"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.

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samedi 21 janvier 2017

Samedi noir à la Maison Blanche…



Overdose médiatique… Depuis ce matin, ils causent tous dans le poste ; ils s’y bousculent pour tous répéter la même chose… Les experts, les spécialistes des USA et de Greenwich Village, les journalistes, les artistes, les je-ne-sais… et même, qui sait, Christine Angot, voire Kevin-Ibrahim Ducon en micro-trottoir…

Trump aux manettes ! Rendez-vous compte ! Depuis qu’Hitler avait entubé l’acuraba germain aux élections de 1933, on n’avait jamais vu arriver aux affaires un type aussi dangereux ! C’est la cata planétaire ! Peut-être… Ou peut-être pas… À voir marcher 
Le seul fait qui est sûr, c’est qu’il il est probable qu’il va nous mettre au pied du mur ; nous forcer à regarder la réalité du monde en face… Et ceci explique peut-être cette unanimité de réactions quasi hystérique au sujet de ce personnage plus encore que l’a priori des œillères idéologiques de nos médiacrates. Car ceux-là et tous ceux qui tournent autour savent bien, dans leur subconscient, qu’ils vivent confortablement sur l’édredon d’un petit nuage maintenu hors sol par le système. Système que ce type est foutu de faire imploser. Et il dispose d’assez de manettes pour en avoir les moyens…

Unanimité des voix autorisées, donc. Mais quelles voix ?

- Ce sont les mêmes qui nous persuadaient il y a six mois que le Brexit serait sûrement rejeté, puis avant-hier qu’Hillary Clinton sera élue haut la main ; Que Juppé sera au 2° tour de notre Présidentielle, etc.
- Ce sont les mêmes qui chantaient il y a cinq ans les louanges d’un Président enfin normal (comment s’appelait-il déjà ?)
- Surtout, surtout, ce sont les mêmes qui, il y a huit ans, tels des groupies hystériques se pissant dessus d’extase devant un rockeur des sixties, encensaient unanimement l’Obama. Un type qui a ruiné son pays et détruit son image dans le monde (pas seulement au Moyen-Orient) Et dont la seule réussite (ruineuse) fut la mise en place d’un système de santé qui vient de passer aux oubliettes aujourd’hui même…
Un type dont, en définitive, la seule qualité a été d’être black et philomuzz. Obamania qui a été telle que les vieillards de Stockholm lui avaient attribué aussi sec le prix Nobel de la Paix dès son entrée en fonction en prévision de ses actions à venir (ses drones, sa vie, son œuvre…) !!!   
     
Alors, hein, attendons de voir…

vendredi 11 novembre 2016

Fans de Trump…



C’est fou. Pendant que toulemonde s’épouvante de l’arrivée aux affaires du Croquemitaine Absolu (celui du moment…), la survenance de ce séisme conduit certains contempteurs du système à se sentir pousser des ailes ! Un véritable inventaire à la Prévert puisqu’on trouve dans cette basse-cour, s’exprimant avec plus ou moins de retenue, aussi bien Marine Le Pen que Mélenchon, Micron que NDA…  Tous voient dans ce séisme la preuve qu’ils pourraient "renverser la table" ; et la Madelon d’Hénin-Beaumont la preuve de l’explosion prochaine du "plafond de verre"… On se convainc avec ce qu’on peut…

Au demeurant, tous autant qu’ils sont, ces outsiders vont bien vite en besogne.

Certes, Jean-Yves Le Gallou a bien identifié 5 leçons à tirer de la victoire de Trump pour faire la différence :
1° - Parler vrai, et même parler cru ; balayer du revers de main les accusations de dérapage et, surtout, toujours soutenir les siens.
2°- Dénoncer sans relâche les médias mainstream.
3°- Exploiter au maximum les médias alternatifs et réseaux sociaux.
4° S’adresser d’abord aux siens et pousser cette majorité silencieuse à se mobiliser comme le font les minorités.
5°- Ne jamais "pasteuriser" son discours dans le vain espoir d’apaiser ceux qui, de toute façon, ne voteront pas pour nous…

Mais si toussa a bien contribué à mettre Trump en lumière, à conforter son audience dans l’électorat, ce n’est pas ça qui a entraîné sa victoire !
- Evoquons pour mémoire la colossale fortune et la logistique médiatique à la libre disposition de ce milliardaire. C’est cela qui lui a permis d’amorcer le rouleau compresseur et de faire l’OPA sur le Parti Républicain. Seuls ses milliards lui ont offert le luxe d’être hors système Rigolez avec nos comptes de campagne…
- Ensuite, comme souvent – chez eux comme chez nous – ce n’est pas lui qui a gagné, c’est Hillary qui a perdu. Nuance ! A cet égard, une fois n’étant pas coutume, je serais assez d’accord avec Mélenchon quand il dit que Bernie Sanders, lui, aurait gagné. Il aurait probablement un peu perdu du côté du microcosme de la côte-est commanditaire d’Hillary mais aurait siphonné une partie des soutiens ouvriers petit-blanc de Donald et ramené aux urnes nombre d’abstentionnistes afro’ et latinos écœurés par l’ère Obama-Clinton…
- Et puis, il est naïf et contreproductif d’imaginer que les contextes US et français sont comparables !
Il est vrai que la crise sociale et la déception vis à vie du personnel politique est la même dans les deux cas. Mais les mentalités de sont pas les mêmes et la colère n’a pas la même intensité.
- S’agissant des mentalités, l’acuraba moyen de l’Amérique profonde n’est par principe pas gêné de voter pour un promoteur immobilier réputé tueur en affaire et n’ayant jamais été élu, ne serait-ce que sheriff de son comté, dès lors que celui-ci a fait ses preuves d’efficacité pour amasser du fric et l’a convaincu qu’il saura faire le job. En outre, il est accoutumé à une violence verbale qui ne le choque pas. Demandez çà chez nous à Mme Michu…
- S’agissant de la colère, vous avez là-bas une misère sociale où la perte d’emploi vous envoie à la soupe populaire et coucher sous les ponts. Et ici une situation sociale défavoriséeBig-Mother vous assiste en dernier recours. Le cas échéant, la colère ne peut donc revêtir la même intensité. Les conditions nécessaires et suffisantes seront-elles réunies chez nous pour qu’une majorité absolue d’électeurs soient vraiment prêts à "renverser la table" ?     

Bref, si nos candidats à la Présidentielle ont bien raison de se réjouir du succès de Trump, signe annonciateur de l’obsolescence du système, ils ne devraient pas croire que "tout baigne" pour eux.

Car que va faire Trump maintenant ?
Il lui faudra de toute façon composer. Mais, quoi qu’il en soit, c’est tout sauf un idéologue, il ne se laissera pas intimider par l’establishment et, surtout, il est un négociateur hors pair en affaire ; c’est ce qu’il sait faire le mieux pour obtenir le maximum dans l’intérêt de sa boutique, c’est-à-dire dorénavant son pays. Et il est peut-être bien foutu de pulvériser le système comme jamais personne ne l’a fait. Je ne suis pas sûr que ça ferait vraiment l’affaire de ses admirateurs hexagonaux qui – inconsciemment peut-être – ne cherchent pas à tuer le système mais, tout simplement, à l’habiter.

J’écrivais, il y a bien cinq ans :

Si le FN est battu, le système reste le système et l’histoire suit son cours.
Si le FN l’emporte, le FN devient le système et l’histoire suit son cours…


mercredi 9 novembre 2016

Dans le château de Barbe-bleue.



- Sœur Anne, ne vois-tu rien venir ?

- Je vous la route qui poudroie
   d’où Hillary apparaîtra.
Je suis Charlie, t’inquiète pas.

- Sœur Anne, pourquoi n’as-tu rien vu venir ?

- Rien n’est "normal", je comprends pas !

Et voilà Barbe-Rouge…

Bon. Restons sérieux. L’hypothèque de la fauconne de l’unilatéralisme impérial du moralisme américain étant levé, on va devoir faire avec un imprévisible qui ne l’est pas sur un point essentiel : Il va pleinement assumer qu’il est là pour défendre les intérêts bestialement prosaïques du peuple américain ; point-barre.
Les choses seront donc plus claires. Et le fait que les soi-disant dirigeants européens se soient tant investis en parole contre lui devrait les faire se calmer et permettre enfin de dire et agir en fonction du réel. Et le réel, c’est que les intérêts de l’Europe – sur tous les plans – ne sont pas ceux des Etats-Unis…

Ceci-dit, sur un plan diplomatique, on a bonne mine. Je ne m’étendrai pas sur l’info de RTL affirmant que l’Elysée n’avait préparé qu’une lettre de félicitation à l’intention de dame Clinton. Rien de plus normal dans le monde irénique du château pédaloïde. Il y en a un qui fera des heures sup’ pour pondre un télégramme de condoléance au peuple américain.  

Non, ce que j’ai retenu, c’est le grand savoir-faire professionnel de notre ambassadeur à Washington. Gérard Araud, donc. Nommé à ce poste en 2014, diplomate au CV impressionnant, polytechnicien, énarque, toussa, et homosexuel assumé as usual, c’est en catastrophe que notre Gérard a dû supprimer cette nuit de son compte un de ses tweets n’étant… euh, plus de saison…   

Dans le cadre d’une campagne électorale un peu… "chaude" où l’on fait feu de tout bois mais parfaitement démocratique (et qui est de toute façon une "affaire intérieure"), qu’un candidat défenseur du 2° amendement de la Constitution (le port d’arme) et susceptible de l’emporter, profite du drame du Bataclan pour touïtter :
« N'est-il pas intéressant que la tragédie de Paris ait eu lieu dans l'un des pays où le contrôle des armes à feu est des plus dur au monde ? », il n’y a pas vraiment de quoi en faire une pendule…

Eh bien, s’agissant d’un diplomate incarnant la voix de la France aux USA et, surtout, en responsabilité professionnelle de maintenir le contact et la possibilité de se parler entre nos deux pays, notre ambassadeur s’était dépêché de réagir en traitant Trump de vautour répugnant…

Après la Lybie, la Syrie, le Donbass et compagnie, avec une telle diplomatie on n’a pas besoin d’ennemis.

Mais bon. Je vais quand-même ouvrir une bonne bouteille.