"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.

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lundi 1 juin 2020

Convergences des luttes…


Manifestation de sans-papiers à Paris (sans doute dix avec distanciation sociale)

Qui me fera croire que les clandestins, pardon les "sans-papiers", tous seuls comme des grands, veillent scrupuleusement à grapher leurs banderoles en écriture inclusive ? Ce pourrait être, il est vrai, une preuve irréfutable de leur souci d’intégration à la société française ! (euh… celle d’aujourd’hui, dit-on) Perso, j’ai des doutes…
Mais cela m’a au moins donné un petit moment assez jouissif (à mon âge, on se contente de peu) Tout en sirotant mon café devant mes montagnes, moi qui suis un "visuel", je me suis représenté la scène ; imaginée avec force détails, travellings et gros plans :
Avant le départ du cortège, le spectacle offert, avec taches d’encre et bombes à peinture, par une grappe de leucodermes, groupies antifa, chaisières de paroisses ou de chez EuEuèLVé, de gouines et autres genres, souvent du genre à se faire mettre le samedi soir par tous les vérolés du Congo… Une grappe d’icelles, donc, courbée sur l’ouvrage, en train de calligraphier laborieusement en respectant consciencieusement leur orthographe, les banderoles qu’elles vont offrir gratos aux manifestants amusés n’en ayant rien à foutre…

Cette rêverie fut pour moi un moment de doux bonheur…

vendredi 12 octobre 2018

Le jour où on m'a demandé d'épeler "Robert"…


« La "querelle des prénoms", déclenchée il y a quinze jours par l’échange houleux entre Éric Zemmour et Hapsatou Sy sur le plateau de "Salut les terriens ! ", a suscité en moi un souvenir douloureux. J’ai décidé de raconter cette histoire maintenant dans l’espoir qu’elle alimente le débat au moment où les esprits se sont un peu calmés. « Mon frère s’appelait Robert. Quoi de plus ordinaire comme prénom français. Dans mon esprit, le prénom Robert (comme le mien, Pierre) fait partie du paysage qui fut le décor de ma vie. Le village, le clocher, l’école, la langue, les livres, mes parents… Et donc ce prénom, pour moi, était évidemment familier à tout le monde en France. Dans les dernières semaines de sa vie, mon frère fut hospitalisé. (…)  Il vivait seul et je me suis beaucoup occupé de lui, retrouvant en quelque sorte une fraternité de l’enfance.

Lorsque j’ai fait les démarches à l’hôpital pour qu’il soit admis, j’ai subi un choc affectif inverse de Madame Sy. La secrétaire a bien noté son nom. Mais, pour le prénom, elle me l’a fait répéter deux fois, puis m’a demandé de le lui épeler ! Ce n’est pas seulement qu’elle ne connaissait pas l’orthographe de ce prénom (dans ce domaine on peut s’attendre à tout aujourd’hui) mais il semble qu’elle en ignorait même l’existence. Tout à coup, j’étais propulsé dans un autre monde, éjecté de mon pays, de mes repères. Il existait des gens à qui le prénom « Robert » ne disait absolument rien. Les gens à qui je devais en quelque sorte confier une partie de ma vie, de qui sans doute j’espérais une sorte d’empathie, de confraternité, ces gens étaient étrangers à mon monde. Je ne pouvais rien en espérer, ni en bien ni en mal.

Nous n’étions pas du même monde, nous ne parlions pas la même langue, celle qui est tissée de souvenirs et de références communes. Mon univers familier n’existait plus. Bien sûr, tout ce que mon frère avait pu représenter pour nous, cette dame ne pouvait le savoir, mais sa réaction était comme un effacement rétroactif. Mon univers, mon histoire, ma famille, tout était aboli puisque ce prénom si familier (le terme est vraiment le bon) n’était devenu qu’un mot bizarre que l’on se fait dicter.

Pour reprendre l’aphorisme lacanien « les non-dupes errent » – « le nom du père » -, j’ai le sentiment d’avoir vécu un « non-du » frère. Voilà pourquoi je suis d’accord avec Zemmour. Le remplacement culturel est un déracinement pour les autochtones. »
Pierre Cretin.

 « Le jour où on m'a demandé d'épeler "Robert" » publié sur Causeur.fr


lundi 14 mai 2018

Les poules au balcon !


Ce samedi, bras dessus, bras dessous, 82 stars et professionnel.le.s du cinéma ont "monté les marches" comme un seul homme, en troupeau, pour inaugurer le tapis rouge avec discours et slogans réclamant la parité et l’égalité salariale dans le 7° art.  C’était beau. Et la presse de s’esbaudir devant cette montée des marches "100% féminine" pour "le premier Festival de Cannes post-Weinstein." Oui, post-Weinstein…

Première remarque : On ne dira jamais assez à quel point le dénommé Harvey Weinstein est important. Il incarne un changement d’époque et marque un tournant métahistorique justifiant un nouveau chiffrage. Nous serions donc en 66 après-Weinstein (si tant est qu’on retienne sa date de naissance comme nouvelle Nativité et je prends le risque) et la bataille de Marignan a eu lieu en 437 avant-Weinstein. Je m’égare ? – Pas vraiment tant la moitié femelle de l’espèce humaine semble avoir plus changé qu’en x millénaires depuis que Weinstein est advenu et a délivré son, euh… enseignement. Mais bon, oui, je m’égare.

Revenons au festival de Cannes. Or donc, en tête aux marches du Palais, Cate Blanchett soi-même, Présidente du Jury et Agnès Varda, "figure du cinéma d’auteur français" [dixit le journal, donc c’est vrai] ont fait chacune le même beau discours, l’une en anglais, l’autre en français, pour nous expliquer toussa. Agglutinées autour d’elles, il y avait du beau linge :  Salma Hayek, Claudia Cardinale, Kristen Stewart, Marion Cotillard, Léa Seydoux et le complément nécessaire d'autres actrices, productrices, monteuses, décoratrices, distributrices, etc. pour en avoir 82 (QSP comme sur les notices pharmaceutiques) Ceci pour symboliser les 82       films réalisés par des femmes invitées en compétition depuis la première édition, selon les organisateurs. Soit moins de 5% des sélections cumulées en plus de 70 ans d'existence du Festival. Que c’est beau ! 

Un événement inédit dans l'histoire du Festival, répètent en boucle les pisse-copies des médias d’information… "Nous mettons au défi nos gouvernements et nos pouvoirs publics pour appliquer les lois sur l'égalité salariale", "Nous mettons au défi nos institutions pour organiser activement la parité et la transparence dans les instances de décision" comme elles causent ces dames. Et cette journée "100% féminine" sera suivie dans les prochains jours par des débats et des engagements concrets

Bref, Françoise Nyssen, notre Sinistre de la Kultur, et sa collègue de Suède pour faire bon poids, ont annoncé "un plan pour soutenir financièrement les jeunes réalisatrices du monde entier."  Gageons que, quelle que soit la qualité des projets présentés, nous allons très prochainement avoir une parité parfaite dans l’octroi des avances sur recettes entre les demandes d’origines mâles et femelles. De toutes les façons, c’est le contribuable qui fait l’avance ; et qui paie au final si le succès commercial n’est pas au rendez-vous.  

Sans oublier l’inévitable Marlène Schiappa, si nécessaire secrétaire d’Etat à l’égalité hommes-femmes femmes-hommes. Elle aussi avait fait le déplacement sur la Croisette pour déclarer : "- Cannes est un endroit qui doit être sécurisé pour les femmes." Elle n’a parlé ni de Trappes ni de la largeur des trottoirs…

D’où une autre remarque : Comme toujours, elle cause pour ne rien dire. Pas plus qu’ailleurs Cannes n’a besoin d’être sécurisé pour les femmes. Elles ne risquent guère d’agressions létales :  Ce sont essentiellement les porte-couilles qui sont visés par le couteau des égorgeurs ; les femmes, elles, sont une ressource préservée comme cheptel à razzier…

Mais sans doute suis-je encore en train de m’égarer…