"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.

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jeudi 17 décembre 2015

Histoires des villes et des champs…



De la pelle au tracto-pelle…

On se souvient de cet honnête chasseur rural et bien-de-chez-nous des Landes qui surgit un jour de chez lui, pieds nus et en slip, pour chasser à coups de pelles des écolos, lubriques protecteurs des petits oiseaux, qui piétinaient les plates-bandes de son chez-lui et à-lui. Même que notre ami le Grincheux aurait alors voulu le présenter aux Primaires-de-la-drouâte-et-du-centre… Je ne sais quelles ont été pour lui les suites de cette "voie de fait" à l’arme grise, mais d’autres ont fait mieux.

Au Béarn, encore dans le Sud-Ouest - à se demander pourquoi ils ont voté socialo (faut dire qu’entre Calmels et Reigner ils n’étaient pas aidés), dans le Béarn profond, disais-je, en juillet dernier, un honnête agriculteur bien-de-chez-nous a surpris un couple en train de lui voler un panneau solaire, une batterie et le matériel qui va avec, non sans bousiller du matériel d'irrigation en tentant de s’enfuir. Exaspéré par des vols à répétition, notre homme ne fait ni une ni deux : Il monte sur son destrier sa pelleteuse à godets, emboutit sans peur le fourgon des deux "jeunes gens", le retourne et le pousse carrément dans le marigot, réduit à l’état d’épave définitive dont ne voudrait pas un ferrailleur. J’adore…
Bon. L’affaire a été jugée à Pau ; l’autre jour au pénal et hier au civil.
- Pour ce qui est des deux "voleurs de plein champ", le mec a morflé au pénal trois mois de prison ferme et sa compagne 70 heures de travaux d'intérêt général. Soit dit en passant, c’est la fille qui sera la plus "dérangée" par la sanction puisque aucune peine de moins de deux ans ferme hors récidive n’est exécutée.
En outre, ils devront verser solidairement à l'agriculteur pour le préjudice matériel la somme de 449,39 €.
- Et l’agriculteur ? Ben…
Au pénal : il est condamné à 3.000 € d’amende avec sursis pour utilisation de moyens "disproportionnés".
Et au civil, il est condamné à verser à la fille – propriétaire du bahut – la somme de 2.400 € qui se décompose en 1.500 € de préjudice matériel, 500 € de "préjudice moral" et 400 euros pour "perte de chance à caractère professionnel". Plus les dépens, évidemment…

La morale de l’histoire, c’est que si nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude, toutes les turpitudes ne se paient pas au même tarif…

Neuilly-Bobigny ta race !  
   
On comprend qu’après ces longs mois épuisants de campagne électorale vainement menée perchoir battant pour bouter Neuilly, Versailles et la race blanche hors du duché d’Île-de-France, fief qui aurait dû lui revenir de droit par la grâce des piétons et archers du Neuftrois, on comprend, disais-je, que Claude Bartolone en subisse le contrecoup. Il ne faut pas négliger une alerte de santé à son âge et je lui souhaite un prompt rétablissement.

Ceci-dit, je m’inquiète. L’alerte était donc si sérieuse pour qu’il s’abandonne en désespoir de cause en des mains si peu recommandables ? Lui, LE Barto, le pourfendeur du conservatisme bourgeois le plus étriqué, réactionnaire, accapareur et "raciste en creux" de l’ouest parisien ?
Figurez-vous que notre Bartolone soi-même a négligé l’hôpital Avicenne de Bobigny, hôpital plus muzz tu meurs dont-on-fait grand-cas. Se sentant mal, il a pris la première ambulance et – fouette cocher ! – s’est fait conduire direkt à… l’hôpital américain de Neuilly, l’hosto privé de chez privé, friqué de chez friqué, situé bien au chaud dans cette ville "blanche de chez blanche" !

Ce que j’envie (non) à cette race degôche-morale ; c’est cette capacité de Même pas honte !


jeudi 30 juillet 2015

Mistrals chiants…



C’est entendu, on n’en parle plus, hein ? Mais c’est quand-même un peu comme le sparadrap du capitaine Haddock ; en plus chiant...

C’est sûr qu’avec l’audace manifestée verbalisée pour crédibiliser la future mais certaine inversion de la courge ; avec le je suis Charlie ; avec le rôle essentiel joué par l’exécutif dans le dossier Iranien, le dossier grec, le dossier de l’Euro, le dossier pénibilité ; la candidature à l’Euro de foot ; etc. Avec le terrorisme qui vient d’on-ne-sait-ou n’est-ce pas ; avec l’interdiction du Roundup et du Nutella (c’est pareil) ; avec l’augmentation des contrôles (ou le contrôle des augmentations, je ne sais plus…)… Avec toussa, donc, on avait cru pouvoir pousser discrètement ces deux foutus Mistral sous le tapis en espérant qu’on les oublie…

Ben non…Figurez-vous que l’autre soir au dîner de la presse présidentielle, le Pwésident François Hollande himself a dû en parler pour répondre à une question. Bien sûr, les médias fwançais, compréhensifs, ont retenu autres choses de sa soirée, notamment les conditions à remplir pour qu’il soit candidat en 2017. C’est loin…
Donc, il faut aller lire la Rossiïskaïa gazeta d’hier matin pour apprendre qu’il a dit exactement ceci avec le phrasé haché que nous savons :
« La France et la Russie sommes dans des "obligations contractuelles" » Puis, sans entrer dans les détails, il a ajouté: « Nous sommes dans cette discussion qui se prolonge et qui renverra forcément à une décision que j'aurai à prendre et que je prendrai dans les prochaines semaines »

Comme beaucoup, je pensais que cette histoire était torchée depuis au moins début juillet. J’entends par là que la décision était prise : On ne livrait pas, quoi qu’il puisse en coûter ; point barre. Et que si, bien évidemment, des discussions de chiffonniers se poursuivaient en coulisse, c’était, côté français, pour tenter de trouver d’ultimes ficelles afin de gratter trois bricoles sur la facture salée (1,2 milliards €) et  gagner du temps en trésorerie tout en faisant brûler des cierges à Sainte Rita en espérant trouver un repreneur des carcasses en braderie…
Ben non ; il n’en est rien. Comme dirait un quelconque Laurent Fabius, "toutes les options sont encore sur la table"… Des fois que… On ne sait jamais… Surtout avec un pwésident qui ne sait plus trop où il en est et, surtout, qui est incapable de décider quel bras il doit se couper pour ce sortir de ce merdier où il s’est mis (et nous avec) tout seul comme un grand (*)

Faut dire que ça craint. Il s’en est passé des choses depuis les rodomontades du début. Qui croit encore aujourd’hui que l’Ukraine est le symbole de l’avenir de la Démocratie et qu’il nous faut mourir pour Sébastopol ? Et puis, et puis, comment peut-on dire qu’on a sauvé l’Euro - et l’Europe pour faire bon poids – en ayant eu l’audace d’être le conseiller-pédagogue de Tsipras quand on explose soi-même chaque jour un peu plus toutes les lignes rouges fixées par les traités européens ?
Parce que, hein, depuis le retour l’annexion de la Crimée à la Russie, les rallonges budgétaires sorties du chapeau se sont multipliées : dépenses militaires en Afrique, dépenses hôtelières pour les clandestins, explosion de l’AME, opération Sentinelle, envol des prestations de Pôle Emploi, etc.
Et voilà que les agriculteurs poussés au désespoir qui veulent casser la baraque !
On les comprend… Il est vrai que  25 000 sites d'élevage (chiffres du Ministère, bien plus selon les syndicats) sont au bord de la faillite. Comme d’hab’ dans ces cas-là, le gouvernement a donc adopté un "plan d’urgence". Comme toujours, un bricolage pour éteindre le feu à court terme, assorti de moulinets de bras pour inciter la distribution à plus de retenue et les acurabas à acheter fwançais… Rien vraiment de nature à s’attaquer aux causes structurelles de la crise agricole. Et, surtout, pas un mot sur les causes conjoncturelles de la très brutale aggravation de la situation !  
Depuis l’an dernier, les conditions économiques des marché agricoles n’ont pas vraiment bougées et les taux de change Euro/extérieur n’ont pas été bouleversés.  Alors ? Comment se fait-il que nos exportations de produits laitiers et produits à base de viande ont chuté de plus de 70% depuis le début de l’année ? Pourquoi les producteurs allemands de porc bon marché nous inondent si brusquement de bêtes bradées contraignant les nôtres à mettre la clef sous la porte ? Parce qu’ils cherchent à placer leur marchandise dont ils ont perdu le marché ailleurs ! Evidemment… Bien sûr, l’embargo russe sur les produits alimentaires européens en rétorsion des sanctions faisait rigoler Fabius en son temps…

Bref, le plan d’urgence pour l’agriculture va nous coûter un bras. Probablement autant que ce qu’on doit rembourser à la Russie… Encore, quelque part, un coût dérivé de notre soutien éperdu aux sanctions européennes contre l’Ours, aggravé par ce refus de livrer les bateaux…
Un milliard par-ci, un milliard par-là et la maintenance à quai des deux rafiots dont on ne sait que faire coûte de l’ordre du million par jour… C’est pas grave, c’est l’Etat qui paie.

Mon petit doigt me dit donc qu’on va peut-être revenir à de meilleures dispositions vis-à-vis de l’Ours ; si tant est qu’il en veuille encore et il saura saler la note… Un petit effort, SVP, sur votre embargo, aussi, ça nous arrangerait bien vous savez…

Les communicants doivent être à la manœuvre pour inventer une façon de présenter cette inversion ; comme une audace d’indépendance, sans doute. Si on pouvait passer ça première quinzaine d’août quand un max de commentateurs sont en vacances, ça serait bien…  

«… forcément à une décision que j'aurai à prendre et que je prendrai dans les prochaines semaines.»
Une phrase vraiment typique de la procrastination pédalonautique…