le règlement retenu pour ladite pièce de théâtre, plus aucune suggestion d’amendement n’était recevable pour modifier le texte de l’accord mondial et universel…

Le choix du marteau utilisé était déjà, en lui-même, symbolique d’un kitch d’une puérilité cosmique, semblant sortir tout droit d’une boîte à outils pour jouer au bricoleur à partir de trois ans 
Surtout, le geste de Laurent n’avait rien de celui du commissaire-priseur, retenant son geste, attentif à la salle, espérant voir se lever encore une main susceptible de majorer sa commission. Non.
Ça m’a plutôt fait penser à ces assemblées générales d’assocs’ où l’on torche vite-fait les obligations statutaires : Dès la résolution lue, on prononce la formule habituelle : "- Avis contraires ?", et, très vite : "- Non ? Adopté à l’unanimité !" Dès fois qu’il y en ait un qui se réveille…
Bref, le Laurent a fait ça très bien ; c’est-à-dire très vite… Et tout le monde a poussé un ouf en applaudissant l’artiste… Pressés d’en finir et de regagner leurs pénates, qui à Brasilia, qui à Oulan-Bator, tous les sociétaires ont quand-même attendu par politesse la fin de la péroraison de notre Pédalonaute avant de s’éclipser. Ils avaient quand-même bouffé à l’œil pendant huit jours…

Faut dire qu’on avait pris un jour de retard sur le programme pour arriver à un semblant de quelque chose de pas trop ridicule comme compromis. Et qu’à la dernière minute, en cours même de séance finale, in cauda venenum, quand tout le monde n’en pouvait plus, au paragraphe 4 du chapitre traitant des obligations des pays développés en matière d’émission de gaz à effets de serre, on a apporté une ultime petite "correction matérielle", oh presque rien ! :
   
"shall be" a été remplacé par "should be"… "Doivent…" devient "Devraient"…

Ouf ! C’est passé ! Et, comme on avait pu le prévoir, en reverra ça plus tard

La COP21 s’achève donc bien par un succès. Qu’on se le dise et on nous le dit. La COP21 n’a pas tourné au FLOP21. Elle restera dans l’histoire une COM21. Ça on s’en doutait et tout baigne. 

dimanche 29 novembre 2015

Ils participent à la beauté du monde…



Regardez comme ils sont beaux ! A l’appel d’Attac comme de juste et d’Alternatiba (sans doute une Katiba alternative et subventionnaire qui vient de sortir), ils étaient au moins 4.500 (10.000 selon les organisateurs) à se donner la main aujourd’hui, sagement alignés sur le trottoir, le long du boulevard Voltaire où les cortèges d’officiels de la COP21 ne passeront pas…

En cette période doublement d’état d’urgence (oui, la guerre + le climat), on le sait, toutes les manifestations ont été interdites. Mais cette chaîne humaine, hein, n’est "ni autorisée, ni interdite, c'est une zone grise. On interprète ça comme une tolérance ", n’est-pas. Vu que cépapareil. C’est "un contre-pouvoir citoyen" et l’adjectif qualificatif accolé en suffixe suffit pour autoriser que la tolérance sorte des maisons dédiées…
Mais n’ergotons pas.

Ils c’est donc trouvé plusieurs milliers de guignols, sans doute un doux mélange de boboïdes et d’instits écolos-en-chambre – merveille du vivrensemble™, pour renoncer à leur conso en terrasse chauffée ou à leur promenade au parc et venir par conviction se geler les burnes Bd Voltaire. Pour offrir un peu de spectacle à quelques poignées de CRS emmitouflés dans leurs bahuts venus par principe jeter un œil las sur leurs simagrées.   

Regardez-les, disais-je. Ce n’est ni Halloween ni Carnaval mais ils ont fait un effort méritoire. Tronche de zèbre en carton bouilli et truffe en plastoc, Tigre en peluche, Lion débonnaire et Panthère pensive se mêlent fraternellement, bras dessus, bras dessous, aux bipèdes humanoïdes. Nostalgie d’Arche de Noé, dégoulinement de rêve métissé d’une fusion dans le même et l’éternel futur !   
Non. Pas bras-dessus, bras-dessous. Ils sont plantés côte à côte, non pas ensemble mais seulement en même temps ; un peu comme une file d’attente devant Pôle Emploi, un piquet de grève devant la Sécu on la queue devant l’épicerie à Pyongyang…
S’écarteront-ils pour laisser la vieille retraitée accéder au distributeur du Crédit Lyonnais ? Probablement, sûrement même. Ce ne sont pas des black-blocs ! Ils n’ont rien cassé et, de toutes les façons, ils ne cassent rien…

De la brochette de cette photo piquée à Ouest-France, je crois, je retiens surtout le guignol à lunettes noires au fond : lui a fait l’effort de faire sa propre pancarte. Pas une affichette ! il a pris le temps de découper l’emballage de son sèche-linge ou de son home-cinéma livré la veille par Darty ou Amazon, sans oublier la ficelle pour se la porter comme le chômeur de Chicago pendant la grande dépression…. Surtout, il a rédigé sa revendication en deux temps. Et pas dans la langue locale pour faire chic. "Nous avons besoin"… Oui mais de quoi au juste ? Il a besoin de tant de choses… Ah oui ! "Nous avons besoin d’oiseaux de proie" ! Fallait y penser. Ça dépend lesquels… Le con.
Il est vrai que, perso, j’entretiens des relations de bon voisinage, quoique distantes, avec le couple d’aigles royale qui passe la crête à 13h chaque jour en été pour venir marauder au-dessus du champ. Ce sont mes potes mais tant que chacun chez soi, chacun pour soi… Ce pourrait être la même chose avec les loups, mais comme disait Hortefeux, un ça va… L’éternelle question des migrations invasives et de la démographie… On se comprend. Mais je m’égare…

Revenons à cette chaîne humaine. Elle n’a rien cassé. Toute mignonne, elle était encensée en début d’après-midi par tous les sites d’infos en ligne.
Et, comme de bien entendu, elle s’est dispersée comme une volée de moineaux apeurés pour laisser la place sur le pavé et dans les médias à la petite centaine d’encapuchonnés masqués adeptes du bronx habituel.    
Tous ces écolos de papier et bobos durables, en bons résistants à la mode Café de Flore, ont posé un geste de témoignage sans lendemain. Et puis c’est tout. Que déboulent les gros bras, ils n’en feront pas plus que de braves cathos sans défense au sanctuaire brutalement occupé par Act-up… Qu’éclate un pétard comme l’autre jour, ils se piétineront en débandade parmi les fleurs et les bougies qu’ils avaient apportées…

La COP21 est rassurée.
Et quand le jour viendra, on fera avec…

vendredi 20 novembre 2015

Restons de glace…



Ce matin, l’ami Corto nous a fait part d’une des nombreuses et variées conneries évènementielles inventées par les communicants élyséens grassement payés par le contribuable. Une de plus ou de moins, une parmi d’autres, flops vains qu’on finit par ne même plus remarquer… Mais celle-là atteint des niveaux cosmiques (le n’ai pas dit comique eu égard à son probable coût logistique)
Certes, l’évènement en question peut se considérer comme une banale installation à l’instar de celles que  la réunion des artistes subventionnés a coutume d’imposer à nos frais, à Versailles, place Vendôme ou autres lieux… Pourtant, ça n’a rien à voir.
Les homards, cône-y-faire et autres vagins de la reine sont des créations survendues comme "œuvres d’art" pour engraisser le pactole et le potentiel de plus-values d’artistes astucieux, courtiers en bouts de ficelle et autres escrocs. Ça fait désormais partie du système. La V° République a été taillée pour De Gaulle et le ministère de la Kultur pour Malraux. N’étant de richesse que d’hommes et n’ayant plus que ceux que l’on mérite, il est normal que toussa se soit dévoyé pour n’être plus qu’un guichet de distribution de prébendes… Si ça peut faire rire et/ou scandaliser, le but est de faire du fric, pas d’exiger l’adhésion en faisant peur. Mais je m’égare…
Oui, les morceaux d’icebergs qui seront harmonieusement disposés sur le place de la République ressembleront à une "installation" et constitueront un "évènement" pour faire s’esbaudir les plus couillons ou boboïsés des acurabas. Mais c’est surtout autre chose. C’est un grand œuvre pharaonique de propagande, un temple éphémère élevé à la gloire de la COP21 et de son grand prêtre, un autel de sacrifice rendu au réchauffement climatique™…

Et c’est là qu’éclatera en pleine lumière blafarde de décembre le sens profond de la chose :
Pharaon construisait des pyramides pour qu’on se souvienne de lui ; Louis XIV Versailles ; Napoléon III faisait marner Haussmann ; Mitterrand l’Arche de la Défense…
François II Pédalonaute fait à grand frais des "installations" destinées à fondre dans les caniveaux. Au bout de quinze jours, il n’en restera plus que douze petites congères de glace sale noircies par la circulation et les particules fines On pourra alors nous dire : - Vous voyez comme c’est dramatique !
On ne peut pourtant pas trop lui en vouloir puisqu’il n’est pas seul en cause : notre société ne sait plus construire. Pour exister, il ne lui reste donc plus qu’à dramatiser le réel de la Nature…

J’avoue que mon premier réflexe à la lecture du billet de Corto a été plus euh… superficiel.
Faut dire que j’aime le calcul mental… Sachant que chaque bloc pèserait environ dix tonnes (au départ !), il devrait bien représenter encore un cube de 2 m d’arête à l’arrivée. Compte tenu de mes tendances naturelles, je me suis donc tout de suite dit qu’à raison de deux glaçons par godet selon mon habitude, chacun des douze blocs représenterait mes besoins pour un demi-million de verres de whisky ! P’tain le gaspillage !!  

Mais restons sérieux. Bien qu’il s’agisse d’eau douce, ce n’est pas de l’eau-de-chez-nous ! On ne cesse pas de nous dire que l’Arctique reçoit d’importants apports aéroportés de polluants, particules, aérosols, composés chimiques, métaux lourds, etc., sans compter Tchernobyl ! On nous le dit assez. Donc, pour sa plus grande gloire, le Pédalonaute nous ajoute ça en plus qui va se répandre gentiment dans les canalisations de voierie ! Où est le principe de précaution ? Surmortalité possible chez les rats ! Perturbation éventuelle de la flore intestinale de l’écosystème des égouts ! Mais que fait Ségolène ??


samedi 17 octobre 2015

Île flottante et inversion de la courbe du chauffage…



Réchauffement, quand tu nous tiens…

Le réchauffement climatique est un fait. Point barre. Et il est évident qu’il va falloir faire en sorte de faire avec. Le phénomène n’est pas nouveau et l’augmentation des températures a déjà été plus d’une fois plus rapide et violente qu’en ce siècle, sans combustion de charbon, bagnoles, gazoles et guignols se comptant alors en millions pour qui la poule au pot hebdo était rêve inaccessible ; et pas en milliards pour qui le steak biquotidien est dorénavant un droit acquis. Mais les bobos actuels vivant dans l’éternel présent ignorent tout ça, à commencer par l’optimum médiéval 

Et sous ce nom  - réchauffement climatique – support de toutes les peurs millénaristes et angoisses apocalyptiques (sa queue [du dragon] balaie le tiers des étoiles du ciel et les précipite sur la terreApocalypse 12.4), c’est dorénavant l’inversion de la courbe du chauffage qui remplace avantageusement l’inversion de la courbe du chômage qu’il vaut mieux pousser discrètement sous le tapis à l’approche de l’échéance imprudemment fixée par les promesses que l’on sait…

L’inversion de la courbe du chauffage est donc le nouvel horizon, le nouvel objectif révolutionnaire (cf. hier) poursuivi par nos dirigeants et toutes les forces du progrès. C’est l’objectif grandiose pour lequel toutes les forces vives (ou non) du pays sont appelées à œuvrer. A côté, tout le reste (immigration, impérialisme islamique, identité, sécurité, TAFTA, dette, déficit et chômage, etc.) n’est que gestion courante, voire fait divers…
On aborde donc cette dernière ligne droite du quinquennat en prenant comme étendard un truc qui va de soi, auquel on ne peut sinon rien du moins pas grand-chose à la marge, mais qui fait consensus 
Même Chirac avait fait mieux : En plaçant son second mandat sous l’étendard de la lutte contre le cancer, il pouvait encore espérer finir sur un résultat non nul…
L’avenir de l’espèce repose donc (momentanément) sur le culte de COP21 et le Pédalonaute est son prophète.

A ce titre, Manu-la-Mâchoire, vicaire apostolique, était récemment venu vers chez moi rendre visite aux glaciers de la vallée de Chamonix. Avant lui, au XVI° siècle je crois, l’évêque d’alors l’avait précédé, à dos de mule et en procession, pour les bénir et les supplier de… reculer tant ils étaient redescendus bas depuis le Moyen-Âge en s’appropriant les alpages et pâtures indispensables à la survie des hommes… Manu, lui, n’est pas venu là pour les bénir ; seulement pour mouliner ses bras, célébrer COP21 et stigmatiser les responsables : Belzebuth les poids lourds et le chauffage au bois…

Au moins lui s’en était tenu à une signature carbone raisonnable en se contentant de venir jusqu’à Cham’. Mais François II Pédalonaute, lui, est d’une autre pointure. Sa qualité de premier VRP de la COP21 justifie tous les sacrifices énergétiques. Le vice-chancelier gouverneur provincial Président de la République était donc hier en Islande. 4.460 km aller-retour. S’y tenait en effet ces jours-ci la conférence annuelle des pays bordant l’arctique qui y traitent de leurs problèmes communs, notamment en ce moment des possibilités d’exploitation de richesses énergétiques rendues désormais plus accessibles du fait du repli de la banquise. Seul chef d’Etat (mais est-ce un chef d’Etat ?) ayant demandé à venir et invité par politesse comme observateur à cette réunion d’expert, nous ne saurons rien de ce qu’il a pu leur dire (mais nous nous en doutons) En revanche, nous savons ce qu’il a dit aux journalistes, évidemment accompagné de l’inoxydable Ségolène Royal et de l’indispensable Nicolas Hulot, devant le glacier Solheimajökull qui fond à toute allure :
«Pour ceux qui doutent du réchauffement, il faut qu'ils viennent ici. S'il y a une démonstration à faire, elle est faite»
Sans oublier le petit mot pour l’acuraba devant sa télé et pour l’historien de demain :
«  La disparition du glacier, c’est aussi la disparition de l’Histoire »…

Que c’est beau !

Pourquoi avoir retenu cette news plutôt qu’une autre ?

Pas pour l’instant de com’ du Pwésident. Mais par ce que j’ai appris à cette occasion : Si partout ailleurs dans le monde, le réchauffement climatique se traduit par une élévation du niveau des océans, élévation préoccupante, notamment pour des pays comme le Bengladesh ou des îles du Pacifique, en Islande c’est le contraire ! Le niveau du sol s’élève… pour les mêmes raisons. La diminution d’épaisseur des glaciers (10 % de la surface du pays) réduit le poids exercé sur le sol et… l’île monte ! C’est à un point que l’accès à certains ports va devenir difficile…

C’est bien la fonte des glaciers qui en est la cause première. Certes. Mais ce qu’aucune dépêche d’agence ne nous dit, ne nous rappelle, c’est que l’Islande est un chaudron tellurique, un nid de volcans. Diminuer le  poids des glaciers, c’est comme appuyer moins fort sur le couvercle…
On se souvient de l’éruption du volcan Eyjafjallajökull, en 2010 je crois, dont le nuage de cendres avait stoppé le trafic aérien de l’Atlantique nord il y a quelques années. En 1783, il y en a eu une dont le nuage avait recouvert la France, occasionnant pertes de récoltes, famines, etc. Ce genre d’éruptions d’ampleur – plusieurs par décennie depuis des siècles – sont liées à la tectonique des plaques dans cette région ; travail constant de l’écorce terrestre sans lien documenté avec le réchauffement ou le refroidissement du climat. Et celle de 2010 a délivré en quinze jours dans l’atmosphère autant de gaz à effet de serre qu’une année entière de circulation automobile dans la totalité des pays développés…

Les dépêches d’agence ne relèvent donc pas cette apparente contradiction entre l’élévation du niveau des océans et l’élévation du sol islandais. On n’est pas payé pour réfléchir – ou pour être placardisé comme à France2. Faudrait pas qu’on pense qu’il y a peut-être d’autres causes au réchauffement que l’activité humaine.
Pensez-donc ! Ce serait porter atteinte au dogme et que resterait-il pour assurer les fins de mois du GIEC et maintenir la survie politique de Pwésident ?