"Si la capacité des cons à s'auto-éliminer ne doit pas être négligée, la volonté effarante du monde moderne et de l'Etat-providence à les sauver rend vain tout espoir de sélection naturelle"

"Il y a deux aristocraties : celle du haut et celle du bas. Entre les deux, il y a nous, qui faisons la force de la France.

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lundi 8 janvier 2018

Mourir, mais pas ça !



Heureusement que je ne suis que le Ploukèm’, c’est-à-dire avant tout un plouc de base (cf. bas d’écran), c’est-à-dire pas célèbre, c’est-à-dire inconnu des ceusses-et-celles à qui leur business plan impose de saisir toute occasion de dire quelque chose ou n’importe quoi pour qu’on ne les oublie pas !

La pauvre France Gall, de trois ans ma cadette, y a eu droit. Putain l’horreur !

Imaginez ! Mourir, c’est déjà ça ; mais, alors qu’on est encore à peine froid dans sa boîte, recevoir l’hommage de ça !! :


vendredi 23 juin 2017

Le doudou de l’autre con…



J’essaie d’ordinaire de ne pas me laisser aller à traiter de sujets que l’on qualifie de people, même s’il m’arrive parfois de ne pouvoir m’en empêcher vu-que-la-cour-est-pleine…

C’est le cas aujourd’hui. Figurez-vous qu’en ces temps de canicule le torchon d’infos gratuit 20minutes, soucieux de meubler sa pagination à moindre frais, a interviewé Christophe Barbier sur la curiosité consistant à porter en permanence une écharpe rouge, en costard ou en bras de chemise, douze mois sur douze et quelle que soit la température… Curiosité, il va de soi, qui interroge tous les téléspectateurs comme les lecteurs de 20minutes, lesquels étaient à n’en pas douter dans l’attente angoissante d’une réponse à cette grave question…  

Aucun de ces guignols n’aurait donc percuté sans avoir à enquêter que ce petit ramasseur de balle de Rolland Garros ayant fait une poussé de croissance cet été, Christophe Barbier, donc, ne peut se passer de son doudou. En fait non ; le doudou c’est juste pour mon titre… Ce n’est pas un doudou et je ne sais pas trop comment appeler ça : Peut-être une étiquette ? Oui ; Quelque chose comme la notice descriptive du produit. Le truc indispensable pour que le consommateur puisse savoir de quel produit il s’agit. Car le contenu de l’emballage varie tellement selon la pression atmosphérique médiatique que l’indication de la marque en gros caractères est indispensable. C’est l’écharpe qui fait l’homme. Le contenant définit le contenu. Sans l’écharpe, il n’est rien. J’imaginerais bien qu’il y a à l’origine là-dessous une suggestion d’un cabinet de conseil en communication pour donner au petit malingre à tronche scolaire de bon élève un truc pour qu’on le remarque et qu’on s’y habitue (surtout dans les débats) Un truc qui lui donne un peu d’épaisseur en singeant des pointures comme François Mitterrand ou des coffres comme Aristide Bruant…  

Mais bon. Il n’allait pas répondre ce genre de choses au pigiste-stagiaire de 20minutes payé avec des élastiques. Il lui fallait trouver autre chose. Et quelque chose qui fasse si possible le buzz tout en montrant sa pleine adéquation au mainstream de l’air du temps.
Notre Barbier prénommé Christophe, né à Sallanches au pied du Mont blanc, enfant des Contamines de son propre aveu, a donc répondu au pisse-copie de 20minutes (religieusement retranscrit avec deux fautes d’orthographes dans l’articulet…) :

 "- C’est en hommage à mes ancêtres Touaregs que je continue à porter cette écharpe rouge pendant l’été."

Que c’est beau !

Pour ce qui est de sa lignée, s’il le dit c’est sans doute vrai, en cherchant bien et loin… Mais que ce soit la raison du port permanent de l’écharpe, voilà une preuve – encore une – que tous ces médiacrates nous prennent pour des cons !

Et la couleur rouge ! Couleur parfaite pour la signalisation routière, euh… la signalisation télévisuelle.

Dans les premières années de ce siècle, j’ai un peu bourlingué dans le sud libyen en compagnie d’une équipe de natifs exclusivement composée de Touaregs vrai-de-vrai (non, pas exclusivement ; il y avait aussi un employé Arabe du chef et on le reconnaissait au premier coup d’œil : lui était en survêt’…) Eh bien je n’ai jamais vu de tissu rouge chez ces gens !
Perso, vu chaleur et soleil, j’avais initialement porté un tagelmust (chèche) local qui, sous l’effet de la transpiration, m’a fait la tronche toute bleue ! Je l’avais alors échangé contre un jaune (que j’ai d’ailleurs encore) mais de rouge, point !

Bref, D’ascendance partiellement Targui ou pas, le Barbier porte l’écharpe rouge. On se distingue comme on peut…


samedi 27 décembre 2014

Le clébard, accessoire de présidentialisation.



- Un proche collaborateur du Président l’a dit avec tout le sérieux qui sied à sa position et à l’importance des oracles qu’il délivre aux médias : "Recevoir ce chien, c'est assurer la continuité de l'Etat et de la fonction présidentielle"
- Un gratteur quelconque gagnant sa soupe en alignant signes et espaces dans je ne sais quel Parisien ou 20 minutes a même écrit : "Hollande se présidentialise" [déjà ?]…

Oui Madame, oui Messieurs, François II Pédalonaute a désormais un chien à l’Elysée. Pour son Noël.
C’est un cadeau des Anciens combattants français de Montréal pour le remercier de la place qu’il a accordée aux Canadiens dans ses divers et multiples juactances, commémorations et manifs mémorielles motivées par les deux guerres mondiales.  
Arrivée jeudi de Montréal par avion, la jeune Philae d’ethnie Labrador est née le 5 octobre dernier [n’oubliez pas de noter pour lui envoyer un SMS à son anniversaire] C’est important vous savez…

François Hollande, qui n’a jamais eu de chien, se présidentialise donc puisque depuis quarante ans tous ses prédécesseurs ont eu un chien à l’Elysée. Et trois sur quatre avaient déjà des Labradors, même Sarko !
Mais surtout, tout le monde se souvient de Baltique, le clebs du Mythe-Errant qui le suivait partout, de Latché à la Roche de Solutré et accompagna son corbillard à Jarnac, bras-dessus, bras-dessous avec la veuve noire castrophile et la mère de Mazarine. Bon ça, Coco, pour l’image.

Y a qu’à voir la photo sur le tapis des Gobelins. Le communicant de service lui a fait enlever sa cravate, c’est voulu, On a sûrement dû faire une série de prise et retenu la plus naturelle : Il sourit à la bête ; on sent le type qui regarde la poterie de Vallauris verte et mauve en forme de mérou obèse cadeau de la tante Adelaïde de Forbach ; ou bien le coq du poulailler qui a trouvé un Playmobil.

Ça ne fait rien. Ça fait toujours un sujet ; une occasion de parler de lui, de montrer sa proximité pour meubler le vide. Et ça fait toujours un jour de rempli. Il doit y en avoir encore dans les hui-cent-soixante…
Courage !