"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.

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vendredi 9 juin 2017

L’état d’urgence est bien permanent…



Cet aprèm’, me baguenaudant en ville, la vue de fourgons de gendarmerie sagement stationnés dans un certain quartier commerçant n’ayant rien de "chaud" m’a donné l’idée de faire un détour pour saluer d’un petit coucou des squatteurs d’un genre inhabituel.
Vous avez peut-être vu passer l’info il y a une dizaine de jours : S’inspirant sans doute des méthodes du Casapound italien, des identitaires ou affidés de l’UNI ont eu l’outrecuidance, en plein centre-ville, d’occuper un bâtiment appartenant à la mairie. Il s’agit d’un immeuble ayant servi de logements de fonction à du personnel municipal. Nécessitant sûrement un budget consistant de travaux de rénovation et de "mises aux normes" pour être reproposé à d’honnêtes fonctionnaires, il est inoccupé depuis des années…
Nos braves gars ont donc décidé de l’occuper à titre de "réquisition solidaire" avec pour objectif de créer un hébergement pour les SDF bien-de-chez-nous que l’on oublie trop alors que l’on réquisitionne à-tout-va HLM et châteaux pour loger les "réfugiés". Avouez qu’on ne fait pas plus raciste…

Mais bon. Mon sujet n’est pas là. Ce soir à 18h30, l’étroite rue en question était bouclée à chaque extrémité par des cognes avec jambières, gilets et protège-épaules de scarabées. Seuls pouvaient l’emprunter les riverains montrant patte blanche ; sans doute au grand dam des deux putes qui tapinent ordinairement en ces lieux et ne seront pas indemnisées d’éventuelles pertes d’exploitation.
Positionnés tout autour, on pouvait compter neuf fourgons de gendarmes mobiles, autant sinon plus de voitures et fourgons de la Police Nationale, sans compter huit motards d’icelle et deux scooters de la police municipale…   Au total, il y avait bien là, attendant en se tournant les pouces, une bonne centaine de militaires et de fonctionnaires des forces de l’ordre dont plus de la moitié était équipée en mode émeute. Toussa attendant sans doute un ordre ou un contrordre pour déloger à une heure moins passante une vingtaine de gars habillés comme vous et moi, les mains dans les poches et tous sûrement très attentifs à ne pas avoir sur eux le moindre petit Opinel ou le moindre coupe-ongle…

Pendant ce temps-là, les Roms s’installent où ils veulent, les "réfugiés" brûlent les colonies de vacances, les "demandeurs d’asile" vivent à l’hôtel, la police des "quartiers" est sous-traitée aux "grands frères", l’opération Sentinelle protège les mosquées… Et la qualité du "Renseignement" est avérée puisqu’on confirme bien après coup que les terroristes impliqués étaient "fichés, connus des services"…

Et pendant ce temps-là, aussi, on gèle le budget des armées. Et, dans ce gouvernement de transition électoraliste en CDD pour encore dix jours, on ne sait pas vraiment de qui relève la question du logement.

Mais cépagrave, ici force restera à la loi.  


mardi 9 mai 2017

La vente continue pendant les travaux…



La jactance télévisuelle sur les thèmes politiques s’est bien insensiblement infléchie maintenant que l’angoissant suspens est levé Qu’il s’agisse des news ou des insupportables émissions de débats entre experts et commentateurs grassement rémunérés, l’accent est dorénavant mis sur l’impérieuse nécessité pour le Cyborg-Président de disposer d’une majorité parlementaire la plus large possible pour pouvoir faire le job (détail prosaïque que certains semblaient avoir oublié…) C’est l’occasion de broder sur les états d’âme des boutiques en phase terminale PS et LR suite à leurs dépôts de bilan et sur les propositions de reprises (avec suppressions d’emplois) adressés à leurs liquidateurs électeurs… Le choix du futur Premier ministre constitue à l’évidence le sujet par excellence qui meublera la jactance sur les écrans jusqu’au week-end pour maintenir le suspens si nécessaire aux parts d’audience…  

Pourtant, cette jactance est toujours aussi prévue et convenue, prévisible et risible. Si on ne sait toujours pas ce que le Président a l’intention de faire (avouez que c’est nouveau, même le Pédalonaute ne nous l’avait pas fait), une chose est sûre : Le prochain 1° ministre ne sera pas, ne pourra pas être, un ex-encarté du PS ; en tout cas pas tout de suite. De ce côté-là, le Cyborg est bordé. Ce sera une figure rassurante de la-drouâte-et-du-centre-mollo-mais-pas-trop, contribuant à faire exploser en vol ce qui reste de la seule formation pouvant encore éventuellement contraindre à cohabiter un Cyborg qui n’a pas été fabriqué pour ça.

Mais je m’égare. Ce n’est pas mon sujet du jour.

La télé, disais-je au début. En regardant les programmes des 27 chaînes fwançaises qui me sont proposées gratos sans avoir à chercher, je me disais l’autre jour que dès lundi dernier, le résultat étant acquis, lesdites chaînes allaient pouvoir se calmer. Depuis des mois en effet - et singulièrement ces dernières semaines -  il n’y a pas eu un jour où n’était pas proposé en soirée au moins une émission ou série documentaire sur le troisième Reich, la montée de Hitler vers le pouvoir, la Shoa, la Wehrmacht… Même une émission sur les méthodes éducatives alternatives n’oubliait pas l’autre jour de nous montrer entre-deux un défilé des ligues fascistoïdes des années 30 heureusement contrées par Jean Zay et le Front populaire… Ça n’arrêtait pas…

Je me disais naïvement que, le Cyborg ayant dorénavant réussi en même temps "à faire barrage" de son corps avec l’aide et la résistance de celles et ceux, on allait un peu nous les lâcher avec ces sujets d’histoire…  Eh bien je crains que non ; ça durera encore au moins jusqu’au 2° tour des législatives…

Pourquoi vous causer de toussa ?

Parce que, en ce mardi soir, le résultat du scrutin étant définitivement connu, France 2 nous diffuse ce soir en prime time une émission d’histoire intitulée :

            APRÈS HITLER…

Tout va bien.


mercredi 22 mars 2017

Condoléances attristées…



Non, je n’ai pas l’intention de me palucher une notice nécrologique pour exprimer mon immense douleur devant la perte de Henri Emmanuelli, saluer sa mémoire et assurer de ma solidarité tous ses enfants du Péèsse qu’il laisse orphelins. Non.

Je tiens en revanche à exprimer mes sincères condoléances à Bruno Le Roux, à l’assurer de ma réelle compassion et de toute ma sympathie devant le drame injuste dont il est l’innocente victime.
On ne peut, en effet, que s’insurger, que dis-je, s’indigner devant le sort funeste qui est le sien.

Voilà un homme, un père, un citoyen, un vrai socialiste, n’ayons pas peur des mots, qui n’a jamais démérité. Bon petit soldat du Péèsse, digne représentant pendant près de vingt ans de la Seine-Saint-Denis laïcisée en Neuf-Trois, ce qui n’est pas rien, Bruno Le Roux a toujours œuvré pour le Parti dans les pas d’un certain François Hollande alors Premier secrétaire. Ce dernier en avait fait durant près de huit ans son secrétaire national chargé des élections. Bruno resta ensuite très proche de François Hollande et sera l’un de ses porte-parole lors de la campagne victorieuse de 2012.
Sa récompense fut de se retrouver président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale alors qu’il pouvait espérer mieux (mais c’est vrai qu’il fallait caser des Pau-Langevin et autres Benguigui…) Et à chaque changement de gouvernement, Ayrault puis Valls, comme à chaque mini remaniement ministériel occasionné par… diverses contrariétés, notre Bruno pouvait légitimement espérer accéder au titre de ministre pour se défaire de cet inénarrable merdier de président de groupe où il aura passé l’essentiel du quinquennat à jouer les démineurs et la cellule d’assistance psychologique entre les uns et les autres en général et à distribuer du Lexomil aux "frondeurs" en particulier…

Il a fallu que, comme les rats, l’hôte de Matignon quitte le navire six mois avant terme pour qu’on l’appelle enfin et qu’on lui confie un ministère. Et d’un seul coup d’un seul, un ministère régalien de première importance ! OK, c’était pour un CDD de six mois a priori non renouvelable dans un ministère voué à expédier les affaires courantes. Un peu comme une de ces promotions qu’on accorde mine de rien à certains fonctionnaires six mois et un jour avant la retraite pour donner un coup de pouce à leur pension. Mais bon ; c’était toujours ça et on l’appellera Monsieur le Ministre…

Patatras ! Voilà qu’on le vire aussi sec au bout de trois mois et demi ! Oui, on le vire avec sortie par la porte de service. Et on le remplace au pied levé par le secrétaire d’Etat au Tourisme ou quelque chose de ce genre dont vous n’ignorez rien et qui a l’avantage d’avoir un patronyme prononçable sans éternuer par un non germaniste. Bon.

Avouez que pour Bruno c’est la faute-à-pas-de-chance et qu’il n’avait pas mérité ça !

Il est vrai que ce pauvre type n’avait quitté son calvaire à border les frondeurs dans leurs lits que pour se retrouver avec le bâton merdeux de la place Beauvau, la grogne des cognes et l’affaire Théo où le Pédalonaute lui a savonné la planche sans même le faire exprès.

Et voilà qu’il a le Parquet National Financier aux fesses ! Lequel achève de se ridiculiser en se saisissant du cas de contrats d’embauche saisonnière de deux adolescentes au titre de sa compétence exclusive sur "les affaires financières les plus complexes"…

Qu’en conclure ?

1°- Le Roux n’est qu’une innocente victime collatérale du psychodrame judiciaire et médiatique orchestré contre François Fillon.  Mais on s’en fout, renvoi d’un chien de sa chienne et arroseur arrosé.
2°- Mais c’est là le grand œuvre de l’orchestre rose : les véritables arroseurs arrosés n’en sont jamais mouillés.