"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.

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lundi 1 juin 2020

Convergences des luttes…


Manifestation de sans-papiers à Paris (sans doute dix avec distanciation sociale)

Qui me fera croire que les clandestins, pardon les "sans-papiers", tous seuls comme des grands, veillent scrupuleusement à grapher leurs banderoles en écriture inclusive ? Ce pourrait être, il est vrai, une preuve irréfutable de leur souci d’intégration à la société française ! (euh… celle d’aujourd’hui, dit-on) Perso, j’ai des doutes…
Mais cela m’a au moins donné un petit moment assez jouissif (à mon âge, on se contente de peu) Tout en sirotant mon café devant mes montagnes, moi qui suis un "visuel", je me suis représenté la scène ; imaginée avec force détails, travellings et gros plans :
Avant le départ du cortège, le spectacle offert, avec taches d’encre et bombes à peinture, par une grappe de leucodermes, groupies antifa, chaisières de paroisses ou de chez EuEuèLVé, de gouines et autres genres, souvent du genre à se faire mettre le samedi soir par tous les vérolés du Congo… Une grappe d’icelles, donc, courbée sur l’ouvrage, en train de calligraphier laborieusement en respectant consciencieusement leur orthographe, les banderoles qu’elles vont offrir gratos aux manifestants amusés n’en ayant rien à foutre…

Cette rêverie fut pour moi un moment de doux bonheur…

vendredi 6 mai 2016

- C’est où la France ? - La quoi ?



Aujourd’hui, c’est le six mai. La nuit fut saturée de vocifération de joie… il y a quatre ans…

Souvenez-vous de la place de la Bastille. Le changement était maintenant ! D’ailleurs, il suffisait de regarder les drapeaux : Le pays légal-autorisé comme le pays réel pavoisaient ! Surtout le réel…
Quatre ans déjà ! Quatre années de RSA, de GPA, d’Aide Médicale d’Etat, de Taubira, de Leonarda, de… de joie quoi !
Sûr qu’on va fêter ça ce soir ! Y a qu’à voir, quoi ! Il est vrai que la place de la République a remplacé celle de la Bastille mais c’est ça le changement, que voulez-vous. Aujourd’hui, la lumière est rallumée et "ce pays" apaisé ! Les papiers gras et les pavés, les canettes vides et les barres de fer, le shit et le sperme ont certes aimablement remplacé les drapeaux vulgairement nationalistes innocemment communautaires de la Bastille, mais rassurez-vous, les drapeaux sont toujours là avec les troupes derrière…

Bref, je ne pouvais pas laisser passer cette date sans la rappeler à votre attention parce que, hein, je soupçonne que beaucoup d’entre vous l’ont oubliée et cépabien. Je vous la rappelle donc (ma charité chrétienne, que voulez-vous) mais ne vais pas pousser le vice jusqu’à vous dérouler le florilège des merveilles et des victoires contre l’obscurantisme qui parsèment ces quatre années de lait et de miel ; d’autres le font très bien.

En revanche, cela me rappelle que dimanche prochain c’est le huit mai. Là, ça doit vous dire quelque chose Ne serait-ce que parce que la résistance héroïque des syndicats et des socialos a vaincu le blasphématoire caprice de Giscard qui voulait supprimer cette journée (blasphématoire pour les droits acquis, je précise) Le 8 mai, donc. Occasion pour moi de repenser à cette journée du précédent siècle où nos anciens, en dépit de ventres pas encore très pleins, profitaient du prétexte tant attendu pour danser, s’embrasser et pavoiser (d’autant qu’ils avaient déjà eu le temps de se lasser de tondre les femmes…) Journée de grande communion (disons-le vite) Perso, je n’en ai aucun souvenir vu mon jeune âge à l’époque^^ ; encore qu’être né le jour de la mort de Goebbels pourrait en troubler certains (les croyants en la réincarnation s’abstiendront de poster des commentaires…) Mais je m’égare.   

Le 8 mai, donc. L’occasion de méditer sur la France. Terre de vivants et de morts, pré carré d’une Nation, notion intellectuelles… chacun s’en fait une idée, parfois confuse, parfois très concrète. Mais au final, que ce soit il y a un siècle ou trois lustres, une écrasante majorité des pékins qui s’y trouvent arrivaient à s’entendre sur un plus petit commun multiple qui était loin d’être rien. Sans doute parce qu’ils ne se contentaient pas d’y résider mais parce qu’ils l’habitaient, voire, quelque part, parce qu’ils en étaient habités

Ouais. Et aujourd’hui ? Vous ne me ferez pas dire que ça ne date que des quatre merveilleuses années que nous venons de vivre. Mais celles-ci ont sûrement contribué par ses efforts louables à l’accélération exponentielle de ce que nous observons. Et c’est difficile de définir en quelques mots ce qui est arrivé. De toute façon, ce serait trop long, j’ai la flemme et je suis las.

J’ai quand-même trouvé une anecdote qui résume toussa :

Dernièrement, la fédération des Bouches-du-Rhône des Ellères ("les Républicains" je crois que ça s’appelle) n’a rien trouvé de mieux pour faire sa pub qu’une campagne d’affichage 3x4 avec la tronche de ses élus ou candidats locaux sur fond de drapeau français avec comme seul slogan :

AIMONS LA FRANCE

C’est (un peu) court, c’est cher mais ça ne mange pas de pain vu que ça ne devrait fâcher personne (et donc ne sert à rien) Eh bien, pour tenter d’évaluer le retour sur investissement, j’ai fait le tour des réactions sur touïtter et j’ai sélectionné deux réactions qui me semblent assez bien résumer l’ensemble :

- « Visuellement ça fait un look totalitaire, avec la taille du drapeau, la façon dont les visages sont disposés. C’est limite je trouve » et « Ça fait patriotisme de bas étage » (Killian)

- . « C’est horrible [...] Je pensais de loin que c’était l’extrême droite, mais c’est la droite » et « On peut aussi ne pas l’aimer, ça ne fait pas de nous quelqu’un de mauvais » (Julia)

Voilà… 


Et pendant ce temps-là, des foules de Russes de tous âges et de toutes conditions se préparent activement pour participer le 9 mai la "Marche du Régiment immortel" où tous porteront des photos de leurs ancêtres qui ont participé à leur "Grande Guerre patriotique". L’an dernier, ils étaient plus 10 millions à défiler dans les villes russes…


mardi 14 octobre 2014

Mariage, identité, dépense et Bobigny…



Ce matin, mon esprit vagabondait encore parmi tous les souvenirs heureux réveillés en moi par la noce de samedi dernier ; un de ces petits moments de bonheur né de la conjonction de retrouvailles diverses, d’une convivialité vraie, d’un classicisme de bon aloi et d’un mélange harmonieux d’urbanité et de décor champêtre. Bref, en petit cadeau fugace, un clin d’œil d’une France, d’une identité qui n’est peut-être plus mais qui est encore…
Au demeurant, me voilà replongé dans l’actualité, et donc dans ce mélange de panique et de perplexité concernant les économies budgétaires. Après avoir acté qu’on ne changera rien avant 2017 sur l’indemnisation des chômeurs, rien sur les régimes de retraite, statuts des fonctionnaires, dwoits à l’assistance pour tous, etc. ;  après avoir mis la Défense au clou et fini d’essorer ce qu’il reste encore d’acurabas solvables, on sait que le compte n’y sera pas. Dès lors que l’Etat reste bien décidé à ne rien changer d’essentiel (à ses yeux), il n’y a plus que deux choses à faire : D’abord ajouter deux points de TVA et sabrer dans les taux réduits. Imaginez le film… Et, en dernier ressort, faire un hold-up sur les comptes d’assurance-vie des acurabas. Woui m’sieurs-dames ; si rien ne change il faudra qu’on y vienne le plus légalement du monde (cf. Chypre) Re-imaginez le film. Mais je m’égare…
Pas (encore) suicidaire, l’Etat pense différer l’issu en refilant un gros morceau du bébé aux collectivités locales. Et on nous affirme, fort opportunément, n’est-ce pas, que là résident les plus gros gisements d’économies possibles…

Je méditais donc tout à l’heure en prenant mon café. Méditation où se mélangeaient en un désordre brumeux les dépenses des collectivités locales, les identités et le mariage… Comment s’y retrouver ? Simple !

Allez donc vous marier à Bobigny et vous comprendrez tout !

Oui, Bobigny. Avec son tiers de la population de moins de vingt ans c’est un symbole de l’avenir !
Avec son tribunal et sa "gare de la déportation", c’est aussi le symbole du présent et du seul passé dont on doit se souvenir !
Surtout, Bobigny a su, par la pertinence de ses investissements, faire œuvre utile pour psychédéliser le vieil homme rance à béret et baguette et remplacer la Marianne surannée afin d’ouvrir nos cerveaux ramollis sur la voie radieuse du réel métissé d’un tout prochain futur !

Ne ratez pas la visite !