"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.

Affichage des articles dont le libellé est Sivens. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Sivens. Afficher tous les articles

mardi 28 octobre 2014

Barrage, bagarre et Trinitrotoluène…



- Je n’avais jamais entendu parler de cette histoire de  barrage de Sivens dont j’apprends que c’est dans le Tarn.
- Je ne sais pas ce qu’il faut en penser. S’il me fallait donner mon avis à un journaliste (aucun ne s’y risque) lors d’un de ces micro-trottoir à la con où madame Michu est interviouvée sur l’indépendance énergétique ou Audrey Tautou sur la Présence Réelle, voilà ce que je dirai, moi :

- D’abord que les écolos, Bové et Cie, je m’en méfie toujours a priori. Et à fortiori quand ils viennent pour faucher, cogner, casser…
- Mais que malgré tout, ils n’ont pas forcément tort tant je soupçonne le manque de compétence vraie des experts et des décideurs du mille-feuille français. L’expert édulcore ses réserves par politesse vis-à-vis du promoteur et il suffit alors qu’un des cofinanceur donne son accord pour que tous les échelons du tour de table suivent par flemme, sachant que l’Europe abondera la contrepartie de l’Etat membre… J’ai autrefois participé à trop de réunions de ce genre pour me faire des illusions. Ce que dit le terrain, fut-il instrumentalisé par quelque Confédération Paysanne, mérite donc d’être écouté…
- Enfin que la mort d’un type de 20 ans est bien triste…

Bon. Ceci-dit, arrivé à ce stade de mes propos de café du commerce, il y aurait déjà longtemps que le mec aura coupé le micro…

La suite, c’est donc rien que pour vous :  

- Le point suivant concerne justement le de cujus. Je ne l’ai pas connu, j’en ignore tout mais, a fortiori compte tenu de son âge, je vois bien comment il a dû être conduit à l’âge présumé adulte : On lui a bien sûr enseigné que les HLPSDNH, s’était fini ; mais pas vraiment. Et que donc il fallait rester vigilant et prêt à se battre pour barrer la route au retour de ces dites heures sous toutes leurs formes. Bien. Mais en même temps, on lui a enseigné que dorénavant la prévention du risque prospère, que la vie est Bisounours et le risque zéro est quasiment acquis. Par exemple, avoir éventuellement une petite faiblesse cardiaque ne prive pas du droit d’aller sans risques casser du CRS, loisir dont on ne saurait priver un citoyen en démocratie. Se rendre à une manif susceptible de débordements, je peux puisque c’est mon droit. Certes, le risque zéro n’existe pas. Je peux être tué par un pot de fleur dans la rue ; probabilité = 1/10 puissance ?, quasiment epsilon. Probabilité de rester définitivement sur le carreau, en première ligne et au contact des scarabées bleus préalablement échauffés à coups de bouteilles, de pavés et de cocktails Molotov ; probabilité = 1000/10 puissance ?, toujours quasi epsilon mais quand même mille fois plus probable que le pot de fleur… La faute à pas de chance ? Non. Le prénommé Rémi a pris un risque. Il ne le savait pas parce qu’on ne lui avait pas dit. Qui ça on ? Devinez…  

- Enfin, la totale ! la sublime ! celle qu’on ne nous avait pas encore faite ! Avant même les conclusions de l’enquête, sans débander, le sinistre de l’Intérieur prend la décision immédiate et en urgence :

"Les forces de l’ordre n’utiliseront plus de grenades offensives."

Je suis soufflé !
Leur usage est suspendu jusqu’aux conclusions de l’enquête. D’ici-là, on les retirera des dotations, on ne pourra s’en servir en aucun cas, le cas échéant ni à Barbès, ni à Sarcelles. Que c’est beau.
En attendant, on verra bien si on retrouve le sac à dos du jeune homme, prestement récupéré par ses "amis" ; j’en doute.

PS : Une souscription est ouverte pour doter les gendarmes mobiles de tapettes tue-mouches…