"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.

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vendredi 18 septembre 2015

A boire et à séparer !



Tiens ! Ce week-end commence l’Oktoberfest à Munich !

Et chez nous ce seront les Journées du Patrimoine. A Munich aussi, vu que la bibine est à n’en pas douter un élément de patrimoine essentiel du Freistaat Bayern
Bien que ce ne soit pas mon truc (c’est plutôt le vin bien-de-chez-nous), je dois dire que les deux seules cuites qui ont ponctué ma modeste vie me furent données en Schleuland Par inadvertance... Faut dire aussi que j’ai une capacité d’ingestion de la chose dont l’agrément me laisse suffisamment de lucidité pour savoir m’arrêter.
Tiens ! Faudra un jour que je vous raconte ces deux arrosages histoire de meubler. Mais ce n’est pas le sujet.

L’Oktoberfest, donc. Je me souviens m’être trouvé une fois par hasard en ce lieu de perdition. C’était au mitan des années soixante du précédent siècle. Parcimonieusement subventionné par l’OFAJ, je me rendais alors à Nuremberg pour une sauterie avec des étudiants allemands qui nous rendaient une invitation ; et c’était sur ma route. J’avais évidemment alors passé une soirée dans un de ces Biergarten. On ne saluera jamais assez la dextérité, le savoir-faire et… la force physique des accortes bavaroises slalomant entre les tables avec trois chopes d’un litre chacune dans chaque main, des paluches à faire pâlir Barracuda d’Agence tous risques. Aujourd’hui, je parie que, faute de relève, elles ont été remplacées par des Turcs…
A part ça, le seul souvenir qui m’en reste est ce jeune amerloque venu découvrir l’Europe comme les riches anglais faisaient le Grand Tour au XVIII° siècle. Blond comme ce n’est pas permis, beau gosse en gestation, en blazer, il se trouvait assis en face de moi de l’autre côté de la planche de bois présumé cirée posée sur des tréteaux. Il parlait fort avec ses voisins et congénères, semblant avoir des avis sur tout, péremptoire en toutes choses (De Gaulle ? Shit !). Ayant fini par m’interpeller avec l’assurance du jeune yankee maître du monde, la suite laissa ses copains un peu coi, ce qui n’était pas plus mal dans ce brouhaha. En effet, il n’entravait ni le français ni l’allemand et mon anglais parlé n’excédant pas le "petit-nègre", nous avions alors échangé en… espagnol à la surprise générale. Pour lui rabattre son caquet, je l’avais fait évoquer ses études, ses projets… Il était de l’Illinois. Je n’avais alors que 21 ans et lui pas plus de 16 ou 17.  Et je me souviens m’être surpris à penser que si j’avais été homo je me le serais bien sauté, histoire de lui apprendre la vie…  

Pourquoi en causer ? Parce que me revient ce qui j’en avais conclu : Ce garçon me semblait alors être l’incarnation parfaite de la bonne conscience US, de sa  certitude d’être possesseur de la Vérité, d’incarner le modèle moral et démocratique pouvant s’adapter partout à l’espèce humaine… Ça va faire cinquante ans et rien n’a changé depuis, de Bush père en Obama…

Toussa me revient à cause de l’Oktoberfest. Mais pourquoi penser à l’Oktoberfest ?  

Parce que cette année, voyez-vous, Munich s'apprête à accueillir en même temps les six millions de visiteurs de la Fête de la bière et… des palanquées de réfugiés !  Et ça craint…

La police a prévu de tout faire pour s'assurer que l'inévitable choc culturel entre amateurs de bière à saturation et "demandeurs d'asile", souvent musulmans, ne dégénère…
"Notre but est de séparer les différents groupes pour qu'aucune situation de conflit n'apparaisse", a déclaré le ministre bavarois de l'Intérieur. "Surtout ces demandeurs d'asile de pays musulmans ne sont pas habitués à rencontrer en public des gens extrêmement ivres"…
Tout ce beau monde arrivant ensemble, principalement par la gare, le gouvernement bavarois a décidé de séparer les flux pour garantir la sérénité du vivre-ensemble : Les fêtards avides de gagner à leurs frais les pompes à bière et  les vomitoires du Wiesn seront canalisés vers la sortie sud de la gare. Quant aux migrants, ils seront dirigés vers la sortie nord, mieux orientée dans l’axe du centre-ville et des routes d’invasion. C’est à cette sortie-là qu’ils seront accueillis tous les jours avec distribution de nourriture halal, de boissons non alcoolisées et d'autres produits de première nécessité…  

La pointe de l'anecdote est sûrement là : "Il faut qu'aucune situation de conflit n'apparaisse"...

Le dernier attentat à la bombe à l’Oktoberfest date de 1980…