- Sœur Anne,
ne vois-tu rien venir ?
- Je vous la
route qui poudroie
d’où Hillary apparaîtra.
Je suis
Charlie, t’inquiète pas.
- Sœur Anne,
pourquoi n’as-tu rien vu venir ?
- Rien n’est
"normal", je comprends pas !
Et voilà
Barbe-Rouge…
Bon. Restons
sérieux. L’hypothèque de la fauconne
de l’unilatéralisme impérial du moralisme américain étant levé, on va devoir
faire avec un imprévisible qui ne l’est pas sur un point essentiel : Il va
pleinement assumer qu’il est là pour défendre les intérêts bestialement
prosaïques du peuple américain ;
point-barre.
Les choses
seront donc plus claires. Et le fait que les soi-disant dirigeants européens se
soient tant investis en parole contre
lui devrait les faire se calmer et permettre enfin de dire et agir en fonction du réel. Et le réel, c’est que les intérêts de l’Europe – sur tous les
plans – ne sont pas ceux des Etats-Unis…
Ceci-dit,
sur un plan diplomatique, on a bonne mine. Je ne m’étendrai pas sur l’info de
RTL affirmant que l’Elysée n’avait préparé qu’une lettre de félicitation à
l’intention de dame Clinton. Rien de plus normal
dans le monde irénique du château pédaloïde. Il y en a un qui fera des heures
sup’ pour pondre un télégramme de condoléance au peuple américain.
Non, ce que
j’ai retenu, c’est le grand savoir-faire professionnel de notre ambassadeur à
Washington. Gérard Araud, donc. Nommé
à ce poste en 2014, diplomate au CV impressionnant, polytechnicien, énarque, toussa, et homosexuel assumé as usual, c’est en catastrophe que notre
Gérard a dû supprimer cette nuit de son compte un de ses tweets n’étant… euh,
plus de saison…
Dans le
cadre d’une campagne électorale un peu… "chaude" où l’on fait feu de
tout bois mais parfaitement démocratique (et qui est de toute façon une "affaire
intérieure"), qu’un candidat défenseur du 2°
amendement de la Constitution (le port d’arme) et susceptible de l’emporter, profite du
drame du Bataclan pour touïtter :
« N'est-il pas intéressant que la tragédie de
Paris ait eu lieu dans l'un des pays où le contrôle des armes à feu est des
plus dur au monde ? », il n’y a
pas vraiment de quoi en faire une pendule…
Eh bien, s’agissant
d’un diplomate incarnant la voix de la France aux USA et, surtout, en
responsabilité professionnelle de maintenir le contact et la possibilité de se parler entre nos deux pays, notre
ambassadeur s’était dépêché de réagir en traitant Trump de vautour
répugnant…
Après la
Lybie, la Syrie, le Donbass et compagnie, avec une telle diplomatie on n’a pas
besoin d’ennemis.
Mais bon. Je
vais quand-même ouvrir une bonne bouteille.



