"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.

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mardi 7 avril 2015

Ukraine 1° bougie. Quoi de neuf ?



"Printemps" de Maïdan et puis, il y a tout juste un an ces jours-ci, "l’annexion de la Crimée".
Et le Dombass… Là-bas…
Ici, ça criait dans le poulailler…
On en est où ?
-       Là :

Je me marre…



lundi 23 février 2015

La Rus de Kiev est près du Capitole…



La gérontocratie brejnévienne avait cru se trouver une assistance respiratoire dans la naïveté gorbatchévienne… Ce fut la fin du système qui s’est détruit lui-même sans s’en rendre compte tant la glasnost était la négation de son être. Bref, l’Occident n’y était pour rien… Puis le délabrement Eltsinien conduisit l’Ours à imploser de l’intérieur dans un effroyable foutoir de prévarications, de pillages, d’alcoolisme et de dénatalité. Bref, l’Ours n’était plus qu’une principauté du tiers-monde…. Mais bien que ses propres opérateurs de prédation aient su amplement en profiter, il n’en demeure pas moins que l‘Occident n’y était pour rien… La désignation d’un successeur par Eltsine (éclair de lucidité entre deux océans de vodka et de dessous de table) est une autre histoire ; mais là non plus, l’Occident n’y était pour rien

Quand je dis l’Occident, on se comprend, hein ! Je parle de l’appellation elliptique utilisée dans nos contrées du temps de la guerre froide pour désigner le camp du bien, humaniste, démocratique, toussa… Le "Monde Libre" quoi ! Un Occident avec le Japon et Formose dedans… Bref, un agglomérat dont les seuls points communs étaient la peur de l’Ours et un abonnement au parapluie américain comme la souscription obligatoire d’une assurance-auto…

Durant toute cette période, l’Oncle Sam a pu vendre à tout va toute sa camelote et sa "culture" avec des marges pas possible à des clients captifs qui ne pouvait rien lui refuser. Lui-même pouvait  leur acheter ce qu’il voulait, non seulement à des prix de braderie mais en les payant avec ses propres vignettes de Monopoly…
Et l’Oncle Sam s’imaginait que tout allait continuer comme avant. Certes, l’Ours ne faisait plus peur. Mais les contrats léonins signés par la clientèle captive restaient valables comme instruments de son influence et de contrôle de tout ce qui bouge… De tous ces contrats, l’OTAN était le plus beau. 

Pourquoi l’Oncle Sam se gênerait-il ? Tellement imbu de lui-même et de l’efficacité de son système, il pensait avoir gagné alors qu’il n’y était pour rien (ou presque) 
Et depuis, les contrariétés s’accumulent… Les choix stratégiques se révèlent l’un après l’autre être des désastres : Plans de Paix Israël-Palestine ; Financement des Talibans en Afgha’ ; Bosnie ; Kosovo vendu aux mafias albanaises ; Lybie ; Irak ; Syrie… Et l’OTAN n’est plus ce que c’était…

Une seule solution pour redevenir le leader incontesté de la Planète et que tous ces guignols recommencent à obéir au doigt et à l’œil au sein de l’OTAN : Faire renaître la peur de l’Ours et réactiver la guerre froide. L’Ukraine fera l’affaire… L’UE va leur promettre un paquet de thunes et ça va la couper définitivement de l’Ours. L’Allemagne sera trop contente d’y rafler tous les marchés et les Britanniques – nos domestiques naturels – vont suivre comme d’hab’ ; c’est tout bénef’… Quant aux Français, le guignol qu’ils ont à leur tête, limite il faut plutôt le freiner… Ça va être du gâteau. Là au moins ce ne sera pas un bourbier avec un tas de muzz’ dedans qui nous cassent tout une fois le boulot fait ; une victoire de la Démocratie enfin ; très bon pour les élections de novembre. C’est comme si c’était plié…

Ouais… Mais sans rideau de fer et chars rouges derrière, l’UE n’est plus qu’une épicerie-droguerie à clientèle captive. Et, à part  les Polonais et les Baltes qui croient encore à la momie d’Andropov, les membres de l’OTAN commencent à se demander à quoi leur sert de cotiser…

Et voilà que la mère Merkel et même le Pédalonaute se permettent de dire à l’Oncle Sam "- Il vaut mieux que vous ne vous en mêliez pas" ! Et comme si ça ne suffisait pas, voilà trois petits faits nouveaux très récents dont on n’a pas trop estimé utile de nous parler :

- La Hongrie - membre de l’OTAN, de l’UE, de l’espace Schengen et prévu pour adopter l’Euro dans les cinq ans à venir - vient de signer d’importants accords d’échanges commerciaux avec la Russie…  
- Chypre - membre de l’UE, de l’espace Schengen et de la zone Euro - vient de faire de même…

- Enfin et surtout, la Turquie - "pilier" de l’OTAN, n’est-ce pas, et déjà en étroite union douanière avec l’UE - va se doter d’un système propre de défense antimissiles. Le ministre turc de la Défense Ismet Yilmaz a annoncé les résultats de l’appel d’offre : La meilleure proposition pour l'élaboration des dits systèmes antimissiles est celle de… la Chine au détriment de celles du consortium américain Raytheon & Lockheed Martin et du consortium européen Eurosam ! Vu l’impact ?
Certes, Ankara ne se prononcera définitivement que fin avril. On se doute que Washington va rudement mouiller la chemise pour empêcher ça, en devant y mettre beaucoup, beaucoup de contreparties favorables à Erdogan… Et que la Chine ne sera pas en reste pour garder son pied dans la porte afin de ramener l’Oncle Sam du rang de patron de l’OTAN à celui de membre parmi d’autres d’un tour de table où chacun voit midi à sa porte…

Quelques victoires (par défaut, par forfait de l’autre ou sans faire exprès) avaient suffi pour que depuis vingt-cinq ans l’Oncle Sam se persuade d’avoir imposé son hégémonie, un unilatéralisme justifié par la foi (dans son système).
Obama sera peut-être celui de leurs chefs (par défaut, nous aussi on connaît ça) sous le mandat duquel l’Amérique admettra enfin qu’un monde multipolaire est indispensable à la survie de l’espèce…

lundi 8 septembre 2014

L’aumône d’Albion…



Dans ce geste de charité, je ne sais pas quelle est la part du mépris condescendant à l’égard d’un voisin sans dents, et celle de l’agacement du bourgeois se sentant obligé de jeter une pièce jaune au poivrot qui encombre le parvis à la sortie de la messe…

Or donc, la Grande-Bretagne, dans sa grande mansuétude, se propose de donner à la France 20 km de barrières en métal ayant servi à assurer la protection du sommet de l’Otan cette semaine à Newport au Pays de Galles. Ceci afin d’aider les mangeurs de grenouilles à garder chez eux la foule de plus en plus dense et pressante, sortant d’on ne sait où et décuplant chaque semaine, qui tente de franchir la Manche sans ticket.

James Brokenshire, ministre britannique de l'Immigration et de la Sécurité l’a dit hier :
"- Il s'agit pour les Français de maintenir la sécurité et l'ordre sur leur territoire. [c’est leur problème…] Et nous voulons faire ce que nous pouvons pour les aider" "Nous allons leur faire cadeau de ces barrières. Cela pourrait remplacer les barrières peu efficaces à Calais que les clandestins franchissent trop facilement."   

Merci pour le matos d’occase. C’est toujours ça de pris et c’est gagnant-gagnant : On récupère gratos du matos comme on n’aurait jamais osé en commander et installer pour ne pas chagriner les assocs’… Et les rosbifs nous refilent, peut-être, les frais de démontage et, sûrement, le coût du transport et s'économisent les frais de stockage…

Bon, cépatout.

- D’abord, nous avons là un cas exemplaire de la coopération au sein de l’Europe : On tend des ficelles en plastoc pour arrêter la marée et c’est très bien comme ça ; on ne va quand-même pas imaginer chercher comment fermer le robinet ; ça ne se fait pas…
- Ensuite, va-t-on pouvoir s’en servir ? La sécurisation d’un sommet de l’OTAN, c’est une chose ; priorité à l’efficacité. Personne en général et Bruxelles en particulier n’a son mot à dire… En revanche, se servir de grilles à finalité notamment anti-terroriste pour canaliser des malheureux quidams, est-ce conforme aux directives européennes sur la hauteur des clôtures, l’utilisation de matériaux pouvant blesser, l’obligation de ménager des issus de secours, de prévenir le danger de bousculades comme dans les stades, etc. ?
J’attends de voir…  
 

samedi 30 août 2014

La guerre N’EST PAS pour la semaine prochaine !



J’avais depuis trois jours sous le coude les premières lignes d’ébauche d’un billet à publier au plus tard le 31 août et intitulé :

La guerre, c’est parti pour la semaine prochaine !

C’est rappé. Pour l’instant…

Il commençait ainsi : "Préalablement aspergés de l’eau bénite du Conseil de Sécurité, les premiers F16 de l’US Air Force vont tirer leurs missiles préventifs et larguer leurs bombes humanitaires aux frontières nord et est du Donbass dès lundi matin avant l’aube afin d’épurer l’Ukraine de ses populations russophones de repousser l’agresseur moscovite…"

Je divaguais. On ne va pas mourir pour Dantzig Kharkiv… Pourtant, c’était bien parti pour…

- D’abord, parce que depuis huit jours les fauteurs de guerre étaient tous sur le pont pour faire monter la pression chaque jour un peu plus jusqu’au paroxysme : Les faucons US étaient à la manœuvre, les faux-cons couillons européens à la télé, les journaux de tous bords en rajoutaient de façon visiblement orchestrée, les bonnes âmes trépignaient, les pacifistes et les internationalistes appelaient aux armes, Béachelle et Merkel, Mélenchon et Fillon itou, et même Carine pour faire bon poids… L’union sacrée, je vous dis !
Pensez donc ! Le Conducator de Kiev appelait au secours, la CIA avait les preuves : Mieux que les armes-de-destruction-massive à Saddam, après les camions de bouffe et de matelas, des mitrailleuses, des missiles et des bidasses, rendez-vous compte ! Il y a 48h, le Conseil de sécurité se réunissait en urgence, l’OTAN vissait les fusées sur les obus et décoiffait les bouches à feu… Il suffisait d’un rien…

- Ensuite, pourquoi avais-je choisis la semaine prochaine, première de septembre ?
A cause des manœuvres internationales en Ukraine…
Comme tout pays qui n’est pas la Corée du Nord, l’armée ukrainienne organise chaque année sur son territoire des manœuvres communes avec des forces "amies" pour échanger expériences et méthodes.
Chez eux, la Rada (assemblée nationale) doit valider au préalable le programme annuel d’exercices conjoints avec indication des effectifs, armes, périodes envisagée et durée de présence autorisée de troupes étrangères sur le territoire.
Pour 2014, le nombre d’exercices prévus a augmenté d’un tiers et tous le sont avec des pays de l’OTAN (contre seulement la moitié l’an dernier) Ils sont prévus pour des périodes de 7 à 25 jours à fixer au choix des Etats-Majors sur une plage autorisée de deux à sept mois selon le cas. Or, il se trouve que le seul mois où tous ces exercices peuvent avoir lieu en même temps, c’est… le mois de septembre.
Durant le mois qui vient, donc, Kiev est en cas d’accueillir sur son sol plus de 500 soldats européens, en majorité Polonais, pour 7 à 14 jours. OK. Et puis ? - Et puis, pour 25 jours, 2.800 soldats américains avec 39 avions et hélicoptères plus 9 navires et 2 sous-marins…

Heureusement que l’U.E. n’est qu’un ectoplasme virtuel. Au bord du gouffre, les Fabius et Cie ont pissé dans leurs frocs, qui en réalisant les conséquences (rien que celles à court terme, faudrait pas croire), qui en comptant ses sous et l’impact des rétorsions russes aux sanctions, qui… va savoir…Du coup, OTAN et ONU restent flous. Faute à pas de chance. Les Ricains attendront une prochaine occase puisque le but du jeu reste de mouiller l’Europe…
Ouf ! On va donc en rester aux moulinets de bras en aggravant les sanctions qui vont nous coûter un bras. Le fossé infranchissable qui se serait ouvert pour au moins un demi-siècle entre la vieille Europe et la Russie en cas de frappe est partie remise jusqu’à la prochaine… De toute façon, l’objectif des américains reste inchangé et le fossé est déjà bien large.

Que vous dire d’autre ?

- Sur le fond du théâtre géopolitique : d’aller lire ici l’entretien d’Alain de Benoist publié le 14 juin dernier sur Boulevard Voltaire.
- Pour comprendre l’Ukraine : de vous palucher l’épais dossier constitué sur le site d’Olivier Berruyer.
Et puis, sur le "sujet" Ukraine, de compléter la lecture du Monde, du Figaro et d’Atlantico par celle des contributeurs du BoulevardVoltaire sur la question.