"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.

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jeudi 4 mai 2017

Désespérant…



Je sais, on fait avec ce qu’on a…

Ce "débat" calamiteux a été un parfait résumé de ce qu’est devenu le débat politique dans ce territoire qu’est désormais une France cuisinée au coin du feu depuis des décennies par les producteurs de divertissements sous le parrainage du profit et de l’indulgence frétillante des larves qui nous gouvernent.

Sur le ring, la dame de peu qui pourrait être notre voisine de palier affrontait le fort en thème dont on nous persuade que le monde nous l’envie. Elle aurait pu parler avec le cœur, avec les tripes, du pays charnel et de son quotidien au ras du bitume. Non. Pas assez bordée sur les questions monétaires jusqu’à s’emmêler les pinceaux, n’arrivant pas à s’imposer sur les thèmes où elle aurait légitimement dû écraser son adversaire, elle n’a jamais pu s’affirmer face au donneur de leçon habitué à couper la parole aux subalternes, à la fois arrogant et sachant manier la condescendance amusée d’un maître d’école sûr de son fait. Très vite, c’était plié de chez plié. Bref, le système reste le système et l’histoire suit son cours…

Il n’en demeure pas moins que, pour préserver l’avenir, il ne nous reste qu’à voter pour la dame afin de rabaisser autant que faire se peut le caquet du cyborg et de ses commensaux, et les contraindre à se limiter dans leur capacité de nuisance. Je dis ça, je dis rien…

Pour conclure, ce qui ressort du spectacle affligeant d’hier est bien résumé par Maxime Tendonnet dans son billet de ce matin dont je vous copie la fin ci-après :

« Cette émission de télé-spectacle était le résultat de longues années de conditionnement médiatique. Il n’est pas question à mes yeux de "complot" ourdi sciemment par les hauts responsables médiatiques qui se réuniraient secrètement pour accomplir un projet. Mais le résultat est le même. Un esprit de conformisme, de mimétisme et d’impératif moral qui souffle sur la France d’en haut et pousse le pays, à travers une propagande insidieuse, une pression subliminale, dans une direction unique. Il consiste à imposer à la France, à travers une surreprésentation médiatique, un parti "maudit" du fait de son histoire, de son identité, de son essence même, qui sert ainsi à diaboliser toute idée, toute position dissidente, sur l’Europe, sur l’autorité, sur l’Etat, sur les frontières en absorbant comme un trou noir toute esquisse de rébellion pour la noircir en la "lepénisant". Et en parallèle, cette même France d’en haut pousse avec une puissance et une efficacité vertigineuse un candidat sorti de presque rien, inexpérimenté, jamais élu, parfaitement transparent et télégénique, incarnation même de la pensée médiatique dominante dans tous les domaines, économie, Europe, migration, frontières…
L’affrontement caricatural d’hier soir n’était rien d’autre que le résultat de ces années, décennies de propagande du parti des médias. Il exprime un infini mépris de la France dite d’en haut envers la France dite d’en bas, et l’effondrement démocratique dès lors que ce scrutin, trafiqué de bout en bout, ne laisse strictement aucun doute quant à son résultat. Il est annonciateur du grand chaos qui approche à grand pas. »

dimanche 30 avril 2017

Chronique d’une semaine de vide en marche…



- La Madelon d’Hénin-Beaumont et le cyborg Macron continuent leurs tournées qui n’ont rien à voir avec les Galas Karsenty que connaissaient nos anciens. Pour sa part, la dame privilégie très logiquement les lieux et les thèmes "du présent et du souci d’avenir". Le cyborg, en revanche, vient de nous offrir un concentré très hollandesque de mémoriel en-veut-tu-en-voilà dont l’essentiel de son électorat potentiel n’a strictement rien à foutre, qu’il s’agisse des bobos, des djeunes, des divers ou de Mme Michu. Lui-même, d’ailleurs, n’en a rien à battre non plus. Mais ce mémoriel ressassé de nounours boosté à la pile Duracell est le dernier support lui permettant de meubler et, paradoxalement (!), de faire de la peur de l’autre l’ultime argument de vente de son fonds de commerce…
Comme il lui faut insister mais qu’il ne connaît rien de ces anecdotes du passé (et les gus qui lui rédigent ses fiches non plus), il s’emmêle quotidiennement les pinceaux : On apprend ainsi que "le FN a conduit des attentats contre De Gaulle"… Le seul attentat contre le Général a été celui du Petit-Clamart en 1962 et le FN a été fondé en 1972… Il nous apprend aussi que "c’est d’Oradour que vient notre fierté républicaine : le CNR qui a construit nos équilibres, notre force et le projet européen." On notera que le Conseil National de la Résistance s’est constitué dès 1943 et que son fameux programme est sorti en mars 1944, plus de trois mois avant la tragédie d’Oradour… Pour lui, toussa n’est qu’un magma mémoriel vague, sorte de brouet brumeux, digest confus et confit d’anachronismes où surnage pêle-mêle l’hitlérisme de l’Inquisition, le colonialisme au Moyen-âge et le génocide des indiens par les croisés.
Mais c’est sans importance. C’est en effet sans importance puisqu’on n’enseigne plus l’Histoire et que c’est bien pratique pour bourrer le mou aux couillons d’acurabas…

- Après avoir renvoyé avec condescendance Valls et Baroin à leurs petites tambouilles, le cyborg Macron a rappelé "qu'il voulait un Premier ministre disposant d'une “expérience politique et en particulier parlementaire”, tout en souhaitant un gouvernement composé pour partie “de femmes et d’hommes qui viennent de la société civile. Et si possible une femme."
Personne n’a relevé ça, sinon pour s’en féliciter. Pourtant, il faut voir là une preuve de plus que le changement n’est pas encore pour maintenant ! La manie quasi masturbatoire de vouloir garnir l’estrade d’affiches de music-hall et de vedettes-surprise reste toujours aussi prégnante. On s’est déjà farci sous Chirac les jupettes de Juppé et l’Azouz Begag de Villepin ; sous Sarko les Kouchner, Frédéric Mitterrand, Jack Lang Fadela Amara, Martin Hirsch et Rama Yade ; sous Hollande les Yamina Benguigui, Pau-Langevin, Conway-Mouret, etc. (sans oublier la divine Najat et la… Taubira) Soyez sûr que ça va continuer…

- Mais dans ce qui précède, le plus signifiant est la façon dont le cyborg Macron a envoyé Valls et Baroin sur les roses. Bien sûr, c’est logique aujourd’hui et conforme à son plan-com’. Mais, même si à la Rotonde il n’a pas grimpé sur la table, son mépris pour les deux carriéristes trahit la vanité et de l’orgueil suprémaciste de ce grand adolescent à qui tout le monde passe ses caprices, à commencer par sa maman femme.

Convaincu d’être déjà élu, il est aussi persuadé que, à l’ancienne, il aura en juin une Assemblée à sa botte avec une écrasante majorité de députés En Marche ! qui lui devront tout. Nous savons d’ores et déjà qu’il y aura 577 candidats sous la seule étiquette EM!. Bon.

Il paraît que la commission nationale d’investiture d’En Marche ! aurait reçu 14.000 dossiers… Comme l’écrit Breizh Info, en bon libéral, il pourrait se permettre de vendre les places aux plus offrants !
N’y comptez pas ! Ça fera toujours 13.800 déçus du macronisme dès avant le 1° tour des législatives. Toujours ça de pris…
Prenons l’exemple de la Bretagne puisque Breizh Info nous fournit les données : Il y a là-bas 37 circonscriptions. Depuis juin 2012, la gauche en a 31 (26 PS, 3 divers gauche et 2 EELV) dont 30 auraient l’intention de se représenter. Sur le lot, 9 du PS auraient déjà obtenu d’être la prochaine vache coiffée… Pour les autres, soyez sûrs que Le Drian va faire ce qu’il faut…

Bref, si nombreux sont ceux de tous bords à être persuadés que Macron n’aura pas d’autre majorité possible que de coalition (voire en cohabitation), il ne faut pas se leurrer :

- Bien que la probabilité me semble assez faible, l’hypothèse d’en "raz de marée" EM! en juin n’est pas à exclure compte tenu des effets conjugués de la propagande médiatique, de la bêtise de l’acuraba de base et, surtout, du crétinisme de la soi-disant drouâte…
- La droite justement, LR et succursales, caresse le doux rêve de rester unie et d’emporter le Mickey alors que tout indique qu’elle a cessé d’exister aux yeux de l’électeur au terme d’une séquence où nul ne peut savoir si elle est libérale ou colbertiste, libertaire ou conservatrice, protectrice ou désarmée…
- La gauche enfin, comme le prouve l’exemple breton, par le tour de passe-passe EM! va garder un max injustifié de prébendes et tout son pouvoir de nuisance…

Prions…    

   

vendredi 28 avril 2017

La lassitude du Bolcho…



J’ai tout faux… J’attendais la "quinzaine de la haine"…
Ben non. Déception.  C’est vrai, quoi ! Bien sûr, j’ai vu passer devant la mairie trente ou quarante braillards assez espacés que l’on ne distinguait des quidams faisant leurs courses que grâce à ce qu’ils criaient. Ils étaient suivis par guère moins de cognes, en civil et brassards mais casqués et avec boucliers, eux aussi espacés, décontractés et quasiment les mains dans les poches. Le soir, la télé a évoqué vite-fait 900 manifestants chez moi…
Que sont les gros bras des lois travail devenus ?

"On n’a plus le goût à rien" du côté du Grand Soir. C’est triste.

On s’étonne et on explique ça par la "dédiabolisation" de qui vous savez. OK. Surtout, l’écrasante majorité des acurabas a parfaitement intégré depuis au moins 3-4 ans que la Madelon d’Hénin-Beaumont allait être au 2° tour. Que c’était ça le fond d’écran. Mais surtout, en même temps comme y cause l’autre, tout le monde avait aussi intégré la certitude allant de soi qu’elle sera en définitive sèchement battue. Autant, il y a quinze ans, la surprise de voir le père accéder au 2° tour avait déclenché le psychodrame que nous savons, cette fois-ci le bon sens populaire joue : Les groupies du candidat-vide, les prébendiers du système et les tenanciers des grandes boutiques politiques ayant peur de leur ombre peuvent bien agiter le chiffon du danger fasciste, les gens ont compris qu’on les prenait pour des cons. Enfin… certains…  

Donc, pas de carnaval ; pas pour le moment… Même les plus bornés des profs gauchistes n’osent plus pousser leurs collégiens à sécher les cours pour manifester contre la peste brune. J’espérais comme un con pouvoir revoir certains des tableaux qui m’avaient enchanté il y a quinze ans. Ben non. J’en revois encore un : Celui de cette banderole qui disait à peu près ceci : "Les femmes hétéros avec les lesbiennes contre la haine !". Avec, au-dessous et derrière, une douzaine de femelles en pulls mohair effilochés, du genre à se faire mettre sous les ponts par tous les vérolés du Congo… C’est un spectacle qu’on n’oublie pas…

Mais trêve de nostalgie. Le spectacle qui nous est offert cette année est certes très différent dans son intensité mais pas dans sa nature profonde. Au demeurant, il est plein d’enseignements.

Manifestement, parmi les ténors, grosses légumes et nains de jardin médiatisés du Paysage-Politique-Fwançais qui "appellent à faire barrage", ceux "qui en font le plus" ne sont pas les de-Gauche. Ceux d’entre-eux qui ont encore pour quelques jours fauteuils et sinécures ont renoncé à l’avenir de leur étiquette et s’emploie en toute discrétion à tenter de pérenniser leurs carrières. Les autres, les de-Gauche-Gauche, adoptent la posture de future opposition et ne font rien pouvant dissoudre leur identité. Ce sont ceux-là qui ont raison !
En revanche, les tenanciers des boutiques de-la-Droite-et-du-Centre en font des tonnes dans le barragisme comme dans l’appellisme en faveur du candidat-vide alors que leurs affidés ne leur demandaient rien ! Comme toujours, ils ont un train de retard et n’ont rien compris au film. Ce faisant, ils ôtent toute bonne raison de voter pour eux. Ils donnent la preuve, s’il en était encore besoin, qu’ils ne sont que des Juppé et autre NKM qui n’étaient que cosmétiqués pour la circonstance d’un vague vernis, à la De Gaulle ou la Bonaparte, vernis vite craquelé à la première contrariété.
C’est une joie mauvaise d’en voir certains appeler au rassemblement de leur camp, seule chance de survie, tout en réclamant l’exclusion du PCD et de la mouvance interne Sens Commun !

Parti comme ça, je trouve que ça craint pour les législatives…



Tronche type de Républicain en Marche.
 Nombreux modèles soldés en magasin. 
Prix de braderie à débattre.